Bernard Cerf
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Bernard Cerf est un réalisateur, producteur et acteur de cinéma français, né le .
Famille
Après des études de cinéma à la faculté d’Aix-Marseille, il réalise son premier film Pourvoir ça, voir ci avec Jean-Éric Desalme. En 1991, il intègre ensuite l'INSAS en section réalisation. Il y réalise en 1993 Troubles, film sur la prostitution puis Les Crabes, long métrage inachevé avec Hervé Benhamou et David Sighicelli. En 1998 [1], il réalise un court métrage expérimental sur la violence, Les Nazis ont été vaincus par les armes, non par la raison, avec la comédienne Claude Rambaut. L'année suivante, il adhère au Collectif Jeune Cinéma et réalise Avril 99, sur la guerre en Yougoslavie. En 2000, il commence Les résistants, long métrage avec Sonia Fleurance adaptation libre d'Albert des Capitales de Marguerite Duras qui interroge la problématique de la torture et des limites de l'engagement politique.
En 2000, il fonde avec Philippe Lebret et Laurence Rebouillon Les Productions Aléatoires. À la suite de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en 2002, il réalise Le Brame du cerf, pamphlet contre le Front national qui lui vaudra de nombreuses menaces.
À partir de 2005, Il devient directeur du Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris)[2],[3],[4],[5], tout en continuant à produire des films expérimentaux, tels que ceux de Pip Chodorov, Frédérique Devaux, Olivier Fouchard... Il réalise Solitudine avec Sonia Fleurance, puis Vers Oswieçim qui dénonce le tourisme de masse à Auschwitz.
En 2015, avec Ravachol[6],[7], il aborde une nouvelle fois la question de l'utilisation de la violence en politique en mélangeant fiction et documentaire avec Pierre Merejkowsky, Dominique Coquard, Ghislain de Fonclare, Jean-Marc Rouillan, fondateur d'Action Directe, et Yves Peirat, membre des FTP Franc Tireur Partisan.
À côté des productions commerciales et du cinéma d'auteur classique, il produit et défend un cinéma « différent »[8], engagé, parfois radical et libéré des règles de l'écrit[9]. Il revendique une liberté totale du cinéaste au prix d'une absence de réussite économique et même de reconnaissance intellectuelle[10]. Il pointe aussi les difficultés qu'a la presse à propos du cinéma expérimental[11]. La Cinémathèque française consacre à son travail une séance dans le cycle cinéma d'Avant Garde « La décision argentique, faste humaniste des années 2000 » en [12].
Bernard Cerf est le frère de Dominique Cerf, artiste marseillaise.
Prises de positions politiques
Bernard Cerf se situe comme un opposant au Front National.