Bernard Haller

acteur de théâtre et de cinéma, chanteur From Wikipedia, the free encyclopedia

Bernard Haller est un humoriste et acteur suisse, né le Genève, et mort dans cette même ville, le [1],[2].

Nationalité Suisse
Décès (à 75 ans)
Genève
Profession Acteur, humoriste
Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Bernard Haller
Description de cette image, également commentée ci-après
Bernard Haller en 1958 (Studio Harcourt)
Naissance
Genève
Nationalité Suisse
Décès (à 75 ans)
Genève
Profession Acteur, humoriste
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Biographie

Vue de la sepulture

Bernard Haller reçoit des cours de diction à sept ans par une tante professeur d'art dramatique[2]. Il entame des études de droit et de vétérinaire avant de s'orienter vers le théâtre. Il débute au cabaret Chez Gilles à Lausanne, puis vient à Paris en 1955 dans l'espoir de devenir comédien. Mais « J'ai été chauve très tôt et ça m'a empêché d'être un jeune premier. Je me suis réfugié dans le cabaret[3]. »

Il débute au cabaret de l'Écluse, se produit au Théâtre de la Vieille-Grille, puis joue dans la compagnie de Jacques Fabbri. Comme présentateur, Bernard Haller participe à la première tournée de Sheila nommée La Tournée du siècle, fin 1963 début 1964, où figuraient, en première partie, le groupe Les Surfs et Frank Alamo. Il participe à la série d'animation Le Manège enchanté, où il fait la voix du chien Pollux.

En 1971, alors qu'Haller songe à abandonner, Pierre Fresnay, qui dirige le théâtre de la Michodière, le remarque et, passionné par leur conversation, en oublie son rendez-vous avec sa femme, Yvonne Printemps.

En 1972 il est lauréat du prix du Brigadier, enchaîne les tournages et se fait un nom en spectacle solo. 160 000 spectateurs de 95 villes l'applaudissent durant sa première tournée. Viennent des succès : Et alors ?, Un certain rire incertain, Salmigondivers, Vis-à-vie, en 1982 à Bobino en utilisant souvent des sketchs à base d'allitérations, comme Coco le concasseur de cacao et du célèbre sketch[4] le Concertiste, où un pianiste déprimé et minable monologue pendant qu'il exécute Beethoven.

Dans les années 70, il accède à une notoriété qui s'effritera la décennie suivante.

Au théâtre, il s'illustre avec Fregoli de Jérôme Savary au palais de Chaillot en 1991, ou Volpone en 2001, au cinéma avec Je sais rien, mais je dirai tout, Signé Furax, Max mon amour, Bonjour l'angoisse, Coup de jeune, La Soif de l'or, à la télévision dans Maigret, Nestor Burma, etc. Il continue le doublage, et fait la voix de Ran Tan Plan le célèbre chien des aventures de Lucky Luke.

À partir des années 1980, au cinéma et à la télévision, ses rôles sont secondaires.

Grand fumeur, atteint de graves problèmes pulmonaires, il a choisi de partir : « Il suffit d'une piqûre et de trois ou quatre secondes », avait-il dit à son ami Jean-Claude Carrière trois semaines avant l'acte médical décisif[5]. Bernard Haller meurt le .

Dans un de ses sketchs il annonce son décès ainsi : « Mort d'Haller : merde alors[6] ! »

Bernard Haller par Jean Arcelin.

Il venait de sortir un DVD récapitulant son œuvre. Il repose à Chêne-Bougeries (Suisse)[7].

Filmographie

Acteur

Longs métrages

Courts métrages

Doublage

Cinéma
Télévision

Télévision

Scénariste

  • 1981 : Le Bouffon (TV)
  • 1982 : L'Accompagnateur (TV)

Théâtre

Publications

  • Dits et inédits, aux éditions Stock.
  • Le visage parle, aux éditions Balland. 1988.

Distinctions

Récompenses

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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