Bernard Morin

mathématicien français From Wikipedia, the free encyclopedia

Bernard Morin est un mathématicien français né le à Shanghai et mort le dans le 14e arrondissement de Paris[1],[2], spécialiste de la géométrie. Il est notamment connu pour son travail sur le retournement de la sphère.

Naissance
Nom de naissance
Bernard Carlo Gabriel MorinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Bernard Morin
Biographie
Naissance
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Nom de naissance
Bernard Carlo Gabriel MorinVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Jeunesse

Il devient aveugle à l'âge de six ans à cause d'un glaucome. Il garde trois souvenirs visuels de son enfance : un kaléidoscope, une peinture de paysage et une fleur de bambou qu'on avait déposée dans sa main. Son père l'oriente vers les lettres : il entre en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand, puis à l'ENS Ulm, mais échoue à l'écrit de l'agrégation. Il s'oriente ensuite vers les mathématiques, sous l'impulsion d'Henri Cartan[3].

Travaux mathématiques

Il réalise sa thèse sous la direction de d'Henri Cartan[3], et collabore avec René Thom[4].

Il est membre du groupe qui a le premier montré[5] le retournement de la sphère, c'est-à-dire l'homotopie qui commence avec une sphère et se termine avec la même sphère retournée (faces interne et externe échangées). Il fabrique des modèles en argile pour expliquer sa procédure[4],[6]. Il découvre la surface de Morin, qui est une étape pour le retournement de la sphère, qu'il utilise pour trouver une borne inférieure au nombre d'étapes nécessaires pour retourner la sphère.

Il découvre la première paramétrisation de la surface de Boy en 1978.

Son étudiant de thèse François Apéry découvre plus tard (en 1986) une autre paramétrisation de la surface de Boy, qui est conforme à la méthode générale de paramétrisation de surfaces non orientables[7].

Morin a travaillé à l’Institute for Advanced Study à Princeton. Il passe la plus grande partie de sa carrière à l'université de Strasbourg.

Vie privée

Il est catholique, proche de l'abbé de Nantes et de sa mouvance traditionaliste. À la fin de sa vie, Morin retourne vers la littérature et la philosophie, notamment les travaux d'Heidegger qu'il étudie à travers les écrits de Jean Beaufret. Il meurt d'une infection pulmonaire[3].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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