Bernard Notin

universitaire et négationniste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Bernard Notin, né en , est un universitaire et négationniste français d'extrême droite.

Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Bernard Notin
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Université autonome de Guadalajara (en) (depuis )
Université Jean-Moulin-Lyon-III (jusqu'en )
Université Bordeaux-I
Université de La RéunionVoir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Membre de
Directeurs de thèse
Jeanne-Marie Parly (d), Jacques GarelloVoir et modifier les données sur Wikidata
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Il est principalement connu pour avoir suscité une vive polémique avec la publication d'un article négationniste dans la revue Économie et Sociétés, en 1990.

Biographie

Formation et débuts

Né en 1950[1], Bernard Notin obtient deux doctorats ès sciences économiques (1975[2] et 1980[3]). En 1989, au commencement de l'affaire associée à son nom, il préparait l'agrégation[4].

Après avoir enseigné quatre ans durant à Bordeaux, il est nommé maître de conférences en économie à l'Institut d'administration des entreprises de l'université Lyon-III[4].

L'affaire

En , il provoque un scandale en publiant[5] un article intitulé « Le rôle des médiats [sic][a],[6],[7] dans la vassalisation nationale : omnipotence ou impuissance ? » dans le hors-série no 32 d'Économies et Sociétés sur le thème de « La France vassale », qui apparaît comme « raciste, antisémite et révisionniste »[4],[8]. Selon le rapport Rousso, rendu en 2004, il présente « une volonté délibérée de légitimer les thèses négationnistes »[9].

Il prend comme avocat Gilbert Collard[10]. En , il est interdit d'enseignement pour un an par la section disciplinaire du conseil d'administration de l'université[11],[12]. Détaché comme archiviste[13], il peut retrouver ses cours en [14], mais en est empêché par une manifestation[15]. En juin de la même année, le Conseil d'État casse la sanction qui avait été prononcée contre lui[13].

En 1994, il est muté à l'université d'Oujda[16],[17] au Maroc, mais ce projet ne prend pas forme : le directeur de l'établissement le refuse[10] et il est « interdit d'accéder à une classe, grade, rang, ou corps supérieurs pendant une durée de deux ans »[18]. Restant donc maître de conférences en titre, tout en n'enseignant plus, il s'installe en Belgique[10].

Il enseigne ensuite, à compter de 2002[19], à l'université autonome de Guadalajara[20].

Engagement et prises de position

En 1990, il est nommé membre du conseil scientifique du Front national (FN)[21]. Proche de Pierre Vial[22], il est aussi membre du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE) et du comité de rédaction de sa revue théorique, Nouvelle École[23]. Il appartient au controversé Institut d'études indo-européennes[24]. Il collabore à Nationalisme et République[25].

En 2010, il signe la pétition pour l'abrogation de la loi Gayssot et la libération de Vincent Reynouard lancée par Paul-Éric Blanrue[26].

Publications

  • La Société des non-citoyens, Ruisbroeck, L'Anneau, coll. « L'Héritage européen » (no 3), , 68 p.
  • La Pensée en uniforme : la tyrannie aux temps maastrichtiens, Ruisbroeck, L'Anneau, coll. « L'Héritage européen », .

Notes et références

Annexes

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