Bernard Schmeltz
haut fonctionnaire français
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Bernard Schmeltz, né le à Paris 15e, est un haut fonctionnaire français[1], successivement préfet de département et préfet de région.
| Préfet de la Côte-d'Or Bourgogne-Franche-Comté | |
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| Préfet de la Corse-du-Sud Corse | |
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| Préfet de l'Essonne | |
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Michel Fuzeau (d) | |
| Préfet de la Vendée | |
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| Préfet de Lot-et-Garonne | |
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| Secrétaire général de la préfecture d'Indre-et-Loire (d) | |
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| Secrétaire général de la préfecture de la Haute-Loire (d) | |
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Biographie
Famille
Bernard Schmeltz est né à Paris d'un père d'origine alsacienne, membre du Conseil d’État, et d'une mère corrézienne. Il est marié et père de deux enfants[1].
Formation
Titulaire d'une licence en sciences économiques, d'une maîtrise en droit public, d'un diplôme d'études approfondies de l’institut d'études politiques de Paris, il est diplômé de l'ENA en 1988 (Promotion « Michel de Montaigne »)[1],[2].
Carrière
Haut-fonctionnaire
En , il est promu administrateur civil de 2e classe affecté au ministère de l'Intérieur, puis nommé sous-préfet de 2e classe, chef de cabinet du préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris le suivant. Il est nommé directeur du cabinet du préfet du Finistère le , puis secrétaire général de la préfecture de la Haute-Loire le . Le , il est nommé inspecteur à l'inspection générale des finances[3].
Le , il est promu administrateur civil de 1ère classe puis nommé chef de cabinet du ministre d’État, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire le . Le , il est promu administrateur civil hors-classe.
Il est nommé sous-préfet de 1re classe, secrétaire général de la préfecture d'Indre-et-Loire le , puis promu sous-préfet hors classe le . Le , il est réintégré administrateur civil hors classe, nommé chargé de fonctions de sous-directeur du recrutement et de la formation. Le , il est reclassé administrateur civil hors classe, puis chef du service des étrangers et de la circulation transfrontière le . Il est nommé directeur des ressources humaines du ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire le .
Préfet
Il est nommé préfet de Lot-et-Garonne le , succédant à Lionel Beffre. Il défend le projet de Ligne à grande vitesse, et établit le projet de schéma départemental de coopération intercommunale, la loi prévoyant que les communes devant rassembler au moins 5 000 personnes entraînant une réduction du tiers de nombre de structures[4],[5] et doit gérer le soutien à l'entreprise des parquets Marty [6].
Puis le , il prend ses fonctions de préfet de la Vendée[7]. Il doit notamment gérer les conséquences de la tempête Xynthia et le projet controversé de port de plaisance de Bretignolles-sur-Mer, pour lequel la commission d’enquête avait délivré un avis négatif[8]. En , il rend public le plan de prévention du risque inondation (PPRI) pour les deux communes de La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon-sur-Mer frappées par la tempête Xynthia en , il a fait inclure une prévision de hausse du niveau des mers ramenée de 100 à 60 centimètres[9], mais il est cependant contesté par certains habitants devant être expropriés[10] qui lui reprochent de rester « droit dans ses bottes »[11]. En , il poursuit la présentation du PPRI à Noirmoutier-en-l'Île et déclare : « Nous n’arrivons pas droit dans nos bottes ! Pas de certitudes mais des convictions, avec un objectif : pas de pertes humaines »[12]. Quatre ans après Xynthia, les expropriations avancent, pas sans les protestations des derniers résidents[13].
Nommé préfet de l'Essonne le , il assume la création de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart [14], et il doit y gérer les dossiers de la Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge[15] de la radicalisation contre lequel il organise la formation de 3500 personnes[16] et du Plan vigipirate [17].
Préfet de région
Après l'Essonne, il est nommé, le 17 mai 2016, préfet de région de la Corse et préfet de la Corse-du-Sud. Il lance - parmi autres choses - dans le contexte du mouvement nationaliste le dicton « Il n'y a pas d'Etat colonial en Corse » [18]. Il s'oppose à la discrimination formulée par des nationalistes dans une charte pour l'emploi local[19]. À l'occasion d'une visite de Marine Le Pen du Front national, il a sous sa responsabilité les mésures de sécurité par rapport aux manifestations de séparatistes et aux contre-manifestations[20],[21],[22],[23].
Dans sa fonction de préfet de région, il est délégué de France Agrimer en Corse. Il participe activement à la lutte contre la Flavescence dorée sur l'île et il gère la crise de Xylella fastidiosa[24],[25].
Pendant son séjour, a été mise en place dans le cadre de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République le la Collectivité de Corse, une Collectivité territoriale unique[26].
Le , il est nommé préfet de région de Bourgogne-Franche-Comté et préfet de la Côte-d'Or[27]. Il commence sa mission avec le dicton «La loi n'est pas un élément de négociation» [28]. Dans cette région aussi délégué de France Agrimer, il y continue la lutte contre la Flavescence dorée[29] et il intervient pour une libération de fonds de l'État pour la Route Centre Europe Atlantique qui permet d'ouvrir cette route 6 ans plus tôt[30],[31]. Fin , après l'expulsion de 67 étrangers en quête d'asile du squat Stalingrad à Dijon, il s'explique : « ces personnes ne sont pas des délinquants, bien qu'elles soient en contradiction parfois avec les règles d'entrée sur le territoire »[32].
En , il est nommé directeur général de l'Assemblée des départements de France[33].
Récompenses et distinctions
Décorations
Officier de la Légion d'honneur, promu officier le [34]
Officier de l'ordre national du Mérite, promu officier le [36].