Bernard Sumner
musicien britannique
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Bernard Sumner, né le à Salford dans le Grand Manchester en Angleterre, est un chanteur, guitariste et musicien britannique.
| Surnom | Bernard Albrecht |
|---|---|
| Nom de naissance | Bernard Sumner |
| Naissance |
|
| Genre musical | New wave, post-punk, synthpop |
| Instruments | Guitare, clavier, mélodica, batterie |
| Années actives | Depuis 1976 |
| Labels | Factory Records |
Biographie
Bernard Sumner est né le 4 janvier 1956 à Salford, une ville située au nord-ouest de Manchester. Il porte le nom de sa mère, n'ayant pas connu son père. Il prend plus tard le nom de son beau-père, John Dickin, ou celui de Dicken avant de reprendre son nom de naissance[1]. Il se fait aussi surnommer Bernard Albrecht lors de ses débuts avec Joy Division, en rapport avec l'écrivain allemand Bertolt Brecht. Il est élevé en partie par ses grands-parents, sa mère étant atteinte de paralysie cérébrale[2],[1].
Bernard Sumner débute comme membre du groupe Joy Division (à la guitare) puis, à la mort du chanteur Ian Curtis, il forme un autre groupe, New Order, avec les deux autres membres survivants Peter Hook (à la basse) et Stephen Morris (à la batterie), ainsi que la fiancée de ce dernier, Gillian Gilbert (au clavier). Le groupe est dissous en 2007 puis reformé en 2011, sans Peter Hook.
Avec Johnny Marr, l'ex-guitariste du groupe The Smiths, il crée le groupe Electronic, projet alternatif à New Order mené entre 1991 et 1999.
Bernard Sumner remonte ensuite un groupe nommé Bad Lieutenant, avec Phil Cunningham et Jake Evans, qui se veut dans la continuité du style de New Order. Leur premier album, Never Cry Another Tear, est sorti le .
Il a également assuré la production de plusieurs artistes du label mancunien Factory Records, notamment les Happy Mondays, Section 25, 808 State ou Quando Quango[3]. En 1999 il collabore avec les Chemical Brothers, sur la chanson Out of Control (album Surrender)[4].
Engagements sociaux
Bernard Sumner a plusieurs fois pris la parole publiquement sur le sujet de la santé mentale, suite au suicide en 1979 de Ian Curtis, son ancien ami et membre du groupe Joy Division. Il a notamment critiqué le manque de financement pour les services d'aide à la santé mentale au NHS[5],[6], et participé à une réunion sur le sujet à la Chambre des communes britannique en 2022, aux côtés de Stephen Morris[7].
En 1995, il a également participé à un programme télévisé de la BBC2 intitulé Prozac Diary, visant à tester l'apport de l'antidépresseur Prozac sur l'écriture créative de quelques artistes britanniques[8],[9]. Bernard Sumner dit avoir voulu participer à ce test en raison de ses propres tendances dépressives (« I can be a bit moody - things do get on top of me sometimes » en anglais). Il a exprimé certaines réserves sur l'émission et le test, même s'il a reconnu que le médicament lui avait rendu la vie plus facile, et lui a inspiré l'écriture de la chanson A New Religion, face B du single Forbidden City de Electronic sorti en 1996[10],[11].
Au cinéma
Bernard Sumner apparait dans le film 24 Hour Party People (2002) consacré au label Factory Records, interprété par l'acteur anglais John Simm[12]. Il apparait également dans le film Control (2007) consacré à Ian Curtis, interprété par James Anthony Pearson[13].
A propos de Control, Bernard Sumner a déclaré en 2007 au magazine Les Inrocks avoir été « très anxieux » avant de découvrir le film, en raison de la mémoire traumatisante du suicide de Ian Curtis, mais avoir finalement apprécié celui-ci, jugé « très émouvant et empreint d’une réelle exactitude, fondée sur une foule de documents »[14].