Bertha Palmer

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Décès
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OspreyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Bertha Matilde HonoréVoir et modifier les données sur Wikidata
Bertha Palmer
Portrait de Bertha Palmer par Anders Zorn, 1893. Réalisé pour la World's Columbian Exposition.
Biographie
Naissance
Décès
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OspreyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Bertha Matilde HonoréVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Georgetown Visitation Preparatory School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Henry Honoré (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Elizabeth Carr (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Ida Marie Honoré (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Potter Palmer (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Potter Palmer Jr. (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vue de la sépulture.

Bertha Palmer, née Bertha Matilde Honoré, ( à Louisville à Osprey) est une femme d'affaires, philanthrope, mécène et collectionneuse d'art américaine.

Bertha Palmer est issue d'une famille d'origine française. Son arrière-grand-père, Jean Antoine Honoré (1758-1843), possédait la première ligne de bateaux à vapeur reliant Louisville à La Nouvelle-Orléans. Son père Henry Hamilton Honoré (1824-1916) est un riche promoteur immobilier. Alors que Bertha est âgée de six ans, sa famille s'installe à Chicago. Elle fréquente les meilleures écoles de Chicago puis la Georgetown Visitation Preparatory School (en) de Washington. Elle n'a que treize ans lorsqu'elle rencontre dans la maison de ses parents Potter Palmer, un riche commerçant qui deviendra son mari.

Potter Palmer

La Palmer House en 1903.

Potter Palmer, venant de New York, s'était installé à Chicago en 1852. Il fonde la société P. Palmer & Co. Dry Goods, qui devient rapidement un commerce réputé dans le domaine de l'habillement, pour dames en particulier. En 1865, il commence par acheter une propriété sur State Street, qu'il transforme en un nouveau magasin. Son exemple est suivi par d'autres commerçants à qui Potter Palmer vend des terrains pour un bon prix. À la fin des années 1860, il vend son magasin à son associé Marshall Field et se concentre sur le marché immobilier, où il fait fortune.

En 1870, alors âgée de vingt-et-un ans, Bertha Honoré épouse Potter Palmer, qui a quarante-quatre ans. Comme cadeau de mariage, Poter Palmer offre à son épouse la Palmer House, un hôtel, à l'angle des rues State et Monroe. Le bâtiment est inauguré le , mais il brûle juste treize jours après, le , lors du grand incendie de Chicago. Palmer la fait immédiatement reconstruire sur les plans de l'architecte John Mills van Osdel. Le nouvel hôtel comporte sept étages, des chambres immenses, un décor luxueux et un restaurant gastronomique[1].

Après son mariage, Bertha Palmer s'élève au sein de la « bonne société » de Chicago. Le journaliste et écrivain Ernest Poole écrira à son sujet : « Elle était belle, fringante, vive et intelligente, et plus que cela, elle était sûre d'elle-même »[2]. En 1874, elle donne naissance à leur premier fils, Honoré, puis en 1875, à leur second Potter Palmer II.

Féministe

Elle fait partie des premiers membres du Chicago Woman's Club, qui fait partie de la General Federation of Women's Clubs ; ce groupe réunit des femmes désireuses de débattre des problèmes sociaux et de présenter des solutions pour les résoudre. Elles fondent et soutiennent des kindergartens, jusqu'à ce qu'ils soient finalement intégrés au système scolaire, puis font campagne pour un lait bon marché destiné aux enfants pauvres et pour de meilleures conditions d'accueil des enfants dont les mères sont en prison.

En 1891, Bertha Palmer est élue présidente du Board of Lady Managers (Conseil de direction des dames), en vue de l'Exposition universelle de 1893 (World's Columbian Exposition) de Chicago et du Congrès mondial des organisations représentatives des femmes (World's Congress of Representative Women) qui doit s'y tenir. Le conseil des dames est censé n'être qu'une institution honoraire et on a confié le design à l'architecte Sophia Hayden, mais Bertha use de son influence pour étendre le rôle de l'architecte et pour promouvoir les réalisations des femmes à l'intérieur de l'exposition. Elle travaille ainsi avec la conservatrice Sarah Tyson Hallowell, qui identifie Mary Fairchild et Mary Cassatt[3]. Les dames du conseil exigent que soit créé un pavillon des femmes, remplit d'exemples d'œuvres accomplies par des femmes et veillent à ce que chaque pavillon des États présentent une exposition sur ce thème.

Impressionnisme

Acrobates au cirque Fernando, par Auguste Renoir en 1879.

Dans le cadre de son mandat de présidente du conseil des dames, Bertha Palmer se rend en Europe pour y promouvoir l'exposition. Sur place, elle se passionne pour l'impressionnisme et commence une collection de peintures — lorsqu'elle rentre à Chicago, deux ans plus tard, elle possède vingt-neuf Monet et onze Renoir. La plupart d'entre eux forment le cœur de la collection des impressionniste de l'Art Institute of Chicago, comme le fameux Acrobates au cirque Fernando[4].

"Meules" (1890-91) de Claude Monet (W1273), est resté dans la collection personnelle de Bertha Palmer.

Le tableau Meules, une toile de 72,7 centimètres sur 92,6 de la série des « Meules » (W 1273[5]), peinte par Monet durant l’hiver 1890-1891 à Giverny, vendu aux enchères en 2019 pour plus de 100 millions de dollars, un record pour une toile impressionniste, est un des rares tableaux impressionnistes que Bertha Palmer n'a pas légué au musée de Chicago mais gardé dans sa collection personnelle. Elle l'a acheté, revendu, puis racheté en 1892 à Durand-Ruel, puis légué à ses descendants[6]. Il a été vendu à un collectionneur new yorkais en 1960 puis acquis en 1986 par un autre collectionneur américain chez Christie's pour la somme de 2,53 millions de dollars[7]. Il a été acquis par le musée Barberini de Potsdam[8] le 14 mai 2019 à New York chez Sotheby’s pour 110,7 millions de dollars (environ 98,7 millions d’euros)[9].

Veuve

Après la mort de son mari en 1902, elle est souvent à Paris et à Londres, où elle entretient plusieurs propriétés. Elle est une amie proche du roi Édouard VII[10] et les journaux se plaisent à spéculer sur son remariage. Parmi les prétendants, les articles parlent du duc d'Atholl, du prince Albert Ier de Monaco ou encore du roi Pierre Ier de Serbie. Toutes ces rumeurs se révèlent infondées, car Bertha ne se remarie pas. Elle voyage beaucoup et avec son fils Potter II ; elle prend ainsi part au voyage inaugural du RMS Lusitania[11].

La Floride

Notes et références

Annexes

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