Bertrand Sciboz
plongeur sous-marin, ingénieur et expert maritime français
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Bertrand Sciboz, né le , originaire de Saint-Vaast-la-Hougue (Manche)[1], est un plongeur sous-marin français spécialisé dans la recherche et le renflouement[2],[3] d'épaves[4]. Il est aujourd’hui l'un des derniers chasseurs d'épaves[5] français[6].
Biographie
Bertrand Sciboz a créé à la fin des années 2000 une base de données d'épaves sous-marines des eaux européennes[7], et a par la suite effectué plusieurs missions de recherches d'épaves[8] et de trésors à l'étranger avec les chasseurs de trésors Robert Sténuit et Teddy Tucker[9].
Au même moment, il intervient pour la société allemande "Deep Sea Exploration"[10]sur la recherche du Merchant Royal, le plus grand trésor sous-marin de la Manche, contenu dans une épave[11],[12].
Bertrand Sciboz est intervenu pour diverses recherches sous-marines et a découvert 1 600 mines de la Seconde Guerre mondiale dans le lagon de Nouméa en Nouvelle-Calédonie. C'est à la suite de cette mission qu'il s'intéresse aux navires de transport de nickel coulés en Europe dont le « Eugène Pergeline » au large du Fastnet en Irlande, et le « Barsac » en baie de Seine[13].
Il collabore avec le photographe sous-marin Brian Skerry et le National Geographic[14],[15] et participe dans les épisodes de la série Deep Sea Detectives réalisées par History Channel. Il crée également pour France Bleu les "chroniques sous-marines" dans les années 2000.
En 2001, l'US Navy et le Dr Robert Neyland du Naval Historical Center qui font appel à lui pour effectuer le premier inventaire des épaves du débarquement réalisé depuis la guerre[8].
Il est considéré comme le spécialiste des épaves du débarquement[16],[17],[18],[19] de juin 1944 sur les côtes normandes[20], mais également comme un des spécialistes mondiaux de la recherche et le renflouement des épaves sous-marines[21],[22], notamment des navires de pêche[23],[24] qui sombrent chaque année sur les côtes françaises, à travers son entreprise CERES[25],[26]. Il a pour cela développé plusieurs techniques issues du monde de la chasse aux épaves à valeurs[27],[28]. Ainsi, il parvient à remonter le cotre Marie Madeleine en septembre 2015[2],[29].
Il traque les épaves sous-marines de la Manche à l'aide de ses navires de recherche "Ceres I" et "Ceres II"[30].
Il devient expert judiciaire près la cour d'appel de Caen en 2005, puis ingénieur professionnel à l'association Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), et reçoit l'ordre du mérite maritime[31] des mains de l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées en 2012[32]. Bertrand Sciboz est ancien auditeur de l'Institut des hautes études de Défense nationale et fut membre du Haut comité français pour la Défense civile[33].
En 2014, il s'associe avec un plongeur belge pour monter le projet "Expédition Vendémiaire" dont le but est la recherche du sous-marin Vendémiaire perdu dans la Manche en 1912[34],[35],[36],[37].
En Juin 2025, Bertrand Sciboz est mandaté par les autorités insulaires et la collectivité territoriale de St Pierre et Miquelon[38] pour identifier en urgence l'épave du chalutier Ravenel[39],[40],[41], puis à la demande des autorités insulaires Bertrand Sciboz réalise un documentaire sous-marin sur la découverte[42]., il prend alors contact avec le pêcheur à l'origine de la découvert Karl Beaupertuis[43] et la mission est très rapidement couronnée de succès[41].
Vie privée
Il est le père de Marie Sciboz, officier de marine marchande[44] et hydrographe[45] qui reprend sa société en 2021[46],[47] et effectue, avec son équipe, des relevés océanographiques et bathymétriques à travers le monde[48] ainsi que le classement Green Marine Europe des navires de commerce[49].
Décorations
Chevalier de l'ordre du Mérite maritime (3 janvier 2012)[31]
Ouvrages
- Épaves des côtes de France - Ouest France 2000 - (ISBN 2737326087)