Beto Nervio contre le pouvoir des ténèbres

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Titre original Beto Nervio contra el poder de las tinieblas
Réalisation Miguel Bejo (es)
Scénario Miguel Bejo
Jorge Hayes
Román García Azcárate
Edgardo Cozarinsky
Acteurs principaux Jorge Hayes
Román García Azcárate
Beto Nervio contre le pouvoir des ténèbres
Titre original Beto Nervio contra el poder de las tinieblas
Réalisation Miguel Bejo (es)
Scénario Miguel Bejo
Jorge Hayes
Román García Azcárate
Edgardo Cozarinsky
Acteurs principaux Jorge Hayes
Román García Azcárate
Sociétés de production Volker Schlöndorff
Pays de production Drapeau de l'Argentine Argentine
Drapeau de la France France
Genre film policier fantastique
Durée 102 minutes
Sortie 1981

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Beto Nervio contre le pouvoir des ténèbres (Beto Nervio contra el poder de las tinieblas) est un film policier fantastique franco-argentin réalisé par Miguel Bejo (es) et sorti en 1981.

Le film est inspiré du personnage de bande dessinée Vito Nervio, créé par Mirco Repetto dans la revue argentine Patoruzú (es), qui a ensuite également été dessiné par Leonardo Wadel (es) et Alberto Breccia. Ses acteurs principaux sont Jorge Hayes, Román García Azcárate et Rubén Szuchmacher. Il a également été intitulé Nervio super-super y la noche negra del mundo (litt. « Nervio super-super et la nuit noire du monde »), Beto Nervio contra las fuerzas del mal (litt. « Beto Nervio contre les forces du mal »).

Le film a été présenté aux festivals de Locarno, Rotterdam, Mannheim et Cannes en 1981, ainsi qu'à ceux de Benalmádena et Amiens en 1982. Il a également été projeté lors du Festival du film de Mar del Plata 2003.

Le protagoniste est un détective de bande dessinée engagé à Subterra, un pays fantastique, par un couple pour enquêter sur une série de meurtres. Pour cela, il se rend avec Mark Dent, alias Super-Super, à Expovaca, une méga-exposition internationale organisée par les dirigeants pour distraire le peuple.

Fiche technique

Distribution

Production

Entre 1970 et 1974 environ, un petit groupe d'amis, composés d'Edgardo Cozarinsky, Rafael Filippelli, Hugo Gil, Bebe Kamin, Edgardo Kleinman, Néstor Lescovich et Julio Ludueña, décident de s'associer pour faire du cinéma « autrement » dans une société appelée Underground. À cette époque, Bejo répétait une phrase de Filippelli à propos des films qu'ils aimaient : « Si c'est ça le cinéma, alors ce que nous faisons doit être autre chose », et il ajoutait

« Hay tantas cosas en las que creíamos y que están definitivamente enterradas que me faltan las referencias para situar (sus) películas –y otras de mis amigos de entonces– como tales. Pero, en fin, esos objetos están fotografiados en una gelatina de bromuro de plata sobre un soporte de celuloide que pasa la velocidad de 24 imágenes por segundo en un proyector: entonces, digamos que son películas cinematográficas. Por el resto, confieso que desde hoy y aquí me cuesta hablar de aquella época sin preguntarme si no habré imaginado todo aquello. »

 Miguel Bejo[4]

« Il y a tellement de choses auxquelles nous croyions et qui sont définitivement enterrées que je manque de références pour situer (ses) films – et ceux de mes amis de l'époque – en tant que tels. Mais bon, ces objets sont photographiés dans une gélatine au bromure d'argent sur un support en celluloïd qui passe à une vitesse de 24 images par seconde dans un projecteur : alors, disons que ce sont des films cinématographiques. Pour le reste, j'avoue qu'à partir d'aujourd'hui et ici, j'ai du mal à parler de cette époque sans me demander si je n'ai pas tout imaginé. »

Au Festival de Mannheim de 1972, la ressemblance physique d'un des membres du jury avec Clark Kent, le personnage de Superman, a éveillé chez Bejo l'intérêt de réaliser un film lié au monde de la bande dessinée, dans lequel il admirait particulièrement Guy l'Éclair d'Alex Raymond et Vito Nervio de Breccia. C'est ainsi que Bejo a conçu l'idée de son deuxième long métrage, Beto Nervio contre le pouvoir des ténèbres, qu'il a tourné entre et . Il a ensuite pris le négatif et s'est installé à Paris, en France, grâce au producteur allemand Volker Schlöndorff qui, avec Anatole Dauman, lui a obtenu la salle de montage appartenant à Chris Marker et à la monteuse Christine Aya afin qu'il puisse terminer Beto Nervio, un film qu'il considérait comme inclassable car ce n'était pas un pamphlet politique, ce n'était pas beau et il n'y avait pas de vedettes, c'était fait « à la force du poignet »[4].

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Notes et références

Liens externes

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