Elle étudie le droit à l'université nationale Jorge Basadre à Tacna. Durant ses études, elle est à plusieurs reprises membres de conseils ou d'assemblées universitaires[1].
Elle obtient son diplôme d'avocate en 2016 et fait des études de master en droit constitutionnel à l'université José Carlos Mariátegui[2].
Elle est conseillère et assistante au Congrès pendant cinq ans et avocate au gouvernement régional de Tacna en 2020[1].
Parcours politique
Betssy Chávez indique que son intérêt pour la politique est né du travail de son père, en tant que chef des familles qui se sont installées dans le cône nord de Tacna.
Lors des élections législatives de 2021, elle est élue membre du Congrès dans la circonscription de Tacna, pour le parti Pérou libre avec 8 472 voix[3]. Elle indique que son principal défi est la lutte contre la corruption, et présentera un projet de loi pour réformer les ministères.
Au sein du groupe parlementaire de Pérou libre, elle est connue comme l'une des parlementaires adoptant des positions modérées, provoquant des débats lors de sa nomination. Deux jours après celle-ci, elle affirme qu'elle se réjouit des divergences et du dialogue au sein du parti[4].
Le , elle décide de rejoindre le groupe parlementaire de Pérou démocratique, tout en restant lié au parti Pérou libre.
En , des médias révèlent que la ministre a autorisé une grève des contrôleurs aériens, ce qui a provoqué l'annulation de vols intérieurs et internationaux à l'occasion de la semaine sainte. Le , le Congrès, contrôlé par l'opposition de droite, présente une motion de censure contre elle, pour «incapacité à gérer et négligence dans l'action de son ministère». La motion est approuvée le par 71 voix[6].
Elle devient ministre de la Culture le . Après la démission d'Aníbal Torres, elle est nommée présidente du Conseil des ministres par le président Castillo le [7]. Elle démissionne le suivant, à la suite de la tentative d'auto-coup d'État de Pedro Castillo[8].
Malgré sa démission, elle est ensuite poursuivie par le Parlement, qui l'accuse de rébellion et de conspiration au même titre que le président déchu[9]. Après avoir quitté son siège de députée, elle est arrêtée par la police le et placée en détention préventive sur décision de la Cour suprême de justice dans le cadre de poursuites pour crime de rébellion et de conspiration contre l'État[10]. En , la justice examine son recours contre sa détention mais confirme celle-ci[11].
Le procès de Pedro Castillo, Bettsy Chávez et d'autres personnes impliquées dans la tentative de coup d'État de s'ouvre en [12]. En septembre suivant, elle est cependant libérée sur ordre du Tribunal constitutionnel[13].
Elle rejoint le parti Tout avec le peuple et annonce son intention de se présenter aux élections générales de 2026[14]. Le suivant, sur sa demande, elle obtient l'asile politique à l'ambassade du Mexique, où elle s'est réfugiée, ce qui entraîne la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays[15].
Elle est condamnée le à onze ans de prison pour «conspiration en vue d’une rébellion», le parquet péruvien estimant que la dissolution du Parlement en dehors de tout cadre constitutionnel constituait une rupture de l’ordre démocratique. Pedro Castillo est condamné à la même peine[16].
↑«Au Pérou, deux anciens présidents rejoignent la liste des ex-chefs d’Etat condamnés à de la prison dans ce pays», Le Monde, (lire en ligne, consulté le )