Biais cognitif chez les animaux

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Un biais cognitif chez l'animal est un phénomène de déviation du jugement dans les inférences avec d'autres animaux ou situations par l'effet d'informations ou d'états émotionnels non pertinents[1]. On dit parfois que les animaux créent leur propre "réalité sociale subjective" à partir de leur perception de l'input[2]. Chez l'homme, par exemple, un biais optimiste ou pessimiste peut affecter la réponse à la question "Le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein ?"

Afin d'explorer ses biais cognitifs, on pourrait entraîner un animal à s'attendre à ce qu'un événement positif suive un stimulus et qu'un événement négatif suive un autre stimulus. Par exemple, dans de nombreux essais, si l'animal appuie sur le levier A après une tonalité de 20 Hz, on obtient un aliment très désiré, mais une pression sur le levier B après 10 Hz donne une nourriture fade. L'animal se voit alors proposer les deux leviers après un stimulus test intermédiaire, par exemple 15 Hz. L'hypothèse est que « l'humeur » de l'animal va biaiser le choix des leviers après le stimulus-test ; s'il est positif, il aura tendance à choisir le levier A, s'il est négatif, il aura tendance à choisir le levier B. L'hypothèse est testée en manipulant des facteurs susceptibles d'affecter l'humeur - par exemple, le type de logement dans lequel l'animal est gardé[3].

Des biais cognitifs ont été mis en évidence dans un large éventail d'espèces, notamment les rats, les chiens, les macaques rhésus, les moutons, les poussins, les étourneaux et les abeilles[4],[5].

Références

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