Bibliothèque Maisonneuve
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| Bibliothèque Maisonneuve | |
Vue de la bibliothèque. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Coordonnées | 45° 33′ 02,7″ nord, 73° 32′ 28,2″ ouest |
| Pays | |
| Ville | Montréal |
| Adresse | 4120 rue Ontario Est |
| Fondation | 1981 |
| Informations | |
| Site web | https://montreal.ca/lieux/bibliotheque-maisonneuve |
| modifier |
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La bibliothèque Maisonneuve est située dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Elle fait partie du réseau de bibliothèques publiques de la ville de Montréal.
La bibliothèque Maisonneuve est une bibliothèque publique qui offre, par définition, un accès gratuit à ses ressources à tous les résidents de sa ville[1]. Elle est l’une des 45 bibliothèques du réseau de bibliothèques publiques de Montréal qui s’étend dans 19 arrondissements de la ville. Elle est située dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve avec les bibliothèques Hochelaga, Langelier et Mercier[2].
Histoire

Au début du XXe siècle, la ville de Maisonneuve entame un projet d’aménagement dans le but de transformer la ville en centre industriel[3]. Québec donne l’autorisation au maire Alexandre Michaud d’octroyer 25 000 piastres pour le réaménagement de l'hôtel de ville et du laboratoire bactériologique municipal ainsi que la création d’une bibliothèque municipale[4]. Sous la direction de l’ingénieur municipal Marius Dufresne, l’édifice qui abrite aujourd’hui la bibliothèque Maisonneuve est construit entre les années 1910 et 1912 dans le but d’y loger l’hôtel de ville[3],[4]. Il est conçu par l’architecte Joseph-Cajetan Dufort, aussi reconnu pour la création du théâtre Séville et du théâtre Corona[5], inspiré du mouvement des Beaux-Arts[3]. En 1912, la ville inaugure conjointement l’avenue Morgan et l’hôtel de ville dont la construction coûte 3,4 fois plus cher que prévu[6]. Le projet engendre aussi la création du marché public, l’édifice du bain public et du gymnase de l’avenue Morgan et de la caserne Letourneux[3]. Bien que le projet inclut aussi la création d’une bibliothèque située où se trouve le parc Maisonneuve, ce dernier n’aboutit jamais[6]. Ces constructions et aménagements urbains appauvrissent les finances de la ville qui est par conséquent annexée à la ville de Montréal en 1918[3].
En 1926, à la suite de cette annexion, le bâtiment est réaffecté pour y accueillir l’Institut du radium de l’Université de Montréal, fondé en 1922 par le docteur Joseph Ernest Gendreau[7]. Avec une trentaine de lits aménagés, l’Institut se consacre aux traitements contre le cancer[8]. C’est l’endroit où Mary Travers, connue sous le nom de La Bolduc, a été hospitalisée et est décédée en 1941[9],[10]. En 2018, l’artiste Laurent Gascon crée une œuvre murale représentant le visage de La Bolduc sur le mur extérieur ouest de la Maison de la culture Maisonneuve qui fait face à la bibliothèque Maisonneuve[11]. En 1967, l’Institut du radium ferme ses portes puisque cet élément n’est plus utilisé pour traiter le cancer[7].
En 1981, environ 60 ans après la mention du déploiement d’une bibliothèque dans le quartier, l’édifice de l’ancien hôtel de ville est réaménagé pour y accueillir la Maison de la culture Maisonneuve, la première maison de la culture de Montréal qui incluait alors de facto une bibliothèque publique[10],[12]. La création de la bibliothèque Maisonneuve s’inscrit dans l’élan de déploiements de succursales pour la Bibliothèque de la ville de Montréal dans les années 80 sous le conservateur de celle-ci, Jacques Panneton[13]. En 2005, la Maison de la culture quitte l’édifice et s’installe dans l’ancienne caserne de pompiers inaugurée en 1907 dans la foulée de l’érection de bâtiments pour la ville de Maisonneuve[14].
En 2021, la ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy annonce un avis d’intention de classement pour le site de l’Ancienne-Cité-de-Maisonneuve, comprenant l’édifice de la bibliothèque Maisonneuve[15]. Elle figure au Répertoire du patrimoine culturel du Québec comme un site patrimonial qui comporte une valeur historique, architecturale, artistique, urbanistique et paysagère[3].
