Bibliothèque nationale des Îles Salomon

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VilleHoniara
AdresseP.O. Box 165, Honiara, Solomon Islands
Bibliothèque nationale des Îles Salomon
Présentation
Coordonnées 9° 26′ 11,9″ sud, 159° 57′ 52,1″ est
Pays Îles Salomon
Ville Honiara
Adresse P.O. Box 165, Honiara, Solomon Islands
Fondation
Informations
Site web https://library33.wixsite.com/national-library-si
Nombre de livres 15'000 livres : Collection générale de référence : 5'000 livres ; Solomon Islands Collection : 10'000 livres ;
Collections Collection générale de référence

Solomon Islands Collection (SIC) : Livres, rapports, statistiques, ainsi qu'un ensemble de thèses et de dissertations soit traitant des Îles Salomon soit écrites par les citoyens des Îles Salomon.

Géolocalisation sur la carte : Honiara
Bibliothèque nationale des Îles Salomon

La Bibliothèque nationale des Îles Salomon (Anglais : National Library of Solomon Islands), parfois Bibliothèque publique des Îles Salomon (Anglais : Solomon Islands Public Library), a été fondée le [1] et se trouve à Honiara, la capitale des Îles Salomon[2],[3]. Son ouverture a lieu le . L'ensemble de ses activités ont généralement lieu sous la supervision du Ministère de la Jeunesse et des Affaires culturelles[4].

En 2015, la collection de la bibliothèque contenait 15 000 documents, soit 5 000 ouvrages généraux de référence et 10 000 ouvrages préservés au sein de la collection nationale[5].

La visée principale de la Bibliothèque lors de sa fondation était la réorganisation des services bibliothécaires existant à ce moment, et d'étendre les services d'accès à la lecture à l'ensemble de la nation[2],[3].

En 2014, la Bibliothèque nationale des Îles Salomon a défini comme visée principale la promotion des objectifs suivant[6] :

  • Offrir l'opportunité à tous les Salomonais et au Grand Public l'accès à du matériel de lecture dans un but de développement individuel et de récréation ;
  • Promouvoir la littératie, encourager la lecture et la dissémination de l'information et des idées par l'établissement de bibliothèques publiques, d'un service de bibliothèque mobile, et des services bibliothécaires provinciaux et communautaires ;
  • Fournir des services bibliothécaires au Parlement, aux Départements gouvernementaux, aux autorités, et aux institutions (incluant les écoles et les bibliothèques qui en font la demande) ;
  • Coordonner sous l'égide des services bibliothécaires nationaux les procédures professionnelles à l'égard des bibliothèques qui sont membres de ce service au sein des Îles Salomon ;
  • Conseiller, coordonner, et rationaliser les ressources et les services des bibliothèques des départements gouvernementaux ;
  • Maintenir, développer, et préserver une collection nationale des ressources bibliothécaires, incluant une collection exhaustive des ressources bibliothécaires se rapportant aux Îles Salomon et son peuple ;
  • Déterminer les standards de formation du personnel bibliothécaire.

National Library Service Advisory Board (NLSAB)

Les activités de la Bibliothèque sont sujettes aux recommandation d'un conseil (NLSAB) composé d'un Président et de six autres membres[7]. Le secrétaire de ce conseil est un Officier du Service de Bibliothèque Nationale. Le Président et le secrétaire du Conseil doivent être un membre ex Officio du Comité Exécutif. Ce comité est nommé lors de la première rencontre du Conseil et est chargé de nommer l'ensemble des membres des autres Comités dans l'intention d'accomplir toute responsabilité liées aux aspects principaux de leurs fonctions recommandées[8].

Le Conseil est chargé d'offrir des recommandations au ministère visant les opérations et le développement du Service de Bibliothèque Nationale. Ces recommandations peuvent porter sur les politiques du Service et tous autres thèmes liés. Aussi, le Conseil peut offrir des recommandations visant l'utilisation de son fond sur du matériel et des services bibliothécaires[8].

Historique et faits notables

Dans une encyclopédie datant de 1980, il était rapporté que la Bibliothèque nationale était responsable de la coordination de l'ensemble des activités des 21 bibliothèques actives[9] sur le territoire des Îles Salomon. Une attention primordiale pour les services en provinces était à souligner due au grand taux (environ 90%) de la population ne vivant pas au sein de la capitale. De nombreuses initiatives étaient en place pour résoudre cette situation ainsi que d'autres situations problématiques. Il y avait entre autres : des boîtes à livres, des unités mobiles, l'établissement d'un catalogue du réseau, et un service de prêts entre bibliothèques[10].

Au début des années 1970, une collection nationale des Îles Salomon et de la région Pacifique avait été établie au sein du siège social de la Bibliothèque grâce à des dons provenant d'outre-mer et à des achats spasmodiques. Dans la même foulée, le dépôt légal a été mis en place dès 1972[10].

En 1974, à son ouverture, son objectif principal était la réorganisation des services des bibliothèques existantes et l'étendue des services de lecture à l'ensemble de la nation[8].

En 1976, la promotion des services est rendue possible. Dès lors ont été organisées des heures du conte, des visites de la Bibliothèque par des écoles locales, et ont même été diffusés des contes via la radio. Il était alors possible d'aller à la bibliothèque pour lire dans des aires de détente puisque les heures d'ouverture étaient alors décidées en fonction du rythme de vie des salomonais[10].

Le Libraries Act de 1979 a permis l'établissement officiel de la Bibliothèque nationale et lui assignait la mission de fournir un service efficace au travers des Îles Salomon[8]. Il accordait le pouvoir légal d'autonomie à la Bibliothèque et à sa législation subsidiaire, la Public Libraries Service Regulation, tout en ayant pout but la régulation de l'établissement, la maintenance et le développement des bibliothèques du pays[4]. L'acte pévoyait aussi la création du National Library Services fund qui consiste en trois points :

  1. De l'argent sera accordée par la loi aux fins des Services de Bibliothèque Nationale au travers des Îles Salomon ;
  2. Financer tout montant qui pourrait lui revenir en vertude n'importe quelle régulations passées sous les prévisions de la section 10 ou par raison de tout effort raisonnablement fait pour des services accomplis par le Service de Bibliothèque nationale ;
  3. Dons, subventions et legs provenant de sources privées ou publiques[4].

Entre 1980[1] et 1981[8], la Bibliothèque déménage de l'école secondaire d'Honiara pour emménager dans un bâtiment à la fois à l'arrière de la bibliothèque publique d'Honiara et à l'opposé du Ministère de l'Infrastructure et du Développement. Elle s'y situait encore en 2016[8].

Quelques années plus tard, dans un article datant de 1992, il était de nouveau rapporté que la Bibliothèque nationale cherchait à étendre ses services aux différents centres provinciaux du pays, et ce malgré des ressources particulièrement limitées. Lorsque les conditions étaient adaptées, un effort supplémentaire était émis pour étendre les services directement dans les communautés et les écoles rurales[1].

En 1996 est adopté un nouvel acte, cette fois accordant au Ministère responsable de la Bibliothèque certaines responsabilités vis-à-vis la Bibliothèque dans le but d'assurer que la sécurité des lieux disponibles soit à la hauteur des standards de sécurité pour l'ensemble de sa communauté usagère[4]. Les moyens pour ce faire sont :

  • De décider et approuver tous développements de la Bibliothèque nationale ;
  • De fournir et maintenir les bâtiments, l'équipement et tout autres établissements qui peuvent être demandés par la Bibliothèque nationale des Îles Salomon[4].

Pour faciliter l'accomplissement de ces tâches, le ministère est chargé de :

  • l'entreposage d'un inventaire satisfaisant ;
  • faire des arrangements appropriés avec des bibliothèques autres que celles administrées par le Service de Bibliothèque Nationale ;
  • adopter des régulations concernant tout aspect des établissements bibliothécaires ;
  • tout autre moyen pouvant être approprié[4].

Une fermeture de la Bibliothèque a lieu en 2000 alors que les Îles sont secouées par une tentative de soulèvement à Honiara. Elle sera seulement en mesure de rouvrir en 2003 avec l'aide du gouvernement australien au travers du programme AusAID[11].

Vers la fin de 2005, la Haute commission australienne à Honiara contacte la Bibliothèque nationale d'Australie pour agir en support à son homologue des Îles Salomon. Suivant d'années de troubles civils, la Bibliothèque cherchait à mesurer et rétablir l'état des services de bibliothèques publiques et scolaires du pays tout en améliorant l'état de leur collection nationale[12]. Grâce à ce partenariat, un ensemble de livres allant de l'ouvrage de référence au livre pour enfants a été commandé pour rejoindre les besoins informationnels d'une communauté diverse[12].

Depuis 2007, une heure du conte a été spécialement mise en place pour les enfants qui n'ont pas accès à des services de garderie. Son public cible est les enfants de 3 à 5 ans et elle a lieu deux fois par semaine les mardi et mercredi de 10 à 11am[8].

Pour l'an 2015, il a été révélé que le budget de la Bibliothèque nationale était de 560 336 $ et qu'il lui était décerné par le Ministère de l'Éducation. L'ensemble de son personnel était alors de huit employés dont deux étaient diplômés dans le domaine, trois détenaient des certificats, et trois autres occupaient des postes d'auxiliaires. Son nombre de visites mensuelles étaient environ de 400 personnes. Le système Koha a été implanté au mois de juin et a été rendu disponible aux membres des ministères gouvernementaux seulement.

En , un réseau de bibliothécaires a été implanté. Celui-ci comprend des bibliothécaires des : bibliothèques gouvernementales ; bibliothèques spécialisées ; de la bibliothèque du campus des Îles Salomon de l'Université du Pacifique Sud ; et la bibliothèque de l'Université Nationale des Îles Salomon[8].

En , la Bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande invite Margaret Talasasa, directrice de la Bibliothèque nationale à assister pour la première fois à la Conference of Directors of National Libraries in Asia and Oceania (CDNL-AO)[8].

Au cours d'un atelier donné au mois de , Mme Talasasa a exprimé l'importance jouée par les bibliothèques pour les écoles et leurs élèves en leur permettant de s'outiller de compétences clés à l'apprentissage en continu et de développer leur imagination, permettant dès lors de vivre à titre de citoyens responsables[13]. Cet atelier avait pour but de former du personnel sur les compétences et les connaissances nécessaires à l'établissement et à l'amélioration des bibliothèques scolaires. Il visait entre autres une introduction à ce type de bibliothèques, à la gestion d'une bibliothèque, à l'acquisition et les modes d'accès, au catalogage et à la classification. Cet atelier avait pour cadre une tendance dans le secteur de l'éducation implanté par le Ministère de l'Éducation et du Développement des Ressources Humaines (MEHRD), qui justifiait un appel pour l'amélioration des bibliothèques au sein des écoles à titre de composant important de l'éducation car elles facilitent l'apprentissage des élèves ainsi que les compétences de recherche informationnelle et le développement professionnel des enseignants[13].

Quelques mois plus tard, en , Margaret Talasasa a été ré-invitée à se joindre au CDNL-AO à Beijing, cette fois par la Bibliothèque nationale de Chine[14].

Partenariats

La Bibliothèque, au cours de ses activités, s'est engagée dans certains partenariats dont en voici quelques-uns.

Australian Youth Ambassadors for Development (AYAD)

En collaboration avec la Bibliothèque nationale d'Australie et Australian Aid, un programme d'aide du gouvernement australien, la Bibliothèque nationale a accueilli des bénévoles pour une durée de six mois sous l'égide de l'AYAD[12]. Les bénévoles sont appelés à œuvrer au sein des activités de la Bibliothèque, et parfois même à prendre le rôle de bibliothécaire dans une bibliothèque publique.

The Pacific Libraries Network

Dans le cadre d'un rapport quadriennal de l'UNESCO publié en 2001, il est rapporté que la Bibliothèque nationale d'Australie ainsi que de nombreuses bibliothèques nationales du Pacifique, incluant celle des Îles Salomon, ont formé et maintiennent le Pacific Libraries Network qui se concentre sur le développement du leadership et des priorités des services bibliothécaires de la région. Ses objectifs principaux sont de renforcer le leadership, développer des compétences de promotion, sensibiliser au rôle des bibliothèques et de créer des opportunités d'action pour un réseau régional collaboratif[15].

Conference of Directors of National Libraries in Asia and Oceania (CDNL-AO)

La directrice de la Bibliothèque nationale été invitée deux années de suite, en 2015 et 2016, à participer à ce sommet[8],[14].

Engagement à la recherche

Le personnel de la Bibliothèque nationale ont collaboré à l'élaboration de quelques ouvrages tels que :

  • Scott, Michael W. The Severed Snake. Matrilineages, Making Place, and a Melanesian Christianity in Southeast Solomon Islands. Carolina Academic Press. 2007.[16]

Les ressources de la bibliothèque ont également été utilisées dans certains contextes à l'échelle internationale :

  • Guo, Pei-yi. From currency to agency: shell money in contemporary Langalanga, Solomon Islands. Asia-Pacific Forum. 2006[17].
  • Barclay, Kate. A Japanese joint venture in the Pacific: foreign bodies in tinned tuna. Routledge. 2012.[18]

Problématiques

Liens externes

Références

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