Durant la Grande Guerre, il est mobilisé comme sergent d’infanterie et affecté au 36erégiment d’infanterie. Il est blessé une première fois le [4]. Après plusieurs mois de convalescence, il retourne au combat. Dans les ruines de Neuville-Saint-Vaast, il est grièvement blessé au visage le . La moitié de sa face est mutilée par un éclat d'obus[5]. Il devient donc une gueule cassée. Durant cinq ans, il est soigné avec les autres blessés de la face dans la 5edivision du Val-de-Grâce (le service des baveux)[6],[7]. Dès 1919, il fonde une amicale avec Albert Jugon où les réunions sont de plus en plus fréquentées. Face à l'ampleur, Bienaimé Jourdain, le colonel Yves Picot et Albert Jugon décident de transformer l'amicale en une Union des blessés de la face et de la tête le [8]. Il devient le premier secrétaire général du groupement et consacre sa vie à porter assistance aux gueules cassées: «allocation maladie, décès, orphelins, bourses d’études, rééducation, prêt d’honneur»[9]. Il soutient la création du centre d’appareillage maxillo-facial dirigé à l’hôpital Lariboisière par le docteur Ponroy, puis celui de Rennes dirigé par le commandant Georges Charles Maurice Virenque (1848-1949)[9],[10].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il cherche à maintenir l'Union des blessés de la face et de la tête tout en se repliant à la Chaumette à Joué-lès-Tours.
Il organise la première assemblée générale d’après-guerre, le .
Bienaimé Jourdain meurt le . Il est inhumé au cimetière des Gueules cassées à Moussy-le-Vieux[11]. Albert Jugon lui succède à la tête de l'Union des blessés de la face et de la tête.
«Le caporal Jourdain du 36e d'infanterie, un des plus braves ligueurs de cette section de Cherbourg qui brille tant au champ d'honneur, a été blessé le . A peu près guéri, il va bientôt rejoindre son corps.»