La façade de la bijouterie Fouquet est composée de cinq arcades en bois. Entre chaque arcade, les colonnes en bois sont décorées de motifs végétaux sculptés en fer forgé. Ces motifs végétaux se retrouvent aussi à de nombreux autres endroits de la devanture.
Disques
diaphanes
La jeune dame.
L'arcade centrale, plus haute que les autres, est surmontée de l'inscription « G.FOUQUET » et est entièrement constituée d'une sculpture montrant une jeune dame tenant un collier dans les mains. Cette sculpture est l'œuvre d'Auguste Seysses.
Les quatre autres arcades servent soit de porte d'entrée à la boutique soit de vitrine. Elles sont toutes surmontées par des disques diaphanes (trois pour les arcades latérales, deux pour les arcades plus centrales soit dix au total), représentant de charmantes figures féminines. Les deux arcades latérales servant de vitrines sont plus larges que les trois arcades centrales.
En tant que digne représentant du style floral de l'Art nouveau, Alphonse Mucha donne libre cours à sa fantaisie artistique. Peintre reconnu et affichiste célèbre, l'artiste n'a pas souvent eu l'occasion de travailler les volumes. Pour concrétiser ce projet d'art total, Alphonse Mucha reçoit l'aide de Léon Fargues pour la confection des vitraux et d’Auguste Seysses pour la réalisation des sculptures.
À l'intérieur de la bijouterie, la nature est omniprésente : fleurs, boutons floraux, feuillages, coraux, animaux réels ou mythiques, décorent avec harmonie les boiseries, les colonnes, les frises, les lampes ainsi que le mobilier. On remarque deux magnifiques paons. Le premier, perché sur la frise, laisse choir son plumage tandis que le second fait la roue devant un lumineux disque floral.
Dans une salle voisine du musée Carnavalet, on peut voir un salon particulier du Café de Paris de style Art nouveau décoré par l'architecte Henri Sauvage et meublé par Louis Majorelle.