Bilan social

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Le bilan social de l’entreprise est un document obligatoire pour les entreprises françaises employant au moins 300 salariés. Il rassemble, de manière structurée, les données chiffrées sur la situation sociale de l’entreprise sur une période de trois ans. Son objectif est d’informer les représentants du personnel sur les aspects sociaux liés au fonctionnement de l’entreprise.

Le bilan social inclut généralement des informations sur :

1. L’emploi : effectifs, embauches, départs, types de contrats (CDD, CDI).

2. Les rémunérations : salaires, primes, égalité hommes-femmes.

3. Les conditions de travail : santé et sécurité, absentéisme, accidents de travail.

4. La formation professionnelle : nombre d’heures, budget alloué.

5. Les relations sociales : dialogue social, instances représentatives du personnel.

6. Les avantages sociaux : mutuelles, retraites, prestations sociales.

Ce document permet d’identifier les points forts et les axes d’amélioration dans la gestion des ressources humaines. Il favorise aussi le dialogue social et la transparence entre employeurs et salariés.

Le bilan social est un document qui récapitule « les principales données chiffrées permettant d’apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine social, d’enregistrer les réalisations effectuées et de mesurer les changements intervenus au cours de l’année écoulée et des deux années précédentes »[1].

Il contient des informations sur l’emploi, les rémunérations, les conditions de travail, en particulier de santé et de sécurité, la formation, les relations professionnelles, les effectifs de travailleurs détachés et les conditions de vie des salariés. Le bilan social est donc censé offrir une vision chiffrée de la situation de l’emploi propre à une entreprise ou à un établissement.

Le contenu de ces informations est précisé par décret en Conseil d’Etat, pris après avis des organisations syndicales représentatives[2].

Ces informations sont rassemblées au sein de la base de données économiques et sociales[3]. Elle "permet la mise à disposition des informations nécessaires aux trois consultations récurrentes prévues à l'article L. 2312-17. L'ensemble des informations de la base de données contribue à donner une vision claire et globale de la formation et de la répartition de la valeur créée par l'activité de l'entreprise."[4]. Les articles R. 2312-8 (pour les entreprises de moins de 300 salariés)[5] et R. 2312-9 (pour les entreprises d'au moins 300 salariés)[6] du code du travail listent précisément les informations que cette base de données doit contenir, en l'absence d'accord collectif prévu à l'article L. 2312-21.

Le premier bilan social de l’entreprise ou de l’établissement doit porter sur l’année suivant celle au cours de laquelle le seuil d’assujettissement de trois cents salariés a été atteint. Le deuxième bilan peut ne concerner que les deux dernières années écoulées. Les autres bilans récapitulent "les principales données chiffrées permettant d'apprécier la situation de l'entreprise dans le domaine social, d'enregistrer les réalisations effectuées et de mesurer les changements intervenus au cours de l'année écoulée et des deux années précédentes."[1]

Pour quelles entreprises et organismes ?

Le bilan social est obligatoirement élaboré dans les entreprises d'au moins 300 salariés[7]. Plus précisément, cette obligation incombe aux employeurs de droit privé, aux établissements publics à caractère industriel et commercial et aux établissements publics à caractère administratif lorsqu'ils emploient du personnel dans les conditions du droit privé[8].

Dans les entreprises comportant des établissements distincts, le CSE d'établissement doit être consulté sur le bilan social particulier à chaque établissement dont l'effectif est au moins de trois cents salariés.

C'est désormais l'article L. 2312-34 qui régit le franchissement du seuil d'assujettissement à cette obligation[9]: cet effectif doit avoir été atteint pendant douze mois consécutifs. A noter que l'employeur dispose d'un délai d'un an à compter du franchissement de ce seuil pour se conformer complètement aux obligations d'information et de consultation du comité social et économique qui en découlent.

Si l'effectif devient inférieur à 300 salariés, un bilan social pour l'année en cours doit tout de même être présenté au CSE[10].

A noter que le non-respect de l'obligation d'établir et de soumettre annuellement au CSE le bilan social d'entreprise ou d'établissement prévu à l'article L. 2312-14 est puni d'une amende de 7 500 €[11].

Avis du comité social et économique

Le bilan social est présenté au CSE lors de la consultation sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et l'emploi[12], à condition que l’entreprise compte au moins 300 salariés.

Le bilan social est mis à la disposition du CSE dans des conditions fixés par accord collectif[13] ou, à défaut d’accord, par le biais de la base de données économiques et sociales[14]. A noter que cette obligation n’a pas pour conséquence de dispenser l’employeur de ses autres obligations légales ou conventionnelles d’information et de consultation en matière d’emploi.

Diffusion de l'information

Outre le CSE, le bilan social est également communiqué à[15],[16]:

Dans ces deux derniers cas, le bilan social est accompagné de l'avis du CSE.

Contenu de la base de données économiques et sociales

Notes et références

Voir aussi

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