Biofeedback
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| Biofeedback | |
| Classification et ressources externes | |
Diagramme montrant la rétroaction entre une personne, un capteur et un processeur, pour aider l'entraînement à la rétroaction biologique | |
| CIM-9 | 94.39 |
|---|---|
| MeSH | D001676 |
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Le terme de biofeedback ou de rétroaction biologique ou rétrocontrôle biologique désigne à la fois :
- Un phénomène biologique qui permet à l'organisme de réguler automatiquement une de ses fonctions organiques. Ce contrôle peut être soit volontaire (par exemple, d'après les résultats et pour corriger un stress), soit involontaire (par exemple, après un changement d'état psychologique tel que la survenue d'un stress). Le mot vient de l'anglais feedback (action en retour ou rétroaction). Par exemple, l'hypophyse mesure la production d'une hormone et, en fonction de cette mesure, commande la sécrétion plus ou moins importante de cette hormone[1]
- Un ensemble de techniques médicales, principalement relatives à la bioélectricité, pour la mesure de fonctions organiques qui repose sur la visualisation, avec des appareils électriques, des signaux physiologiques d'un sujet conscient de ces mesures. Cette technique est par exemple utilisée pour la rééducation des sphincters à la suite d'une incontinence urinaire liée à une insuffisance du rétrocontrôle mictionnel[2].
- L'électrocardiogramme (ECG) qui mesure l'activité cardiaque (et en particulier la variabilité de fréquence cardiaque) ;
- l'électromyogramme (EMG) qui mesure la tension des muscles ;
- l'électroencéphalogramme (EEG) qui mesure les signaux électriques résultant de l'activité des neurones du cerveau, soit au niveau du scalp, soit par le biais d'électrodes implantées directement dans le cerveau ;
- la magnétoencéphalographie (MEG) qui mesure les signaux magnétiques résultant de l'activité cérébrale ;
- l'activité électrodermale qui reflète la conductivité de la peau ;
- le pneumographe, qui enregistre les mouvements respiratoires ;
- le Capnographe, qui mesure la concentration de CO2 dans l'air expiré
Caractéristiques électriques
| Type | Tension | fréquence basse | fréquence haute |
|---|---|---|---|
| ECG | 200 µV à 5 mV | 0,5 Hz | 3 Hz |
| EEG | 5 µV à 200 µV | 0,5 Hz | 70 Hz |
| EMG | 10 µV à 3 mV | 100 Hz | 3000 Hz |
Matériel
Un appareil de biofeedback se compose d'un amplificateur d'instrumentation, qui amplifie les signaux physiologiques polyvalents grâce à des électrodes posées sur le cuir chevelu du sujet. Les tensions sont de l'ordre du 1/10 de millivolt, à des fréquences de 0 à 3000 Hz. Un circuit de liaison (coupleur) permet de rentrer les signaux dans la carte son d'un ordinateur. Tout le traitement (filtrages, visualisation, etc.) a été reporté sur des programmes freeware (gratuits), qu'on trouve maintenant à profusion sur Internet et qui permettent de faire des machines polyvalentes « tous signaux » : EEG, ECG, EMG.
Principales applications
- Incontinence urinaire[3]
- Incontinence de selles, constipation et troubles de la défécation[4]
- Troubles de l'attention, migraines, schizophrénie et épilepsie, en liaison avec des troubles du rythme de l'activité électrique du cerveau
- Troubles de l'activité électrodermale
- Thérapie par le mouvement induit par la contrainte, à la suite d'un AVC
- Troubles du rythme cardiaque
- Traitement de la douleur (chronique, musculaire, liée à la tension, migraines)
- Réduction du stress et de l'anxiété
Historique
Découvert dans les années 1970, la première utilisation du biofeedback a été celle du biofeedback EEG (électro-encéphalogramme) avec les productions d'ondes alpha.
Les inventeurs des techniques de relaxation modernes, Edmund Jacobson avec la relaxation progressive, et Alfonso Caycedo avec la sophrologie, ont utilisé ces techniques pour mesurer l'efficacité de leurs méthodes.
Une des voies en poupe est l'utilisation du biofeedback EMG (électro-myogramme), qui reprend depuis une dizaine d'années, avec la mesure de la tension musculaire, en complément des méthodes de relaxations traditionnelles (le training autogène de Schultz, la sophrologie, la relaxation progressive d'Edmund Jacobson).

