Black Audio Film Collective

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Mouvement
British black arts movement (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Black Audio Film Collective
Histoire
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British black arts movement (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays

Le Black Audio Film Collective (BAFC), est un collectif britannique actif de 1982 à 1998 de sept artistes issus de la diaspora africaine-caribéenne. Le collectif produit des documentaires en réponse aux discours racistes et néo-fascistes de l'époque. Il propose une vision alternative de la société multi-culturelle britannique.

Le collectif est créé en 1982. Il regroupe cinq étudiants et deux étudiantes issus de la diaspora africaine-caribéenne, de l'Institut polytechnique de Portsmouth. John Akomfrah, Lina Gopaul, Avril Johnson, Reece Auguiste, Trevor Mathison, Edward George et Claire Joseph sont tous étudiants en sciences sociales ou beaux-arts. Ils ne se reconnaissent pas dans la société britannique des années 1980. Après l'obtention de leur diplôme, les membres du collectif s'installèrent à Dalston, dans l'est de Londres. Joseph Akomfrah quitta le groupe en 1985 et fut remplacée par David Lawson[1].

La formation du Black Audio Film Collective est une réponse aux discours racistes et haineux en Grande-Bretagne dans les années 1980[2]. Les membres sont marqués par les débats sur le post-colonialisme et par des théoriciens sociaux tels que Homi Bhabha et Stuart Hall[3]. Le collectif se concentre sur des recherches sur l'identité/culture noire dans l'expérience britannique. Il questionne et revisite le documentaire britannique à travers les images d'archives. Il analyse le discours colonial et propose une vision alternative et radicale[4]. Les films se caractérisent par une esthétique d'avant-garde, une approche expérimentale et subversive[5].

Parmi ses œuvres les plus remarquables figure Handsworth Songs (1986), un essai cinématographique qui utilise de manière non conventionnelle les actualités et les archives des émeutes de Birmingham de 1985[6]. Il explore les mémoires de l'immigration, la question raciale et la présence de la population noire dans la société britannique[7],[8].

Le collectif est dissous en 1998. John Akomfrah, Lina Gopaul et David Lawson fondent Smoking Dogs Films[9]. Reece Auguiste enseigne les médias et la communication à l'Université de Memphis. Avril Johnson s'installe comme psychanalytique à Londres. Trevor Mathison et Edward George forment le groupe multimédia Flow Motion et le label Hallucinator en 1996 avec la musicienne et artiste Anna Piva[5].

En 2007, a lieu une première rétrospective des films du BAFC, intitulée The Ghosts of Songs[4].

Les productions de la BAFC font partie des créations les plus audacieuses et expérimentales de Grande-Bretagne des 1980[10].

Membres du collectif

Films

  • Expeditions: Signs of Empire[11].
  • Images of Nationality (1983–84)
  • Handsworth Songs (1986)
  • Testament (1988)
  • Twilight City (1989)
  • Mysteries of July (1991)
  • Who Needs a Heart (1991)
  • A Touch of the Tar Brush (1992)
  • Seven Songs for Malcolm X (1993)
  • The Mothership Connection (1995)
  • The Last Angel of History (1995)
  • Three Songs on Pain, Light and Time (1995)
  • Memory Room 451 (1997)
  • Martin Luther King: Days of Hope (1997)
  • Gangsta Gangsta: The Tragedy of Tupac Shakur (1998)

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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