Blanc lunaire
From Wikipedia, the free encyclopedia

Le blanc lunaire est une couleur normalisée de feux de signalisation ferroviaire, un nom de couleur qui désigne une teinte blanche ou blanc cassé vaguement froide ou bleuâtre, et une métaphore banale de l'écriture littéraire.
Le blanc lunaire est une couleur normalisée de feux de signalisation ferroviaire, produite avec un filtre répondant à des spécifications colorimétriques relativement précises, mais dont la couleur dépend de l'illuminant : « Le spectre du feu “blanc lunaire” contient à peu près tout le bleu et le vert, environ 10 % du jaune, de l'orangé et une assez grande proportion de rouge. Vus à la lumière du jour, ces feux semblent légèrement bleutés et une flamme jaune de kérosène placée derrière un verre “blanc lunaire” apparait absolument blanche[1]. »
La couleur perçue dépend aussi beaucoup de l'éclairage ambiant. Les feux blanc lunaire, toujours d'un faible éclat afin de ne pas être éblouissants, ont un sens d'autorisation faible. Ils ne permettent que la marche à vue, ou indiquent qu'un signal lumineux automatique est correctement alimenté en électricité. Dans les textes réglementaires, l'expression blanc lunaire les différencie des feux destinés à l'éclairage ou des signaux tenus à la main, dépourvus de filtre bleuâtre.
Le feu blanc lunaire clignotant lent est en usage, en Suisse et en Belgique, aux passages à niveau, pour autoriser le passage des véhicules routiers[2].
Le « lunar white » est aujourd'hui défini par des paramètres colorimétriques en Amérique du Nord par l’Association des Chemins de fer Américains (AREMA) comme une couleur proche, sur le diagramme de chromaticité, de la courbe du corps noir avec une température de couleur entre 3 000 et 6 000 K[3].