Bois Protat

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Bois Protat : face de la Crucifixion.
Autre face, avec l'ange de l'Annonciation.

Le bois Protat est le nom donné à un fragment de bois, gravé sur ses deux faces, qui est considéré comme le plus ancien bois gravé du monde occidental, certainement du début du XVe siècle[1]. Son nom vient de l'imprimeur mâconnais, Jules Protat, qui en fit l'acquisition au XIXe siècle, après sa découverte à la fin de 1899 près de l'abbaye de La Ferté (Saône-et-Loire). Il est conservé depuis 2001 au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France.

La planche a été retrouvée à Laives, dans une maison située non loin de l'abbaye de La Ferté, détruite sous la Révolution française. Elle consiste en un fragment d'une plaque xylographe en noyer qui échappa de peu à l'incinération après avoir été exhumée d'un dallage ancien[2].

Découvert et acheté par Jules Protat (1852-1906), imprimeur et collectionneur[Note 1], le désormais nommé bois Protat fut confié à Henri Bouchot, conservateur du cabinet des estampes à la Bibliothèque nationale, qui l'estima aux environs de 1370. Une galvanoplastie (procédé photo-mécanique) fut réalisée sur les deux faces de la matrice. Le bois Protat resta dans la famille, puis fut offert en dation en 2001 au département des estampes de la Bibliothèque nationale de France, où il se trouve aujourd'hui.

Il est conservé depuis 2007 dans une boîte climatique destinée à en assurer la meilleure préservation et est montré au grand public pour la première fois en 2013 pour l'exposition Les Origines de l’estampe en Europe du Nord (musée du Louvre)[3].

Description

Notes et références

Bibliographie

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