Boissets

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Situation

Position de Boissets dans les Yvelines.

La commune de Boissets se trouve dans l'ouest des Yvelines, à la limite de l'Eure-et-Loir, à vingt kilomètres environ au sud-ouest de Mantes-la-Jolie et à neuf kilomètres au nord de Houdan, le chef-lieu de canton.

Le territoire communal, relativement restreint, s'étend sur la région naturelle et agricole du Drouais[1] à environ 130 mètres d'altitude en légère pente vers le nord. Le territoire est essentiellement rural (à près de 90 %) et peu boisé (10 % environ).

L'habitat est groupé dans le bourg qui se trouve excentré à la limite même du département. La rue principale suit en partie cette limite.

Hydrographie

Elle est irriguée par la Vaucouleurs, petite rivière affluent de la Seine qui prend naissance près de l'église du village et s'écoule vers le nord.

Communes voisines

Elle est limitrophe de Civry-la-Forêt à l'est, de Gressey au sud-est, de Saint-Lubin-de-la-Haye au sud, de Berchères-sur-Vesgre au sud-ouest (ces deux dernières communes appartiennent à l'Eure-et-Loir) et de Tilly au nord.

Transports et voies de communications

Réseau routier

Boissets est desservie par la route départementale 115, nord-sud, qui relie Longnes à Dannemarie en suivant la limite ouest des Yvelines et par la route départementale 166 qui suit une orientation est-ouest.

Desserte ferroviaire

La gare la plus proche est celle d'Houdan. Desservie par la ligne Paris - Dreux du Transilien.

Bus

La commune est desservie par la ligne 5209 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines et la ligne 5490 du réseau de bus du Mantois.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 646 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de à 10 km à vol d'oiseau[8], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 633,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Boissets est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire regroupe 1 929 communes[13],[14].

Occupation des sols simplifiée

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 88,84 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 5,46 % d'espaces ouverts artificialisés et 5,7 % d'espaces construits artificialisés[15].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus-Hylarius-les-Chanz au XIIIe siècle[16], Boissellum au XVe siècle[17].

L’origine de Boissets viendrait du latin « buxus » - bouis, buis - qui désigne à la fois l’arbuste toujours vert et sous des formes dérivées comme « buxea » - boisse, buisse - et « buxio » (buisson)[18], « petit ensemble de buis »[17], des espèces végétales touffues et de petites tailles, « Le petit bois »[19].

Histoire

Boissets fut occupée en 1590 par l'armée du chef de la Ligue, le duc de Mayenne, qui se préparait à la bataille d'Ivry, et souffrit de pillages.

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, l'oratoire de Saint-Odon était l'objet d'un pèlerinage populaire. Ce saint était invoqué en cas de sécheresse pour provoquer la pluie.

La commune est rattachée au canton de Houdan en 1802.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 2008 Michel Sauvain[20]    
mars 2008 2020 Jacques Cheix[21]    
2020 en cours Thierry Maillier    

Instances administratives et judiciaires

La commune de Boissets appartient au canton de Bonnières-sur-Seine et est rattachée à la communauté de communes du pays Houdanais.

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines.

Sur le plan judiciaire, Boissets fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[22],[23].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2023, la commune comptait 301 habitants[Note 3], en évolution de +13,16 % par rapport à 2017 (Yvelines : +3,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331218269280278268268289284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
285276256234232192200227251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
260232246200191188151146172
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
156156179239238215259271256
2018 2023 - - - - - - -
275301-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,8 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 134 hommes pour 141 femmes, soit un taux de 51,27 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,32 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
1,4 
9,0 
75-89 ans
8,5 
12,7 
60-74 ans
17,7 
20,1 
45-59 ans
19,1 
23,1 
30-44 ans
16,3 
16,4 
15-29 ans
18,4 
18,7 
0-14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2022 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,5 
6,1 
75-89 ans
7,9 
13,4 
60-74 ans
14,8 
20,6 
45-59 ans
20 
19,6 
30-44 ans
19,9 
18,7 
15-29 ans
17 
21 
0-14 ans
19 

Économie

  • Agriculture.
  • Élevage.
  • Gîte communal : la mairie s'est rendue propriétaire d'une demeure en ruines à proximité de l'église Saint-Hilaire et l'a restaurée de façon à la transformer en un gîte rural de trois chambres, labellisé Gîtes de France[30], et qui a reçu quatre épis pour sa classification[31].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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