Bolandoz

From Wikipedia, the free encyclopedia

Bolandoz
Bolandoz
Vue sur le village et son territoire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Marie-Pierre Grandjean
2020-2026
Code postal 25330
Code commune 25070
Démographie
Gentilé Bolandoziens, Bolandoziennes[1]
Population
municipale
383 hab. (2023 en évolution de +2,96 % par rapport à 2017)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 10″ nord, 6° 06′ 43″ est
Altitude Min. 590 m
Max. 910 m
Superficie 12,60 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Ornans
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Bolandoz
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Bolandoz
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Voir sur la carte topographique du Doubs
Bolandoz
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
Bolandoz

Bolandoz est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants se nomment les Bolandoziens et Bolandoziennes.

Communes limitrophes

Une entrée du village.

Situé à une altitude allant de 650 m (village) à 950 m (côte de Bolandoz « Les Prédits »), Bolandoz se trouve sur le plateau d'Amancey à 35 km de Besançon et 25 km de Pontarlier.

Bolandoz.

Le plateau karstique sur lequel se situe le village est encadré à l'est par la vallée de la Loue et à l'ouest par la vallée du Lison (affluent de la Loue, elle-même affluent du Doubs).

Cette partie du plateau est majoritairement constituée de pâturages pour la zone située autour du village, et de forêts à majorité d'épicéas pour la zone s'élevant vers le sud, appelée « côte de Bolandoz ». Cette « côte » est en fait une crête montagneuse avoisinant les 1 000 mètres d'altitude et qui s'étend de Déservillers jusqu'à Longeville, en passant par Bolandoz, Reugney, et Amathay-Vésigneux. Plusieurs points de vue s'offrent aux regards, un en particulier situé en direction de Reugney au lieu-dit le Temps, permet d'apercevoir les Alpes par temps clair.

Rose des vents Amancey Flagey Silley-Amancey Rose des vents
Déservillers N Reugney
O    Bolandoz    E
S
Levier (Labergement-du-Navois) Levier chef-lieu

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[4] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 404 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 10,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Éternoz à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 259,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,9 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Bolandoz est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (35,6 %), forêts (32,8 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), terres arables (12,3 %), zones urbanisées (3,8 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Bollando au XIIIe siècle ; Bois Lando en 1311 ; Bolando en 1318 ; Boislando en 1367 ; Boislandol en 1410 ; Bolando en 1509 ; Bolandoz depuis 1629[16].

Histoire

Le monument aux morts surmonté d'une croix latine.

L'origine du nom n'est pas exactement définie, on peut cependant dire qu'au XIIIe siècle ce nom fait peut-être référence au patronyme de « Boland », et aurait été interprété par la suite comme le « bois de Landoz »

Dès l'âge du fer, l'homme signale sa présence sur la partie nord de la commune et se fixe sur une croupe qui commande à la fois ce terroir fertile et la voie Ornans-Salins.

Au Moyen Âge, Bolandoz est sous la tutelle de la seigneurie de Maillot, mais au XIIIe siècle Bolandoz constituait une petite seigneurie, appartenant à une famille noble locale et sous la suzeraineté de Scey. Au XIVe siècle, Jean de Bolandoz gouverna son territoire d'une main de fer, perpétrant de nombreux raids et pillages dans les seigneuries voisines. Après son exécution, ses biens revinrent directement aux comtes de Bourgogne.   Patrie de Jean de Bolandoz (dit capitaine Brisbarre), chef des Grandes Compagnies qui, au XIVe siècle, s'empara du château fort du comte de Scey et terrorisa toute la région.

En 1364, le châtelain de Scey devient donc Jean de Bolandoz. Après s'être attiré les foudres de la comtesse Marguerite, pour s'être attaqué à un des membres de la famille comtale (Henri de Vienne), celle-ci le fait exécuter et confisque ses biens. En 1698, le peuple de Bolandoz profite d'un édit royal, pour acheter la « Justice » du village, et de ce fait devient son propre seigneur. Dans le même temps, un vicaire résident est affecté à Bolandoz afin d'y desservir son église. Ceci n'empêche pas le village de continuer de dépendre de la paroisse de Chantrans (à laquelle il est rattaché depuis le XIIIe siècle).

À la Révolution, Bolandoz, profondément attaché à sa pratique du culte, n'accepte pas les lois de la République. L'armée interviendra en 1793 mais le village restera « rebelle » jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le village de Bolandoz prospère grâce à une économie axée sur la production laitière. En 1848, il y a trois fromageries dans le village. En 1851 celui-ci compte 620 âmes, à cette époque, existaient trois hameaux dépendants de Bolandoz :

  • les moulins du ruisseau de Rochanon (on devine encore les vestiges de cette activité minotière) ;
  • la ferme de la Ravière installée sur la Côte de Bolandoz (aujourd'hui disparue) ;
  • ainsi qu'un hameau se développant à proximité de la chapelle de Notre-Dame-des-Aventures, (elle-même construite sur le site d'une ancienne maladrerie possédant aussi une enceinte fortifiée). Ce hameau a également disparu, la chapelle a quant à elle subsisté.

Aujourd'hui, le village ne compte plus que 390 habitants, la principale activité reste l'élevage de vaches laitières (8 exploitations agricoles en activité au début du XXIe siècle) et la production de fromages, parmi lesquels le comté. Il ne subsiste plus qu'une seule fromagerie (fruitière aussi appelée « chalet »). Une petite usine de tôlerie industrielle s'est installée à la sortie du village en direction de Reugney. Quelques activités touristiques se sont développées (randonnée, gîte d'étape et piste de ski de fond)[17].

Le Tour de France cycliste est passé par Bolandoz le 12 juillet 2019 et le 26 juillet 2026[18].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mai 2020 Jean Pierre Débois[19] DVD[20] Agriculteur retraité
mai 2020 en cours Marie-Pierre Grandjean[21]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2023, la commune comptait 383 habitants[Note 2], en évolution de +2,96 % par rapport à 2017 (Doubs : +1,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
497505525528537540563601618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
554522530508510510480465463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
457460483451429427442385372
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
322294290294316299332342372
2018 2023 - - - - - - -
366383-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune

  • Pierre Baudouin-Bugnet, député sous la Troisième République.
  • Jean Victor Corbet[26], né le 27 vendémiaire de l’an VIII de la République (18 octobre 1799) à Bolandoz, canton d’Amancey, à 3 heures du matin, fils de Jean Georges Corbet, cultivateur et de Marie-Joseph Demontrond.

Il fait ses humanités à Besançon, se consacre à la médecine et sera professeur à l’École de médecine de Besançon, nommé chirurgien-chef de l’hôpital et chef du service Saint-Joseph le 2 juin 1840. Il a le grand mérite d’introduire l’anesthésie à l’éther dès le mois de janvier 1847 à Besançon, trois mois et demi après la première mondiale de Boston et quarante jours après la première réussite parisienne ; il fut aidé en cela par monsieur Petey, dentiste industrieux. Il meurt le 24 août 1861 à 5 heures du matin à Montfaucon, au lieu-dit la Charade. Il est inhumé au cimetière de Morre.

Lieux et monuments

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI