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Bonjour tristesse (film, 1958)

film américain réalisé en 1958 par Otto Preminger From Wikipedia, the free encyclopedia

Bonjour tristesse est un film américain réalisé par Otto Preminger et sorti en 1958, adaptation du roman éponyme de Françoise Sagan.

Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Bonjour tristesse
Description de cette image, également commentée ci-après
Affiche de Saul Bass.
Réalisation Otto Preminger
Scénario Arthur Laurents
Musique Georges Auric
Acteurs principaux Deborah Kerr
David Niven
Jean Seberg
Mylène Demongeot
Geoffrey Horne
Sociétés de production Wheel Productions
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 94 minutes
Sortie 1958

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Synopsis

Cécile, 17 ans, vit à Paris avec son père Raymond, un richissime et séduisant veuf quadragénaire, qui ne lui impose aucune contrainte, pas même celle de ses études. À l'exemple de son père, la vie de Cécile ne semble être que futilités : suites de sorties en boîtes avec flirts successifs. C'est parce que quelque chose s'est brisé en elle durant leurs dernières vacances sur la côte d’Azur. Depuis lors, Cécile connaît la tristesse et elle se souvient.

Avec son père et la jeune Elsa, petite amie du moment de celui-ci, ils s'étaient installés pour l'été dans une superbe villa entourée de pinèdes et donnant sur la mer[1]. Leur séjour s'annonçait lumineux et gai, à l'image de la blonde et joyeuse Elsa, farniente alternant avec dîners à Saint-Tropez ou soirées à Monte-Carlo. Et ce, jusqu'à l'arrivée d’Anne Larsen, créatrice de haute couture et maîtresse femme, autrefois amie de la mère de Cécile et que Raymond ne se souvenait plus avoir invitée.

Fiche technique

Distribution

Production

Scénario

Lien entre les deux adaptations américaines sorties en 1958 de romans de Françoise Sagan : au début du film, David Niven feuillette un numéro de Elle où la photo de l'actrice Christine Carrère fait la couverture du magazine. On sait déjà, lors du tournage de Bonjour tristesse en 1957, que Christine Carrère fait partie du casting du film Un certain sourire qui va se tourner début 1958.

Attribution des rôles

Quelques années seulement après la sortie du best-seller Bonjour tristesse de Françoise Sagan, Otto Preminger s’entoure de quelques-uns des plus grands comédiens de l’époque — David Niven en tête — pour restituer la trouble atmosphère du célèbre roman.

Preminger avait proposé le rôle de Cécile à Brigitte Bardot mais Roger Vadim la dissuada d'accepter. Jean Seberg fut finalement choisie.

Tournage

Commentaire de Mylène Demongeot[5] :

« Preminger, toujours apoplectique et cramoisi, gueule, éructe, non-stop. Toute la journée. Tout le monde est terrorisé. […] Curieusement, je n'ai pas peur de lui. […] Pendant ce temps, les rushes commencent à arriver et, presque tous les soirs, nous avons une projection du travail effectué les derniers jours. Preminger est le seul metteur en scène que j’ai connu sortant de la salle absolument fou de rage et insultant tout le monde. […] Ça énerve beaucoup David Niven, ce parfait gentleman qui ne dit jamais un mot plus haut que l’autre. […] [6] »

Chanson du film

Accueil

Critiques

  • François Truffaut, alors critique de cinéma, fait l'éloge de la collaboration entre Preminger et Seberg : « Le cinéma est un art de la femme, c'est-à-dire de l'actrice. Le travail du metteur en scène consiste à faire faire de jolies choses à de jolies femmes, et pour moi, les grands moments du cinéma sont la coïncidence entre les dons d'un metteur en scène et ceux d'une comédienne dirigée par lui. Griffith et Lillian Gish […] Rossellini et Magnani […], Fellini et Masina (...). Nous pouvons désormais ajouter Preminger et Jean Seberg[7]. »
  • The New York Times[8] : « S'accordant à la critique littéraire du roman de Françoise Sagan, le film se distingue par son mauvais goût, son pauvre jugement et son manque d'habileté[9]. »
  • Twitch Film (en)[10] : « La représentation d'une fille à l'aube de la féminité essayant de vérifier son pouvoir de séduction est incroyable. Plutôt que de critiquer les mœurs de l'ensemble de la société, Preminger s'attaque à la décadence de la famille nucléaire et de la moralité sans paraître prude ou réactionnaire. Exploit effectivement difficile. Cécile est juste assez âgée pour avoir des ennuis, mais un tout petit peu trop jeune pour entièrement comprendre les ramifications de ses actions infantiles, et elle n'est pas la seule à payer le prix. Tandis que son interprétation est électrique dans les flash-back impeccablement colorés, c'est dans les mornes scènes monochromes du présent que Jean Seberg fait preuve d'un réel talent d'actrice[9]. »
  • Time Out[11] : « Raconté du point de vue de Cécile, 17 ans, le film est aussi imprévisible et émotionnellement discordant que son héroïne adolescente : d’abord, nous aimons Anne, ensuite la détestons, puis avons pitié d’elle tandis que le père inconstant passe de l’impeccable héros au méprisable charlatan. Le film est une suite de scènes à couper le souffle : un simple dîner sur la côte se transforme en magistrale célébration musicale, une relation adolescente devient soudainement érotique, et la séquence finale est l’une des plus tristes du cinéma[9]. »
  • The Guardian[12] : « L’histoire est rudement bonne, et la scène clef de "la révélation", dans laquelle Preminger montre seulement le visage horrifié de Kerr, est remarquable[9]. »

Commentaire

  • Mylène Demongeot[5] : « Le film sortira avec des critiques mitigées, mais, pour moi, c’est un vrai succès. Un critique new-yorkais écrira même : "Vous pouvez aller voir ce film rien que pour cette actrice française au nom totalement imprononçable." (C’est moi, oui, j’en suis très fière !) »

Notes et références

Liens externes

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