Hélène Lazareff
journaliste française
From Wikipedia, the free encyclopedia
Hélène Lazareff, née Hélène Gordon le à Rostov-sur-le-Don (Empire russe)[1] et morte le au Lavandou[2], est une journaliste française, fondatrice en 1945 du magazine féminin Elle.
| Directrice Elle | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, tombe de Pierre et Hélène Lazareff (d) |
| Nom de naissance |
Елена Борисовна Гордон |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
Pierre Lazareff (à partir de ) |
| Enfants |
Michèle Rosier Nina Lazareff (d) |
| A travaillé pour |
|---|
Biographie
Jeunesse
Hélène Gordon est née le à Rostov-sur-le-Don, en Russie. Sa famille, appartenant à la haute bourgeoisie juive[3], fuit la révolution d'Octobre et se réfugie en Turquie puis à Paris.
À Paris, aidée par la fortune paternelle, elle grandit dans l'aisance. Elle s'intéresse à la lecture, l'écriture et parle plusieurs langues. Elle est scolarisée au lycée Victor-Duruy[4].
Après avoir passé le baccalauréat, elle étudie les lettres et l'ethnologie à la Sorbonne[4], puis travaille au musée de l'Homme à Paris et participe une mission organisée par Marcel Griaule chez les Dogons du Mali[1],[5]. À son retour, elle publie ses reportages dans L'Intransigeant[4].
Carrière
Hélène Lazareff fait ses débuts de journaliste à la rubrique Enfants de Paris-Soir, alors dirigé par Jean Prouvost, puis elle travaille à Marie Claire, fondé par Jean Prouvost[1].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Hélène et son mari Pierre Lazareff, également journaliste, se réfugient à New York où ils découvrent le journalisme américain. Hélène Lazareff travaille au Harper's Bazaar et au New York Times[4],[1].
À leur retour en France, en 1945, son époux Pierre Lazareff fonde France-Soir tandis qu'Hélène cofonde avec Marcelle Auclair et dirige le magazine Elle, dont le premier numéro sort le [4].
En 1952, le couple Lazareff s’installe au domaine de « La Grille Royale » à Louveciennes (Yvelines), où il organise un déjeuner dominical réunissant tout le monde politique, artistique et littéraire[6],[7].

En 1973, un an après la mort de Pierre Lazareff, elle abandonne la direction de Elle et, atteinte de la maladie d'Alzheimer[1], se retire au Lavandou (Var).
Une biographie, La Tzarine (1984), lui a été consacrée, écrite par Denise Dubois-Jallais, une journaliste de Elle, qu'elle avait découverte et formée[8].
Vie privée
Elle se marie avec le chercheur Paul Raudniz en 1929, à l'âge de 19 ans[3]. Ensemble, ils ont une fille : Michèle (1930-2017)[1].
Après un divorce en 1932, Hélène Gordon se remarie en 1939 avec Pierre Lazareff. Leur couple est réputé pour avoir été volontiers « hors normes » et « libre »[9].
Hélène Gordon a eu d'innombrables amants, y compris des adolescents[10], dont, parmi les plus célèbres, on peut citer Philippe Soupault, Bertrand de Jouvenel, Michel Leiris, Bernard Maupoil, Louis Delaprée[11] et Paul Chantrel[12].
Mort
Atteinte de la maladie d'Alzheimer, dont les premiers symptômes apparurent au début des années 1970[13], Hélène Gordon-Lazareff meurt dans sa propriété de La Fossette au Lavandou, dans le Var, le à l'âge de 78 ans. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division no 7).
Citation
Au sujet du magazine Elle, sa devise était : « Du sérieux dans la frivolité, de l'ironie dans le grave »[4].
Théâtre
- 1971 : Lorenzaccio d'Alfred de Musset, mise en scène Jean Meyer, Odéon antique
- 1971 : Six personnages en quête d'auteur de Luigi Pirandello, mise en scène Jean Meyer, théâtre des Célestins