Bordes-Uchentein
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| Bordes-Uchentein | |||||
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De haut en bas, de gauche à droite : l'église St-Étienne d'Uchentein ; Mont Valier vu d'avion ; vue des Bordes-sur-Lez ; l'église Notre-Dame d'Ourjout ; l'église St-Pierre d'Ourjout. |
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Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Ariège | ||||
| Arrondissement | Saint-Girons | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Couserans-Pyrénées | ||||
| Maire Mandat |
Patrick Laffont 2020-2026 |
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| Code postal | 09800 | ||||
| Code commune | 09062 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
219 hab. (2023) | ||||
| Densité | 4 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 53′ 55″ nord, 1° 01′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 548 m Max. 2 838 m |
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| Superficie | 54,48 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Girons (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Couserans Ouest | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ariège
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | com-bordes-uchentein.pagesperso-orange.fr | ||||
| modifier |
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Bordes-Uchentein est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.
De statut commune nouvelle, elle est issue le des anciennes communes des Bordes-sur-Lez et d'Uchentein.
Bordes-Uchentein est une commune rurale qui compte 219 habitants en 2023. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons.
Le patrimoine architectural de la commune comprend cinq immeubles protégés au titre des monuments historiques : la chapelle d'Aulignac, inscrite en 1995, le dolmen d'Ayer, classé en 1889, l'église Notre-Dame d'Ourjout, classée en 1910, le Pont de Bordes-sur-Lez, inscrit en 1941, et l'église Saint-Étienne d'Uchentein, classée en 1941.
Localisation
- 1Carte dynamique
- 2Carte OpenStreetMap
- 3Carte topographique
- 4Carte avec les communes environnantes
C'est une vaste commune de montagne située au sud-ouest du département de l'Ariège, dans le Couserans, et qui comprend sur son territoire l'emblématique mont Valier et sa réserve domaniale. Des passages pédestres vers l'Alt Aneu (comarque de Pallars-Sobirà), notamment par le col de la Pale de la Claouère (2 522 m), col assez difficile côté espagnol.
Uchentein est un village en soulane, c'est-à-dire particulièrement bien exposé, il offre un belvédère depuis le village et tout au long de la route plane conduisant à Balacet, commune proche. Ce parcours est adapté aux personnes ayant des difficultés à randonner et aux jeunes enfants.
Commune des Pyrénées située dans le Castillonnais, en Couserans, elle fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Alt Àneu, Arrien-en-Bethmale, Audressein, Balacet, Bethmale, Bonac-Irazein, Castillon-en-Couserans, Naut Aran, Salsein et Seix.
| Salsein, Balacet |
Audressein | Castillon-en-Couserans | ||
| Bonac-Irazein | N | Arrien-en-Bethmale | ||
| O Bordes-Uchentein[1],[2] E | ||||
| S | ||||
| Naut Aran (es) | Alt Àneu (es) | Bethmale, Seix |
Géologie et relief
La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Elle est traversée par la Faille nord-pyrénéenne, qui sépare la Zone axiale pyrénéenne (ZA) ou haute chaîne primaire de la Zone nord-pyrénéenne (ZNP), au nord. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant pour certaines du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma, et pour d'autres du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma (millions d'années). La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « no 1073 - Aspect » et « no 1074 - Saint-Girons » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[3],[4] et leurs notices associées[5].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 54,48 km2[6],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 49,48 km2[4]. Son relief est particulièrement découpé puisque la dénivelée maximale atteint 2 290 mètres. L'altitude du territoire varie entre 548 m et 2 838 m[9].
Hydrographie

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[10]. Elle est drainée par le Lez, le Riberot, le Balamet, le ruisseau de l'Etruc, le Lazié, le Muscadet, le Trapech, le ravin de Roule, le ruisseau d'Aouen, le ruisseau de Barlonguère, le ruisseau de Cazalus, le ruisseau de Gerbat, le ruisseau de Langue, le ruisseau de Lazié, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 74 km de longueur totale[4],[11].
Le Lez, d'une longueur totale de 35,8 km, prend sa source dans la commune de Sentein et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans le Salat à Saint-Girons, après avoir traversé 11 communes[12].
Le Riberot, d'une longueur totale de 13,8 km, est entièrement situé sur la commune. Il prend sa source en amont de l'étang Long, près du pic de Sernaille, à l'extrémité sud de la commune, et se jette dans le Lez près du hameau de Ayer, en amont du bourg[13].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[16] et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 200 mm[17]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 096 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Augirein à 10 km à vol d'oiseau[20], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 257,9 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[23], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Bordes-Uchentein est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 70 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].
Hameaux et lieux-dits
Les Bordes-sur-Lez détient deux églises car autrefois divisé en deux paroisses : Ourjout sur la rive gauche du Lez et Bordes qui a donné son nom au village sur la rive droite. Deux hameaux possèdent aussi des chapelles : Aulignac et Idrein. La fusion opérée avec Uchentein, effective en 2017, ajoute l'église Saint-Étienne.
La majeure partie de la superficie de la commune est composée de la vallée du Ribérot et de la haute montagne qu'elle dessert pour une grande part domaniale. Ayer est le seul hameau encore habité de cette vallée qui s'étend jusqu'à la frontière espagnole. La crête partant du Tuc de la Pale de la Clauère (2 677 m) jusqu'au Tuc de Mil (2 802 m) est commune avec la Catalogne espagnole mais c'est le Mont Valier (2 838 m), sommet emblématique du Couserans, qui est le pic le plus fréquenté de cette vallée grâce notamment au refuge des Estagnous (gardé à la belle saison).
Les Arts, Esperris, Seps, Lafajole.... sont des hameaux liés à l'ancienne commune d'Uchentein.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Bordes-Uchentein est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[27],[28].
Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, le Lens, ou ruissellement d'un versant[29].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Bordes-Uchentein[30]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[31].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation, mouvement de terrain et avalanche approuvé le et le pour l'ancienne commune des Bordes-sur-Lez[32].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Bordes-Uchentein est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[33].
Toponymie
Histoire
Préhistoire
Un menhir de deux mètres de haut, situé au lieu-dit les Arz à Uchentein, a été signalé en 1882 par Félix Pasquier, archiviste de l'Ariège à Foix et membre de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts. L'abbé David Cau-Durban signale la découverte d'ossements humains, de fragments de poterie et 27 objets de bronze datés de l’âge du fer, ces derniers outils été trouvés en 1880 au lieudit Grotte / Garrides de Bacher ou encore Garricks de Bacher à Uchentein.
Le dolmen d'Ayer est classé monument historique depuis 1889.
Moyen Âge
Parmi les ponts remarquables du département, le pont à Ourjout a été construit dès la seconde moitié du XIIIe siècle. Les chapelles d'Ourjout et d'Aulignac remontant également au Moyen Âge.
En 2012, des peintures murales romanes ont été découvertes dans l'église Saint-Pierre du hameau d'Ourjout lors de travaux de restauration. Pour la DRAC, ces œuvres dateraient du XIIe siècle et elles sont comparables en de nombreux points aux peintures du Maître de Taüll. En , le préfet de région Pascal Mailhos annonce la restauration et la valorisation de cette fresque romane dont l'état de conservation est exceptionnel.
Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site Internet de l'association Patrimoine Art Culture de Bordes-Uchentein[34].
Carrières de marbre réputées
À Uchentein, un marbre beige teinté de rosé, veiné de vert ou de rouge appelé l’Escalette en était extrait jusqu'en 1977. Destiné à l'export vers les États-Unis, il fut également en France l'apparat de bâtiments notamment à la Défense, Lyon, Bordeaux, Tours... Si Raymond Lizop (1879-1969), professeur à l'Université de Toulouse et membre de la Société française d'archéologie, a démontré que les marbres de la haute vallée du Lez ont été exploités dans l'Antiquité, ni le baron de Dietrich, ni Louis Marrot ne font état de l'existence de carrières à Uchentein du XVIIIe siècle au début du XIXe. Ils ne signalent pas non plus une quelconque tradition antérieure. L'exploitation n'en est du reste documentée qu'à partir de 1920.
Ces carrières de marbre, d'accès difficile, sont situées à 1 215 m d'altitude. Un sentier de randonnée balisé offre une immersion dans les vestiges de ces carrières. Il en était extrait des blocs taillés avec des câbles d'acier, pesant jusqu'à 14 tonnes. Descendus sur un chariot retenu par un câble, ils étaient ensuite transportés dans l'Hérault pour y être débités et polis.
Le chemin de la Liberté à son point haut
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la frontière franco-espagnole devient une possibilité de transit pour de nombreuses personnes fuyant le régime nazi ou voulant poursuivre le combat au sein de la France libre. Le chemin de la Liberté[35] de Saint-Girons à Esterri d'Àneu passait au refuge des Estagnous, puis franchissait la frontière par le col de la Pale de la Claouère où une stèle rend hommage aux Passeurs.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Bordes-Uchentein est membre de la communauté de communes Couserans-Pyrénées[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Lizier. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[36].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 1].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Couserans Ouest pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[37].
Communes déléguées
| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
|---|---|---|---|---|---|
| Les Bordes-sur-Lez (siège) | 09062 | CC Couserans-Pyrénées | 50,46 | 165 (2014) | 3,3
|
| Uchentein | 09317 | CC Couserans-Pyrénées | 4,02 | 20 (2014) | 5 |
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.
En 2023, la commune comptait 219 habitants[Note 4], en évolution de +25,86 % par rapport à 2017 (Ariège : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Loisirs et festivités
Économie
- Usine hydroélectrqiue EDF de Bordes
- Restaurant : "Le Sainte-Hélène", cuisine traditionnelle du terroir, à Bordes.
- Restaurant et gîte : "La Maison du Valier", auberge de montagne et gîte d'étape au départ des randonnées du massif du mont Valier, au plat de la Lau, à l'extrémité de la vallée du Ribérot.
- Refuge des Estagnous[39] : situé à 2 246 m d'altitude sur le mont Valier (2 848 m), ouvert de juin à octobre (vérifier les dates de début et fin de saison, la météo du jour, réservation obligatoire, longue marche assez difficile avec chaussures et vêtements appropriés, coupe-faims), repas et nuitées (72 places en dortoir). Une via ferrata relie le refuge à l’étang long. Surplombant l’étang rond, elle permet une découverte de la verticalité en sécurité et un point de vue de grande qualité. Avec un départ possible depuis le refuge ou de l’étang Long, l'itinéraire total orienté ouest est de 1 200 m, dont 620 m équipés en deux parties et pour 150 m de dénivelé. La durée aller est de 2 h 30. Cette via ferrata est classée en difficulté D, c'est-à-dire difficile.





