Boris Drahusak

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Naissance
(65 ans)
Paris
Nationalité
franco-suisse
Activité
Parti politique
Boris Drahusak
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Biographie
Naissance
(65 ans)
Paris
Nationalité
franco-suisse
Activité
Autres informations
Parti politique

Boris Drahusak, né le à Paris, est un historien, une personnalité politique suisse, d'origine franco-ukrainienne.

Il est membre du parti des Verts. De 2004 à 2011, il est codirecteur du département de la culture de la ville de Genève. En 2014, il est directeur pédagogique à l'institut Florimont, au Petit Lancy.

Mondial Contact

Boris Drahusak est d'origine franco-ukrainienne et de langue maternelle française. Il naît le à Paris. Il grandit dans une banlieue ouvrière française et arrive à Genève à 30 ans. Il est titulaire d'un DEA en Histoire[1],[2]. Il enseigne l'histoire à Genève à partir de 1991.

Le , il fonde, avec son épouse, l'association Mondial Contact. L'association a pour objet social de « créer, organiser, coordonner, suivre des actions, des espaces, des projets destinés à promouvoir la participation du citoyen d'origine étrangère et du résident à l'espace public et à la vie de la Cité, et à développer, susciter les relations interculturelles ». L'association développe des activités et crée des rencontres, pour sensibiliser à l'intégration des étrangers[3],[4],[5],[6],[7]. Elle sera dissoute en 2003.

Acitivité politique

En 2000, Boris Drahusak adhère au parti écologiste les Verts (Suisse). Il s'oppose notamment à l'initiative des 18 %.

De 2001 à 2003, il préside la section « ville de Genève », et reste actif au niveau cantonal. Il gère plusieurs campagnes électorales.

De 2004 à début 2011, il est codirecteur du département de la culture. Son style de gestion est controversé : d'un côté, il passe pour très travailleur, exigeant, avec une vision claire, bon orateur qui « gagne à être connu » et aurait l'étoffe d'un « excellent magistrat »[8]. De l'autre, il est qualifié d'homme à deux visages : cordial avec ses amis mais froid, arrogant et hautain, voire méprisant, avec ses subordonnés[réf. nécessaire].

Il subit trois échecs électoraux, notamment à l'élection à la Constituante en 2008, après une campagne sur le thème de l'intégration. Son parti appuie sa candidature à l'élection au Conseil administratif 2011. Sandrine Salerno y participe.

Il ne démissionne pas de son poste à la Culture après sa candidature. Il se démet de ses fonctions de codirecteur, et reste au service de la culture comme conseiller.

Au printemps 2011, il n'est pas élu. Il se retrouve sans emploi et sans mandat politique[9],[10],[11],[12].

Affaire Salerno

Le , les médias annoncent la décision du Conseil administratif de nommer Boris Drahusak au poste de directeur des ressources humaines de la ville de Genève. Cette nomination aurait, selon la presse, eu lieu sur proposition de Sandrine Salerno.[réf. nécessaire].

Le nouveau DRH rejoint son service le , en qualité de directeur adjoint. Son entrée en fonction comme directeur est prévue au . Le , il annonce sa démission. Elle doit prendre effet au [13],[14].

Le , la commission des finances de la ville de Genève décide, à l'initiative de l'UDC Eric Bertinat, de saisir la Cour des comptes : en cause, la gestion du département par Madame Salerno. La presse laisse entendre que Madame Salerno aurait proposé la nomination de M. Drahusak pour raisons personnelles.[réf. nécessaire].

Dans son rapport annuel 2011, la Cour des comptes note que « l’expérience et la formation professionnelle [de Boris Drahusak] ne correspondaient pas aux exigences du poste »[15].

Le Conseil administratif conteste les conclusions du rapport. Il soutient que M. Drahusak aurait « amplement démontré qu’il possédait à la fois les compétences requises et une expérience solide pour assumer la Direction des ressources humaines ».[réf. nécessaire].

La Cour des Comptes pointe les conditions d'engagement : « Des conditions de « sortie » particulièrement avantageuses ont été prévues contractuellement au cas où ledit collaborateur ne donnerait pas satisfaction ou souhaiterait quitter le poste durant la période d’essai  »[16].

Le quotidien le Matin donne des précisions : il s'agirait d'indemnités de départ correspondant à 10 mois de salaire, soit à un montant estimatif de 150 000 francs. Mme Salerno affirme que M. Drahusak aurait renoncé à l'indemnité de départ.[réf. nécessaire]. Il aurait retrouvé un emploi au sein de la direction de l'Institut Florimont, dont il est président et dans lequel il donne des cours d'escrime. Le Matin pense que cette renonciation, si elle a eu lieu, était le résultat de pressions exercées par Mme Salerno ou son entourage[13],[17],[18],[19],[20].

Divers

Boris Drahusak pratique et enseigne l'escrime ; il est Maître d'armes diplômé[4]. Membre fondateur du club d'escrime de l'Institut Florimont, il en est le président, et y donne des cours . En , en Bulgarie, il termina huitième des championnats du monde à l'épée dans sa catégorie[21]. En 2015, il est champion de Suisse en catégorie vétéran V2.

Vie privée

Notes et références

Liens externes

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