Boris Onishchenko
pentathlète soviétique
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Boris Onishchenko (en russe : Борис Григорьевич Онищенко et en ukrainien : Борис Григорович Онищенко; aussi translittéré sous les formes Onyshchenko, Onishenko, Onischenko), né le , est un pentathlète ukrainien sous bannière soviétique. Il participa aux Jeux olympiques d’été de 1968, 1972 et 1976, où il tricha à ces derniers.
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Université nationale d'éducation physique et du sport d'Ukraine (en) |
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Biographie
Boris Onishchenko a été un des principaux membres de l’équipe nationale d’Union soviétique de pentathlon moderne du début des années 1970. Il est resté dans l'histoire de son sport et de l'olympisme pour avoir été banni des Jeux olympiques de Montréal pour tricherie lors de l’épreuve d'escrime[1],[2].
Jeux Olympiques de 1976
Avant d’arriver à Montréal, Boris Onishchenko avait déjà un palmarès de plusieurs médailles aux Jeux olympiques et aux championnats du monde. Onishchenko était un athlète considéré et reconnu[3].
Après la première épreuve du pentathlon moderne de l’épreuve olympique, l’équipe russe se classait à la quatrième place, juste derrière l’équipe de Grande-Bretagne (qui n’a pourtant jamais eu d’équipe olympique). L’escrime, sous la forme d’un tournoi d’épée en une touche gagnante, était la deuxième épreuve et Onishchenko, considéré comme le meilleur escrimeur de la compétition en était le favori.
Pendant l’assaut contre le capitaine de l’équipe britannique, Jim Fox, l’encadrement britannique émit une protestation car l’épée d’Onishchenko avait fait s’allumer la table de marque sans avoir touché quoi que ce soit. L’arbitre confisqua l’arme et la déposa au directoire technique. On y découvrit alors une modification de l’équipement électrique[4].
Onishchenko fut immédiatement exclu de la compétition et l’Union Soviétique exclue de l’épreuve par équipe. Les autres pentathlètes soviétiques furent autorisés à participer à l’épreuve individuelle. Le titre fut remporté ensuite par l’équipe de Grande-Bretagne.
L’ironie est qu’Onishchenko, considéré comme le meilleur escrimeur de la compétition, n’aurait sûrement pas eu besoin de ce subterfuge pour remporter l’épreuve. Après le retrait, il gagne ainsi huit de ses neuf combats, avec une épée conforme.
A son retour des Jeux, les autorités soviétiques le bannissent à vie, et lui retirent ses titres de Héros du travail et de maître émérite du sport de l'URSS[5]. En 1977, on lui octroie le poste de directeur d'une école sportive au sein du Stade olympique de Kiev, où il travaillera pendant plus de trente ans.
La tricherie et ses conséquences
A l’épée électrique, une touche est déclarée valable par une table de marque électronique quand une pression de 750 grammes est exercée sur la pointe de l’arme. Cette pression, fonctionnant comme un interrupteur, permet de réaliser un circuit électrique formé par l’arme, le fil de corps et la machine. Une lampe de couleur s’allume alors.
Il a été découvert dans l’épée d’Onishchenko un système équivalent à un interrupteur, placé sous le grip de la poignée, lui permettant de faire allumer la table de marque sans exercer une pression sur la pointe de l’arme et donc sans toucher l’adversaire[1],[2].
Les conséquences de cet acte ne se limitèrent pas au seul pentathlon moderne. L’escrime elle-même fut touchée. La fédération internationale d'escrime renforça les contrôles au cours des compétitions. Les armes sont contrôlées systématiquement avant chaque assaut. Aujourd’hui, dans les phases finales des compétitions internationales, ce ne sont plus les tireurs qui viennent avec leurs armes au début de l’assaut, mais celles-ci leur sont apportées par le directoire technique de la compétition.