Boris Pahor

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Décès (à 108 ans)
Trieste, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale
Langue d’écriture Slovène
Boris Pahor
Description de cette image, également commentée ci-après
Boris Pahor en 2015.
Naissance
Trieste, Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès (à 108 ans)
Trieste, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Slovène

Œuvres principales

Boris Pahor, né le à Trieste, qui appartenait à l'époque à l'empire d'Autriche-Hongrie, et mort le dans la même ville[1], est un écrivain slovène.

Le 16 octobre 2013, Boris Pahor s'est vu remettre le prix du citoyen européen des mains de Martin Schulz, président du Parlement européen.

Boris Pahor est le fils d'un photographe pour la gendarmerie (Franc Pahor) et d'une cuisinière placée (Marija Ambrozic)[2]. En 1920, Boris Pahor assiste à l'incendie de la maison de la Culture slovène (Narodni dom, soit la « Maison du peuple ») de Trieste, par les fascistes italiens dont il déclare : « J'avais sept ans. Ça a été un choc énorme[2] ». Quand les nazis prirent le contrôle de la région en 1943, il rejoignit les rangs de l'armée de libération yougoslave. Arrêté, il fut déporté en Alsace au camp de concentration de Natzweiler-Struthof, puis en Allemagne (Dachau, Mittelbau-Dora et Bergen-Belsen)[3],[2]. Il en gardera une maladie du foie, qu'il soignera en allant se réinstaller à Trieste, luttant contre les bacilles grâce au soleil[4]. Cette volonté de rester à Trieste explique le fait qu'il soit resté en Italie, plutôt que de s'installer en Yougoslavie puis en Slovénie, la ville ayant été intégrée à la Yougoslavie en 1945, puis cédée à l'Italie en 1954, tout en conservant une importante minorité slovène[4].

Bien que parlant parfaitement de nombreuses langues il écrit en slovène et il a inlassablement défendu la culture slovène persécutée dont il est la mémoire et la voix. Mais ce n’est que dans les années 90, alors qu’il a déjà plus de 80 ans, que la France et l’Europe prennent connaissance de son œuvre[5].

Il est considéré comme l’un des écrivains de langue slovène les plus importants de son époque. Il n’est révélé aux lecteurs de langue française qu’en 1990, par son récit majeur Nekropola (Pèlerin parmi les ombres, La Table ronde, traduction de 1990), où il narre son expérience des camps de la mort, puis par son roman Printemps difficile (Phébus, 1995).

Il est candidat sur la liste du Parti populaire sud-tyrolien (SVP) au nom de l'alliance avec la Slovenska Skupnost pour les élections européennes de 2009.

En 2021, à 108 ans, il est le doyen de la littérature mondiale[4]. La même année, il fait son entrée dans l'édition 2022 du Petit Larousse[6].

Il était marié à Radoslava Premrl[4] (1921-2009).

Distinctions

Œuvre

Notes et références

Annexes

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