Boris Skossyreff
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Justí Guitart i Vilardebó (coprince épiscopal)
Justí Guitart i Vilardebó (coprince épiscopal)
| Boris Ier | |
Boris Skosyrev en 1933. | |
| Titre | |
|---|---|
| Roi d'Andorre | |
| – (13 jours) |
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| Prédécesseur | Albert Lebrun (coprince français) Justí Guitart i Vilardebó (coprince épiscopal) |
| Successeur | Albert Lebrun (coprince français) Justí Guitart i Vilardebó (coprince épiscopal) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Boris Mikhailovitch Skossyreff |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vilnius (Empire russe) |
| Date de décès | (à 92 ans) |
| Lieu de décès | Boppard (Allemagne de l'Ouest) |
| Conjoint | Marie-Louise Parat de Gassier |
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| Roi d'Andorre | |
| modifier |
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Boris Mikhailovitch Skosyrev, dit aussi Skossyreff-Mavroussoff ou Skosyrew-Mawrusow (russe Борис Михайлович Скосырев) est un aventurier du XXe siècle qui s'est auto-proclamé « roi d'Andorre » en juillet 1934 sous le nom de Boris Ier[1].
Après avoir fui la révolution russe en et obtenu un passeport Nansen, il affirmait s'être réfugié en Grande-Bretagne où il aurait commencé une carrière de diplomate, voyagé dans de nombreux pays, et exercé l'activité d'espion en mission en Sibérie, au Japon et aux États-Unis.
Quoi qu'il en soit, selon The Times, en , un certain Boris Skossyreff alors âgé de 22 ans, ancien traducteur au service de la Mission militaire japonaise, est jugé par le tribunal de police de Westminster à Londres, pour avoir émis un ou des chèques sans provision.

En , il s'installe aux Pays-Bas, au service de cet État, obtient un passeport néerlandais et revendique avoir reçu de la reine Wilhelmine le titre de comte d'Orange, bien qu'il ne figure pas sur la liste des titulaires. La même année, il rencontre Marie-Louise Parat de Gassier, une Française issue d'une vieille famille de Provence, plus âgée que lui. Ils se marient le . Ce mariage, qui semblait être de pur intérêt, s'avéra être une chaleureuse et aventureuse complicité car les deux époux se livrèrent ensemble à diverses escroqueries, chèques sans provision, séduction de partenaires fortunés. Ils se séparèrent et Skossyreff s'installa avec une jeune Anglaise, Polly Heard.

Accompagné de Florence Marmon, ex-épouse du milliardaire américain Howard Marmon, et de sa compagne anglaise Polly, Boris arrive en Andorre en après avoir été expulsé de Majorque quelques mois auparavant pour troubles à l'ordre public (il organisait des orgies). L'Andorre est alors aussi pauvre qu'isolée. Soutenu par un membre du Conseil général, Skossyreff promet à la Chambre un régime libéral et la modernisation du pays. Il projette de développer une activité économique autour d'un casino, d'après le modèle de Monaco, et de faire des pâturages pyrénéens un paradis fiscal attirant des investissements étrangers, sur le modèle du Liechtenstein. Il commet l'erreur de contester l'autorité française sur la principauté, soutenant que Jean d'Orléans, « duc de Guise » est le vrai héritier des comtes de Foix et de Béarn, princes d'Andorre, et que « les Andorrans se sentent administrés contre leur volonté par Albert Lebrun, président de la République française ».
Le , il se proclame roi d’Andorre sous le nom de Boris Ier. Deux jours plus tard, le Conseil général des Vallées, présidé par Pere Torres Riba, entérine la monarchie à l'unanimité moins une voix[2], soit vingt-deux voix contre l'avis de monsieur Cinto, représentant des Encampadans. Un gouvernement provisoire est constitué dès le lendemain. Le Conseil général devient le parlement et un nouveau drapeau, orné d'une couronne, est adopté. Une nouvelle constitution doit être rédigée.
Skossyreff proclame la liberté politique, religieuse et d'opinion. La France (dont le président Albert Lebrun est l'un des coprinces) ne réagit pas, et monsieur Cinto, seul conseiller qui s'oppose à Skossyreff, se rend alors en Espagne chez l'évêque d'Urgell, l'autre coprince d'Andorre, pour l'informer de la situation. Le , le Parlement renouvelle sa confiance à Boris Ier (toujours à l'unanimité moins une voix)[3], tandis que l'évêque du diocèse d'Urgel, Justí Guitart i Vilardebó réaffirme que les seuls coprinces d'Andorre étaient l'évêque lui-même et le président de la République française[4], sans l'aval (ou le renversement) desquels rien ne peut être entériné.
