Boris Zaïtsev (écrivain)

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Nom de naissance
Boris Konstantinovitch Zaïtsev
(en russe : Зайцев, Борис Константинович)
Boris Zaïtsev
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Boris Konstantinovitch Zaïtsev
(en russe : Зайцев, Борис Константинович)
Nationalités
Activité
Conjoint
Vera Zaïtsev (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Nathalie Sollogoub (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Genre artistique

Boris Zaïtsev (en russe : Зайцев, Борис Константинович), né à Orel le 29 janvier 1881 ( dans le calendrier grégorien) et mort à Paris 15e le [1], est un écrivain, romancier, nouvelliste, dramaturge, traducteur russe. Après des débuts prometteurs en Russie au début du XXe siècle, il a quitté définitivement la Russie en 1922 pour s'installer en France à partir de 1923. L'œuvre de Zaïtsev continue la tradition d'Ivan Tourgueniev et Anton Tchekhov par sa perception religieuse du monde, par son désintérêt pour la course à la prospérité matérielle et à la vie bien rangée. Il est aussi souvent comparé à un autre auteur russe exilé en France, Ivan Bounine, pour son sens aigu de la beauté. Mais sa mélancolie et sa tendresse délicate l'éloignent du pessimisme de Bounine[2].

Enfance et adolescence

Son père est directeur de l'usine à papier "Goujon", et fait partie de l'aristocratie du gouvernement de Simbirsk. Il passe son enfance dans le village d'Ousty, district de Jizdrinski, gouvernement de Kalouga (actuel raïon de Douminitchcki de l'oblast de Kalouga).

Ses gouvernantes assurent sa première éducation. Il étudie ensuite au gymnase classique de Kalouga (1892-1894), où il ne termine pas ses études mais présente et réussit ses examens de langues anciennes au 6e gymnase de Moscou en 1902. Il poursuit ensuite des études d'enseignement pratique à Kalouga, entre 1894 et 1897, puis, en 1898, accomplit une dernière année complémentaire. Il étudie ensuite à la section de chimie de l'université technique d'État de Moscou-Bauman (18981899 ; il en est expulsé pour avoir participé aux manifestations d'étudiants). Il fréquente alors l'École des mines de Saint-Pétersbourg (1899-1901 ; sans terminer), puis la faculté de droit de l'université d'État de Moscou (1902-1906 ; sans terminer), mais la littérature l'emportera finalement sur les études amorcées.

Débuts littéraires

Il commence à écrire à 17 ans. À l'automne 1900, il fait la connaissance d'Anton Tchekhov, à Yalta. Au printemps suivant, il lui envoie le manuscrit du récit « Une Histoire inintéressante » ainsi qu'à Vladimir Korolenko. Il rencontre également Leonid Andreïev, qui l'aide à faire son entrée dans le monde littéraire en l'introduisant au cercle littéraire « Mercredi » (Sreda), dirigé par Nikolaï Telechov. Il débute avec le récit « En chemin », paru dans le « Courrier ». En 1902 ou 1903, il rencontre Ivan Bounine, avec lequel il conserve, durant de longues années, des relations d'amitié.

Il vit à Moscou (plusieurs de ses écrits font écho de son attachement à cette ville, notamment: "La broderie d'or", "Fleuve du temps"). Il se rend souvent à Saint-Pétersbourg. Il est membre du cercle artistique et littéraire (1902), participe à la publication de la revue « Zori » (Crépuscules), durant quelques mois, en 1906. L'année suivante, il devient membre effectif de la Société des amis de la littérature russe et de la Société de publication littéraires périodiques.

En 1904, il voyage en Italie. Par la suite, de 1907 à 1911, il fait de l'Italie sa seconde patrie. Cela lui inspire, par la suite, un livre (Italia, 1923) et lui donne une toile de fond pour beaucoup de ses contes, dont Raphaël (1924)[2].

Périodes de guerre et de révolution

À l'époque de la Première Guerre mondiale, il vit avec son épouse et sa fille, Nathalia, dans le village de Pritykine. Après être entré à l'école militaire Alexandre, il en sort en avec un grade d'officier. Dans une des brochures Discussion sur la guerre (Moscou, 1917), il décrit l'agressivité allemande et développe l'idée d'une guerre jusqu'à la victoire finale. En , il contracte une pneumonie et retourne à Pritykine pour s'y reposer jusqu'en 1921, tout en passant régulièrement à Moscou. En 1922, il est élu président de la section moscovite de l'Union russe des écrivains.

La participation active de Zaitsev au comité d'aide aux victimes de la famine de 1921, « Pomgol » attire la suspicion de Lénine et lui vaut la prison. Comprenant la tragédie qui résulte de la révolution et de la guerre civile, après la mort de son neveu et de son beau-fils Zaïtsev et son épouse décident de quitter à jamais la Russie.

Il suit, ainsi, le même chemin d'exil que Bounine, Ivan Chmeliov, Berdiaev et bien d'autres.

Exil

En , Zaïtsev déménage à Berlin avec sa famille. Il travaille activement aux revues Sovreménnye zapiski et Zveno. Un an plus tard, il déménage en Italie puis, en , à Paris, où il vit presque 50 ans. En , il devient rédacteur de la revue de Riga Peresvone (Carillon) et, en 1927, il publie ses œuvres dans la revue parisienne Renouveau.

Au printemps 1927, à la suite d'un voyage au mont Athos il écrit un récit de voyage du même nom : « Athos ».

De 1925 à 1929, les premières parties des écrits intitulés « Le Voyageur » sont publiées dans les revues Renouveau et Jours. Ces récits décrivent la vie en France.

En même temps, Zaïtsev rassemble les éléments qui lui permettent d'écrire et de publier, plus tard, les biographies de Tourgueniev, Tchekhov et Vassili Joukovski, les écrivains dont il se sentait le plus proche, spirituellement[3].

Il voyage beaucoup en France, dans les villes de Grasse, Nice ou Avignon, dont on trouve des évocations dans ses écrits ultérieurs.

Lors des premières années de la Seconde Guerre mondiale, Zaïtsev se consacre à des publications dans des revues et des journaux. Puis, quand la France est occupée par l'Allemagne, en 1940, ses publications dans des éditions russes ne suivent plus. Durant ces années, l'écrivain se refuse à faire connaître ses opinions sur la situation politique. Il continue à travailler et publiera, en 1945, le récit « le Roi David ».

En 1947, Zaïtsev travaille au journal russe à Paris «La Pensée russe» et, la même année, devient président de l'Union des écrivains russes de France, jusqu'à la fin de sa vie. (De nombreux articles et chroniques parus dans la Pensée russe entre 1947 et 1972 sont repris dans Дни)

Dans les années 1950, il est membre de la Commission de traduction en russe du nouveau testament, à Paris.

L'année 1957 est une année pénible pour l'écrivain: son épouse est victime d'un accident vasculaire cérébral; il est à son chevet tous les jours et continue, en même temps, à écrire un journal intime. Sa femme est morte en 1965.

En 1959, il commence à coopérer à l'anthologie « Mosty », à Munich, et à correspondre avec Boris Pasternak. Zaitsev est un écrivain prolifique. Durant sa période d'émigration il publie plus de 30 livres et 800 articles dans des revues périodiques.

À son décès, en 1972, il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Activités littéraires

Œuvres

Voir aussi

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