Borysthène (cheval)
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Borysthène (en latin : Borysthenes) est le mom du cheval préféré d'Hadrien, empereur romain de à .
L'existence de Borysthène nous est connue par Dion Cassius et est confirmée par une inscription lapidaire latine qui nous apprend notamment son nom. Découverte près d'Apt, l'inscription contient un poème attribué à Hadrien et interprété comme l'épitaphe de Borysthène.
Borysthène (Borysthenes) est le cheval préféré d'Hadrien[1]. Son homonyme fluvial est le Borysthène (Dniepr)[1]. C'est un coursier alain (Alanus)[1] qu'Hadrien emploie comme cheval de chasse (veredus)[2],[3]. Avec lui, Hadrien chasse le sanglier en Étrurie (Etruria)[4]. Il meurt près d'Apt (Apta Iulia) lors d'un des deux séjours d'Hadrien en Gaule (Gallia), à savoir : soit en , soit au retour d'Hadrien de Bretagne (Britannia) en -[5],[6]. À sa mort, Hadrien lui fait élever un tombeau et fait fait graver une inscription sur sa stèle funéraire[5].
Des auteurs ont émis l'hypothèse que Borysthène serait un cadeau que Rasparagan (Rasparaganus), roi des Roxolans (Roxolani), aurait offert à Hadrien à la paix de Mésie, datée de vers [7],[8].
Inscription
L'inscription consiste en deux fragments, non jointifs, tous deux trouvés près d'Apt, le premier au début du XVIIe siècle et le second à la fin du siècle suivant[9].
Nicolas-Claude Fabri, seigneur de Peiresc (-) est le premier auteur à avoir signalé la découverte du premier fragment[10]. Selon lui, il aurait été trouvé en , dans le champ, au lieu-dit « les Tourrettes », localisé à quatre kilomètre au sud-ouest d'Apt ; de là, il aurait été transporté à Apt puis, le , à Aix-en-Provence, chez Peiresc lui-même[10]. Mais, d'après Honoré Bouche (-), il aurait été trouvé vers , lors du creusement d'un puits, dans le basse cour — c.-à-d. la cour destinée aux écuries et aux équipages — de la maison épiscopale d'Apt ; et, en , il se serait trouvé dans la maison du sieur Lenfant[10]. À la fin du XVIIIe siècle, Esprit Calvet (-) ne l'y a pas retrouvé[10].
À une date qu'il n'a pas précisé, Calvert a découvert le second fragment à Apt, dans une auberge près de la mairie[11]. Ultérieurement, il a disparu et Otto Hirschfeld (-) ne l'a pas retrouvé au musée d'Avignon[11]. Ayant été retrouvé, il est exposé au musée lapidaire d'Avignon[12],[13].