Bougnies

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Bougnies
Bougnies
Église Saint-Martin (XVIe siècle).
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Commune Quévy
Code postal 7040
Code INS 53084J
Zone téléphonique 065
Démographie
Population 359 hab. (1/1/2025[1])
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 12″ nord, 3° 56′ 21″ est
Superficie 283 ha = 2,83 km2
Localisation
Localisation de Bougnies
Localisation de Bougnies au sein de Quévy
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Bougnies

Bougnies est une section de la commune belge de Quévy, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Cette petite commune existait avant le XIIe siècle. Elle est mentionnée dès 1119 sous la forme latine Bugniae. En 1120-1127, on trouve celle de Buigniae. En roman on disait Buignies, Bugnies, Buisnies. La forme Bougnies, adoptée en dernier lieu, ne date à proprement parler que du XVe siècle.

Il semble difficile de trouver dans ce nominal autre chose que le radical bos, génitif bovis latin, bués, bus, buefs roman, qui a la signification de bœuf et la désinence egnies ou ognies ayant le sens de demeure, habitation. Habitation des bœufs, la bouverie (en latin bovaria) ou par extension la métairie, Bougnies a de nombreux paronymes tels que Beugnies ou Beuwignies-sous-Harmignies, Beugnies dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe, Bouvignies-lez-Ath, Boegnies sous Fontaine-l'Evêque, etc. Certains auteurs préfèrent comme étymologie soit la demeure des bouleaux soit la demeure d'un individu appelé Bove ou Bueves.

Géographie

Évolution démographique

  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Histoire

Des débris romains ont été découverts à diverses reprises dans le sol de Bougnies, notamment dans le champ de Loberval.

En 1554, le village fut entièrement détruit par les troupes françaises. Deux ans après, il n'y existait encore que trois maisons réhabitées.

La seigneurie principale se composait de deux fiefs tenus de la terre de Louvignies et d'un troisième relevant de l'abbaye de Saint-Denis-en-Broqueroie qui y possédait un alleu assez important au début du XIIe siècle. Vers 1120-1127, le prévôt Lambert renonça à tous droits qu'il prétendait sur ce village en opposition à ce monastère. Les premiers seigneurs portaient sans doute le nom de ce village. Jean de Buignies est cité en 1212. Jean de Buignies, écuyer, comparaît dans une charte de 1292. Une famille de Buignies existant au XVe siècle portait d'argent à trois fers de moulin de gueules, au franc quartier burelé d'or et d'azur à une ombre de lion, à la bordure engrêlée d'or.

Il semble qu'en 1311, la seigneurie appartenait à la famille de Fierut ou Fieuru et en 1396 à Gilles, sire de Ville. On trouve ensuite comme seigneurs de Bougnies :

  • en 1439-1451, Gérard de Le Loge.
  • en 1740, Zègre de Gavre d'Herimelz.
  • en 1486-1493, Thierry de Le Loge. La veuve de celui-ci, Catherine de Gavre, abandonna la terre de Bougnies à François du Poncheau, chevalier, en 1529.
  • François du Poncheau la laissa à son fils Louis, seigneur d'Arbre et d'Attre.

Au milieu du XVIIe siècle, la famille Hanot l'avait acquise et une alliance la transmit aux de Biseau, dont une branche prit le prédicat "de Bougnies". L'ancienne maison de plaisance de ces seigneurs a fait place à un château moderne.

On trouvait à Bougnies d'autres seigneuries ou tenances. L'une relevant des seigneurs de Naast fut vendue en 1342 par Huart de Noirchin, fils de Gérard, à Baudouin de Pottes. La tenance du Bosqueau appartenant à Jean de Hon en 1401 passa quelques années après au seigneur de Sars. La seigneurie de Warelles sur Quévy s'étendait également sous Bougnies.

Un seul échevinage servait à chacune de ces tenances qui avaient pourtant chacune leur maire spécial. Colart Estrikial, maire de la seigneurie principale est cité en 1325.

Bougnies possédait une maladrerie ou léproserie située au lieu-dit Les Préelles.

Le château de Bougnies et toutes ses dépendances, comptant 12 hectares, 58 ares fut en vente en 1909, vente dont fut chargé Me Malengreau, notaire de Harvengt[2].

Le est inauguré, en présence du lieutenant général chevalier de Nèves de Roden, aide de camp, représentant le Roi, et de M. Vanderpoorten, ministre des Travaux publics, le Centre régional des loisirs et de santé. Il est l'œuvre de l'architecte Marcel Chabot de Liège et de l'entrepreneur Cornu[3].

Le , l'Aide paysanne aux enfants des villes ouvrit une maison à Bougnies afin de recevoir trente enfants de Bruxelles[4].

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

Patrimoine et culture

Patrimoine architectural

Culte et Église Saint-Martin

L'abbaye de Crespin avait de temps immémorial la collation de l'autel de ce village, qui n'était d'ailleurs qu'un secours de la paroisse d'Asquillies. Le concordat maintint cette dépendance et érigea en oratoire public l'église. Celle-ci, dédiée à Saint-Martin, est déjà mentionnée à la fin du XIIIe siècle. L'édifice actuel, à l'exception de la tour rebâtie en 1714, fut édifiée dans la seconde moitié du XVIe siècle et fut consacrée le par Mg François Van der Burch, archevêque de Cambrai, comme le rappelle une pierre commémorative toujours en place dans l'église. C'est à la requête de François Hanot, seigneur de Bougnies, que l'église est consacrée et sûrement bâtie. L'architecture en est ogivale. Les fenêtres à meneaux sont garnies de vitraux peints assez remarquables. La charpente est apparente. On y voit une cuve baptismale avec écussons datant de 1591.

Sous l'ancien régime, la dîme se partageait entre l'abbaye de Crespin, le curé et l'hôpital de Saint-Ladre de Mons. La partie de la dîme appartenant au premier de ces décimateurs était louée en 1338 à Ernoul Li Tilliers de Bougnies moyennant 15 rasières de blé et 5 d'avoine.

Le fut faite la découverte d'une cloche en bronze d'un poids de 300 kilos par des ouvriers réalisant des terrassements de caves. D'après l'inscription gravée dans le métal, elle fut fondue en 1624. Le parrain serait un seigneur de Fleuru et la marraine une dame Catherine Boël (ayant certainement un lien familial avec Jeanne Françoise Boelle, dame de Bougnies et Saint-Hilaire, évoquée ci-après). La cloche elle-même porte le nom de "Catherine". L'enfouissement de cette cloche avait dû avoir lieu lors de la Révolution française[5].

Culture

Enseignement

Économie

Vie associative

Personnages célèbres

Registres paroissiaux et d'État-civil

Notes et références

Bibliographie

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