Bougrétenga
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Bougrétenga est une vaste plaine occupée par des champs et un marigot qui constitue une frontière naturelle entre la province du Kouritenga dont relève le village et la province du Ganzourgou. Les populations vivent dans des concessions au milieu de leurs champs.
Bougrétenga connait deux saisons : une saison sèche (octobre à mai) marquée par l'harmattan et une saison des pluies qui dure 4 mois environ (juin à septembre). Ces deux saisons rythment la vie et les activités des populations rurales.
Le couvert végétal est faible du fait des activités agricoles et de l'impact de plus en plus ressenti du changement climatique. On y retrouve néanmoins de nombreux types d'arbres caractéristiques de la savane, notamment le karité, le néré, le manguier, le baobab, le kapokier, acacia, eucalyptus, des arbres épineux, des buissons, etc.
Une piste rurale qui quitte Pouytenga traverse Bougrétenga pour relier Kando et d'autres villages du département facilitant ainsi la mobilité des populations.
Histoire
Selon la tradition orale, le village tiendrait son nom de son fondateur, le « Naaba Bugré » qui, après avoir combattu, s'est établi là, dans sa quête d'une localité fertile pour y vivre. Bougrétenga serait ainsi une déformation de « Bugsem tenga », qui signifie littéralement la localité fertile ou le village où il fait bon vivre.
Démographie
Si aucune donnée démographique précise ne permet de chiffrer les proportions de femmes et d’enfants, tout porte à croire que comme à l’échelle nationale, le village compte une population majoritairement féminine et jeune. Si les jeunes comptent pour une grande proportion de la population, ils sont de plus en plus confrontés au phénomène de l’exode rural vers les centres urbains comme Ouagadougou et à l'étranger, notamment vers la Côte d'Ivoire : de nombreux jeunes se trouvent à Port-Bouët (Abidjan), travaillant à l'abattoir ou dans le commerce de bétail.
Économie
La population de Bougrétenga vit essentiellement de l’agriculture vivrière, de l’élevage ainsi que du petit commerce.
Sur le plan agricole, les populations cultivent entre autres le sorgho (rouge et blanc), le petit mil (millet), le haricot (niébé), le maïs, les arachides. En plus de l'alimentation, le sorgho rouge sert aussi à la fabrication du dolo, la bière traditionnelle locale.
En ce qui concerne l'élevage, la population pratique aussi bien l'élevage familial (bovins, ovins, caprins, ânes, porcs et volailles) que l'élevage commercial à travers notamment l'embouche bovine. Beaucoup de commerçants du village fréquentent de façon assidue le marché de bétail de Pouytenga, ou font du commerce de bétails vers la Côte d'ivoire ou le Nigeria.
Le petit commerce est développé du fait de la proximité du village avec les villes de Pouytenga (située à 8 km) et de Zorgho (située à 12 km) qui constituent des centres commerciaux importants dans la zone. Par ailleurs, Bougrétenga possède un marché historique de référence qui alterne tous les 3 jours avec ceux de Pouytenga et de Zorgho. Le marché de Bougrétenga a ainsi lieu tous les 3 jours en même temps que ceux de Koupéla et Mogtédo.
L'association Burkina Songré, partenaire de l'Association pour le Développement de Bougrétenga (ADB), a beaucoup contribué au développement économique du village en impulsant plusieurs activités notamment des micro-crédits et la construction d'un centre multi-services au profit des femmes, le soutien à l'élevage de poulets pour des responsables de familles, la mise en route et l'exploitation de deux moulins à grain, la construction d'un forage.

