Bouleau jaune

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Betula alleghaniensis

Faits en bref Règne, Sous-règne ...
Betula alleghaniensis
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Feuillage de Betula alleghaniensis.
Classification
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Fagales
Famille Betulaceae
Genre Betula

Espèce

Betula alleghaniensis
Britton, 1904

Classification phylogénétique

"Représentation graphique de la classification phylogénétique"
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Rosidées
Clade Fabidées
Ordre Fagales
Famille Betulaceae
Espèce Betula alleghaniensis

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

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Carte de la distribution.
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Le bouleau jaune ou bouleau des Alléghanys (Betula alleghaniensis Britton) est une espèce d'arbre de la famille des Betulaceae. Ce bouleau est l'arbre emblématique du Québec depuis 1993[1],[2].

Le bouleau jaune est familièrement appelé merisier au Canada. Ce terme peut aussi désigner le cerisier de Pennsylvanie au Canada[1]. En langue innue, on l'appelle Ushkuai.

Caractéristiques

Ce grand arbre feuillu peut atteindre 30 m de haut et plus de 60 cm de diamètre[3]. L'écorce est de couleur gris argent à gris doré sur les jeunes troncs et elle s'exfolie en filaments argentés et cuivrés avec l'âge[2]. Les rameaux sont d'une vert olive pâle et ils sont légèrement pubescents[4].

Le bourgeon est aigu, légèrement pubescent et présente deux teintes de brun sur chaque écaille[5].

Les feuilles sont alternes, simples et de forme ovale. Elles mesurent entre 6 et 12 cm de long[4]. Elles sont acuminées au sommet. La base de la feuille est obtuse ou subcordée. Les nervures sont pennées et la marge des feuilles est dentée[2]. Elles prennent une coloration jaune en automne.

Les chatons prennent naissance à la base des feuilles. Les chatons pistillés sont sessiles et dressés au moment de la pollinisation. Les chatons staminés sont long et pendants, mesurant 8 cm de long au moment de la pollinisation[5]. Ces derniers sont déjà présents à l'automne. La floraison est printanière[2].

Le fruit est une nucule ailée de 7 à 10 mm de long. Les bractées, aussi appelées écailles, sont pubescentes et trilobées. Chez le bouleau jaune, la nucule est plus large que l'aile[2]. Au Canada, les fruits arrivent à maturité à la fin du mois de septembre et ils chutent au sol, à partir de ce moment[5].

Le bouleau jaune est très proche du bouleau flexible, avec qui il partage de nombreuses caractéristiques morphologiques. Toutefois, le bouleau flexible est absent du Québec[2]. La principale différence est que l'écorce du bouleau jaune s'exfolie naturellement.

Écologie

Le bouleau jaune est présent dans l'est du Canada et dans l'est et le centre des États-Unis[6].

Au Canada, cet arbre pousse dans les sols riches et humides. Il cohabite habituellement avec le hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia), l'érable à sucre (Acer saccharum), le tilleul d'Amérique (Tilia americana), la pruche du Canada (Tsgua canadensis), le sapin baumier (Abies balsamea), le pin blanc (Pinus strobus), l'épinette blanche (Picea glauca) et l'épinette rouge (Picea rubens)[5].

C'est le plus grand des bouleaux de l'est du Canada[2],[5]. Il peut vivre jusqu'à 150 ans, parfois plus[3],[5].

Propriétés

L'écorce est les rameaux ont une odeur mentholée particulière, à cause de la présende du salicylate de méthyle[2].

Utilisation

Le bois du bouleau jaune est très recherché comme bois d'œuvre dans l'est du Canada, il y est aussi utilisé en ébénisterie et pour la fabrication de placage et de contreplaqué. Son bois dur à grain serré est dense et lourd. Il fut employé dans la construction de machines aratoires, de carrosseries et il fait un excellent bois de chauffage[1],[2].

Depuis quelques années, l'exploitation des bouleaux jaunes pour en faire un sirop, selon un procédé similaire à celui du sirop d'érable, est en plein développement au Québec, particulièrement en Gaspésie[7]. Le produit est connu sous le nom de « sirop de merisier ». La sève, moins sucrée, exige une évaporation plus longue. Il faut environ 130 litres de sève de merisier (bouleau jaune) pour faire un litre de sirop, comparativement à environ 35 à 40 litres pour l’érable à sucre[8].

Les Autochtones l'utilisaient en tisane anti-inflammatoire et se servaient du bois pour fabriquer des objets utilitaires et rituels.

Le chaga

Le chaga est un parasite des bouleaux jaunes et blancs. Il contient plusieurs éléments anti-oxydants, des minéraux et des phytostérols. Ce champignon est comestible et fait l'objet d'une commercialisation en l'intégrant comme ingrédient à plusieurs recettes.

Les premiers colons l'appellent merisier en le confondant avec le cerisier sauvage européen, à qui il ressemble par le grain du bois et les feuilles.

Galerie

Bibliographie

  • Anny Schneider, Plantes médicinales indigènes du Québec et du sud-est du Canada, Montréal, Les Éditions de l'Homme, , 270 p. (ISBN 978-2-7619-5256-9), p. 91-93.

Notes et références

Liens externes

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