Boumédienne Bensmaïne est né le dans une grande famille de Mostaganem[1], dans la colonie française d'Algérie. À la suite de la mort de son père El Hachemi, il est pris en charge à l'age de 8 ans par son grand-père paternel Ahmed, négociant et mokadem de la zaouïa El Bouzidia[2]
Il est remarqué par l'administration française, et est emprisonné en France à la suite de distribution de tracts en 1946, libéré en 1947[4]. À son retour, il a ouvert son cabinet dans le quartier Mdina Jdida à Oran[3]. Il devient candidat du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques aux élections législatives de 1946, qui est invalidé par la préfecture[3].
À l'indépendance, il ne fait pas une carrière politique, mais fait partie des notables de la ville[3]. Il s'occupe des soins de la population oranaise; il participe à l'édification de plusieurs mosquées à Oran avant de rejoindre le Sahara pour assurer les soins à la population irradiée par les essais nucléaires français dans les régions de Reggane et Adrar[7].
Il charge des médecins et techniciens pour accompagner les pèlerins à la Mecque[6]. Féru d'histoire, il possédait l'une des plus belles bibliothèques privées d'Oran[3]. Il est mort le à Oran[4].
1234567Jean-Robert Henry et Jean Claude Vatin, Le temps de la coopération: sciences sociales et décolonisation au Maghreb, Paris, KARTHALA Editions, , 405p. (ISBN978-2-8111-0788-8, lire en ligne), p.101-102