Un procès a mis en lumière, en 1907, quelques-uns des courtiers qui opéraient sur les escaliers et dans le jardin de la Bourse, le long des grilles, au bas des escaliers, parfois décrits comme « tout un monde de remisiers de contrebande, de croupiers louches[2] ».
Dix ans plus tôt, L'Argent, roman d'Émile Zola publié en 1891, décrivait déjà minutieusement cette catégorie de l'activité de la place de la Bourse[3]. Alors que les prestigieux coulissiers sont assis en arc de cercle, autour de l'horloge, sous les arcades du Palais Brongniart, la « Bourse des pieds humides » se tient de manière plus informelle mais tout aussi régulière dans le jardin en contrebas, pour l'échange des « titres déclassés » des sociétés le plus souvent en situation de faillite.