«Création des marchands italiens» comme Laurent Capponi, venu de Florence, Lyon centralise aussi les nouveaux échanges sur les effets de commerce et l'escompte[1], qui font le succès d'Anvers à la même époque. Spécialiste du commerce de gros, grande organisatrice de foires depuis 1463[2], Lyon est «censée donner la loi à toutes les autres places d'Europe[3]».
Par la loi du , les Bourses de province sont ouvertes aux négociations sur les emprunts publics et les valeurs mobilières. Ce sont des bourses de commerce, où l’on négocie surtout des effets de commerce[5].
Dans les années 1920, l'intérêt pour les sociétés moyennes a dopé les sept bourses de province, dont la capitalisation est multipliée par neuf entre 1914 et 1928[6], pour atteindre 16% de la capitalisation française contre 9% en 1914. Le total des émissions d'actions et d'obligations en France double, en valeur constante, entre la décennie 1901-1910 et la décennie 1920-1929, atteignant l'indice 217[7]. Moins sous-capitalisées qu'au XIXesiècle, les sociétés françaises résistent relativement bien au Krach de 1929. Leurs cours sont divisés par deux[8], quand ceux des américaines sont divisés par quatre[9].
Dans les années 1980, la mise en place des systèmes de cotation électronique a fait disparaître les bourses de province.