Bouthaina Shaaban
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| Bouthaina Shaaban | |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre syrienne des Expatriés | |
| – (5 ans) |
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| Président | Bachar el-Assad |
| Prédécesseur | Poste créé |
| Successeur | Joseph Sweid |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Homs (Syrie) |
| Date de naissance | |
| Nationalité | Syrienne |
| Parti politique | Parti Baas |
| Diplômé de | Université de Warwick |
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Bouthaina Shaaban, (en arabe : بثينة شعبان, également transcrit Bouthaina Chaabane) née en 1953 à Homs (Syrie), est une femme politique syrienne. Elle est ministre des Expatriés de 2003 à 2008 puis conseillère en politique et en communication du président Bachar el-Assad, régulièrement décrite comme chargée de la propagande du régime syrien, de 2008 à la chute du régime en décembre 2024. Elle est placée sous sanctions internationales.
Issue d'un modeste milieu paysan[1], elle est membre du Parti Baas depuis ses 16 ans[2]. À 18 ans, elle obtient son baccalauréat dans la filière littéraire avec une très bonne moyenne, se classant première dans le gouvernorat de Homs et quatrième à l'échelle nationale[1]. Après un premier cycle d'études en langue et littérature anglaises à l'université de Damas[1], elle poursuit son cursus universitaire au Royaume-Uni, où elle décroche un doctorat en littérature anglaise à l'université de Warwick[1]. Entre 1985 et 2003, elle est professeur de poésie romantique au département d'anglais de l'université de Damas. Elle est mariée, mère de trois enfants (Nahid, Nazek et Ridha)[1] et grand-mère d'un garçon (Nejm-eddin)[1] et d'une fille (Bouthaina)[3].
Elle travaille d'abord comme interprète pour les présidents syriens Hafez al-Assad puis son fils Bachar. Sous le premier, elle est également conseillère du ministre des Affaires étrangères. En 2003, elle devient ministre des Expatriés, un nouveau poste créé pour faire revenir au pays les riches expatriés syriens installés à l'étranger, du moins leurs ressources.
Elle acquiert une visibilité médiatique en 2005, après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri, répondant à la télévision aux soupçons concernant l'implication de la Syrie dans ce décès. Elle accuse pour sa part Israël et les États-Unis d'être impliqués.
En 2008, elle est nommée conseillère en politique et communication du président Bachar el-Assad, ou conseillère médiatique[4],[5]. Cette ascension est en partie liée à son amitié depuis les années 1980 avec Bouchra al-Assad, respectivement fille et sœur des deux derniers présidents.
Elle est l'auteur de Both Right and Left Handed : Arab Women Talk About Their Lives (1988), un livre composé principalement d'entretiens avec des femmes syriennes, libanaises, palestiniens et algériennes, où elles évoquent leur rôle dans la société et comment elles envisagent leur avenir.
En , les États-Unis la sanctionnent conjointement avec d'autres responsables syriens, en réponse à la répression du régime contre les manifestants anti-gouvernementaux[2],[6]. Elle est également sous sanctions de l'Union européenne[7].
Lors de la chute du régime le , Bachar el-Assad ne la prévient pas de sa fuite précipitée[8]. Elle-même a quitté la Syrie pour le Liban directement après, et se serait ensuite enfuie à Abou Dhabi[9].
