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Bouton j'aime

fonctionnalité d'un réseau social marquant une approbation From Wikipedia, the free encyclopedia

Le bouton j'aime ou le like, prononcé en français [lajk] (en anglais : like button), est un bouton sous chaque post d'un réseau social, d'un forum ou d'un blog, généralement en forme de cœur ou de pouce levé. Par défaut, chaque clic sur celui-ci envoie une notification au créateur du contenu. La plateforme affiche généralement le nombre d'utilisateurs qui ont « liké » le contenu proposé et met à disposition une liste complète ou partielle des utilisateurs qui ont cliqué sur le bouton.

Sur Instagram, le bouton j'aime (like) est en forme de cœur. L'application affiche le nombre de likes, ici 97.

Certains sites web incluent également un bouton je n'aime pas, de sorte que l'utilisateur puisse voter contre un contenu. D'autres sites proposent des systèmes de vote plus complexes, par exemple en permettant à l'utilisateur de donner au contenu proposé un nombre d'étoiles allant de 1 à 5.

Il s'avère intrinsèquement biaisé[pourquoi ?]. À partir du printemps 2019, de grandes plateformes de réseaux sociaux testent ou songent à tester l'invisibilisation du compteur de likes[1].

Implémentations

FriendFeed

Le bouton j'aime a été implanté pour la première fois sur le site FriendFeed le , et il a été popularisé au sein de cette communauté[2]. Plus tard, la fonctionnalité a été intégrée à Facebook avant que FriendFeed ne soit acquis par Facebook le [3].

Facebook

Graphique du bouton « J'aime » de Facebook.
Bouton j'aime de Facebook.

Le bouton j'aime de Facebook est représenté par une main fermée avec un pouce levé.

À l'origine, Facebook avait pensé afficher une étoile ou un signe plus, et pendant le développement, la fonctionnalité était appelée awesome (génial) plutôt que like (j'aime). La fonctionnalité a été introduite le [4].

YouTube

En 2010, dans le cadre d'une refonte de son service, YouTube est passé d'un système de notation basé sur des étoiles aux boutons j'aime et je n'aime pas. Dans le système précédent, les utilisateurs pouvaient évaluer les vidéos sur une échelle de 1 à 5 étoiles. Le personnel de YouTube a indiqué que cette modification reflétait l'utilisation commune du système d'évaluation, car les classifications 2, 3 et 4 étoiles étaient peu utilisées[5],[6].

En 2012, YouTube a expérimenté brièvement le remplacement des boutons j'aime et je n'aime pas par un bouton Google+ +1[7].

Google+

L'ancien réseau social de Google, Google+, comportait un bouton similaire appelé +1. Ce bouton avait été introduit en [8]. En , le bouton +1 avait été remplacé par une icône de partage[9].

Instagram

Instagram a un bouton j'aime. C'est un cœur semblable à ceux de Twitter, Tumblr, TikTok et VKontakte. Sur l'application mobile, le double toucher d'une photo est équivalent au bouton j'aime.[réf. nécessaire]

Twitter

Parallèlement aux retweets, les utilisateurs de Twitter peuvent indiquer que certains messages sont parmi leurs messages favoris au moyen d'une icône en forme d'étoile d'or. En , pour réduire la confusion des utilisateurs et s'aligner sur les autres réseaux sociaux, la fonction favori a été renommée j'aime, et son bouton a été changé d'une étoile à un cœur[10].

Strava

Strava, l'application de suivi GPS populaire pour le cyclisme et la course à pied, a un bouton nommé kudos qui permet aux utilisateurs d'aimer les activités des autres athlètes[11].

Débats

Le bouton j'aime est une forme de métrique construite par les utilisateurs, rapidement devenue le principal moteur des interactions sur le réseau social de Mark Zuckerberg. Mais ce facteur de motivation s'est traduit par une « course au j'aime », artificielle et parfois obsessionnelle. On reproche alors au « compteur qui rend fou » d'influencer les contenus (raccourci trompeur ou simpliste) et d'aussi encourager l'égo, le narcissisme et la vanité[réf. souhaitée]. Le nombre de « j'aime » apparaît comme une information quantitative et de plus en plus biaisée, ce qui lui a fait perdre tout son intérêt qualitatif.

En 2019, Instagram teste dans plusieurs pays (au Canada et au Brésil notamment) la dissimulation des compteurs de « j'aime » sous chaque publication, au profit d'un nouvel outil. Ce nouvel outil permet de voir qui a réagi à un post, sans présenter le nombre de « j'aime ». Comme sur Instagram, le nombre de « j'aime » resterait néanmoins accessible à l’auteur du post[1].

Aspects juridiques

La Cour européenne de justice, saisie par un tribunal allemand sur la base de la directive européenne de 1995 sur la protection des données antérieure au RGPD, a estimé que « le gestionnaire d’un site internet équipé du bouton j’aime de Facebook peut être conjointement responsable, avec Facebook, de la collecte et de la transmission à Facebook des données à caractère personnel des visiteurs de son site »[12].

Notes et références

Voir aussi

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