Boutros Ghali
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| Premier ministre d'Égypte | |
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Muhammad Said Pasha (en) | |
| Premier ministre et ministre de l'Intérieur | |
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Muhammad Said Pasha (en) | |
| Ministre égyptien des Affaires étrangères | |
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| Ministre égyptien des Affaires étrangères | |
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| Ministre égyptien des Affaires étrangères | |
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| Ministre des Finances | |
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| Ministre des Finances | |
| 15 - |
| Pacha |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Ⲡⲉⲧⲣⲟⲥ Ⲅⲁⲗⲓ |
| Nationalités | |
| Activités | |
| Enfant |
Yusuf Butros Ghali (d) |
| Parentèle |
Boutros Boutros-Ghali (petit-fils) Youssef Boutros Ghali (petit-fils) |
| Condamné pour |
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Boutros Ghali (en arabe : بطرس غالي ; copte : Ⲡⲉⲧⲣⲟⲥ Ⲅⲁⲗⲓ), parfois appelé Boutros Ghali Pacha, né en 1846 à Kiman-al-‘Arus et mort le , est une personnalité politique égyptienne, Premier ministre du pays de 1908 à 1910.
Boutros Ghali naît dans une famille copte dans Kiman-al-‘Arus, un village de Beni Suef, en 1846, à l'époque de l'Égypte ottomane[1]. Son père, Ghali Nayruz, est l'intendant du prince Mustafa Fadil[1]. Il étudie les langues : l'arabe, le turc, le persan, l'anglais et le français[1].
Diplômé, Ghali devient professeur à l'école patriarcale[1]. En 1875 il est nommé comme greffier de la Cour mixte, nouvellement constituée par Sharif Pacha[2]. Il est ensuite le représentant du gouvernement égyptien à la Commission de la dette publique[2]. Ghali travaille au ministère de la Justice à partir de 1879, où il est nommé secrétaire général avec le titre de Bey. En il est nommé premier secrétaire du Conseil des ministres[2], mais il revient peu après au ministère de la Justice. À la demande de Mahmoud Sami al-Barudi, Ghali se voit attribuer le rang de Pacha, une première pour un copte en Égypte[2]. En 1886, il est nommé à la tête d'une commission pour la sélection des juges de la charia, un poste inattendu étant donné sa religion, ce qui provoque les protestations de musulmans[2].
Ghali est nommé ministre des Finances en 1893[3], puis ministre des Affaires étrangères en 1894[3].
Il est nommé Premier ministre le , en remplacement de Mustapha Fahmi Pacha[4], tout en conservant ses attributions aux affaires étrangères[3].
Accusé de protéger les Britanniques après l'incident de Denchawai, à la suite duquel plusieurs Égyptiens sont condamnés à mort, Ghali est assassiné le par Ibrahim Nassif al-Wardani, un étudiant de vingt-trois ans[5]. Touché par plusieurs coups de feu, Ghali succombe le [6].
Wardani, dont le père est gouverneur et l'oncle pacha, est exécuté le [6].
L'assassinat de Ghali est le premier d'une série de meurtres politiques, qui court jusqu'en 1915[5].

Descendance
Ghali a plusieurs fils[7], dont :
- Youssef Boutros Ghali ;
- Père de Boutros Boutros-Ghali, vice-premier ministre de l'Égypte et Secrétaire général des Nations unies[8],[9],
- Grand-père de Youssef Boutros Ghali, ministre des Finances de 2004 à 2011[10],
- Grand-père de l'entrepreneur Teymour Boutros-Ghali (en),
- Wasif Butrus Ghali (1878-1958), législateur et diplomate[7] ;
- Najib Boutros Ghali, ministre de l'Agriculture en 1921[7] ;
- Mirrit Boutros Ghali, écrivain, homme d'affaires et avocat[11].
Décorations
Décorations égyptiennes
Grand-cordon de l'ordre de Mohamed Ali
Grand-cordon de l'ordre d'Ismaïl
Décorations étrangères
Grand-cordon de l'ordre de Salomon (Empire éthiopien)
Première classe de l'ordre de l'Osmaniye (Empire ottoman)
Grand commandeur de l’ordre du Rédempteur (Royaume de Grèce)
Grand officier de l'ordre de la Couronne d'Italie (Royaume d'Italie)
Chevalier commandeur de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges (Royaume-Uni)
Divers
Il a appartenu dans les années 1880 à la loge "Mahfal al Wattani" à l'Orient du Caire, loge affiliée au Grand Orient de France[12].