Bovelles

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Bovelles
Bovelles
La chapelle Notre-Dame au milieu du cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CA Amiens Métropole
Maire
Mandat
Mickaël Grimaux
2020-2026
Code postal 80540
Code commune 80130
Démographie
Gentilé Bovellois
Population
municipale
425 hab. (2023 en évolution de −2,07 % par rapport à 2017)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 00″ nord, 2° 08′ 46″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 122 m
Superficie 6,87 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Somme
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Bovelles
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Bovelles
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Bovelles
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Bovelles
Liens
Site web http://www.ville-bovelles.fr/

Bovelles est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Localisation

Bovelles est un village picard de l'Amiénois.

Limitrophe d'Ailly-sur-Somme, la localité est située à 11 km à l'ouest d'Amiens[1], 33 km au sud-est d'Abbeville[2] et à 49 km au nord de Beauvais[3], à vol d'oiseau[Note 1].

Les communes limitrophes sont Ailly-sur-Somme, Ferrières, Guignemicourt, Picquigny, Pissy, Saisseval et Seux.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bovelles[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 734 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Glisy à 18 km à vol d'oiseau[10], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 646,6 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,6 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Bovelles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,1 %), forêts (21,5 %), zones urbanisées (4,4 %)[17]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

En 2019, Bovelles est desservie par la ligne d'autocars no 4 (Blangy-sur-Bresle - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[18]. Elle est maintenant aussi desservie par la ligne Ametis appelée R63 en direction de Creuse.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bovella en 1178 ; Bouel en 1286 ; Bove en 12.. ; Bovele en 1301 ; Bovelle en 1487 ; Bovelle en 1507 ; Boüelle en 1648 ; Boüelles en 1692 ; Bovesles en 1726 ; Bovelles de Bricquemesnil en 1726 ; Brouelle en 1761[19].

Diminutif du nom de lieu voisin Boves[20].

  • Sens du toponyme : « plusieurs petits Boves » (souterrain), ou Bovels. Dans les départements du Nord de la France, on retrouve cette association graphie/sens. Par exemple, les boves d'Arras ou du canton de Vailly-sur-Aisne, de bova (souterrain en forme de boyau), sont des grottes allongées en forme de boyau, qui ont servi d'habitat depuis le néolithique et pendant toute l'époque gauloise au moins, creusées dans le massif calcaire. Les bovettes : ou bovelles, sont des fermes construites autour des boves et qui comportent toutes un souterrain. À cause de ces boves, de multiples effondrements se sont déroulés près de l'ancienne caserne de pompiers.
  • Interprétation locale du toponyme : seule la tradition orale va dans ce sens, mais aucune découverte ne l'a confirmée (peut-être cherchait-on de grands souterrains).

Histoire

Moyen Âge

Selon la tradition orale, au Moyen Âge, des souterrains mèneraient du cimetière jusque dans le « Fond de Picquigny » ou Picquigny même. Les connaissances à ce jour ne permettent pas de savoir si le site actuel du village était occupé par un quelconque habitat, éloigné d'environ un kilomètre de la chapelle primitive.

Époque moderne

Vers 1600-1680 : abandon (soudain ou progressif ?… pour cause(s) inconnue(s) !) des habitations entourant le cimetière ; par hypothèse :

1) Les dévastations de toute la région à l'époque de la guerre contre les Espagnols et de la prise de Corbie (1636) auraient-elles été dramatiquement illustrées à Bovelles par le pillage puis l'incendie général du village serré autour de sa chapelle qu'entoure le cimetière ?
2) La permanence ou la fréquence d'un foyer de peste.

Le château est construit après 1750 pour le sieur de Gribeauval. La vie du village semble avoir alors été transformée, économiquement et sociologiquement, par l'ampleur du chantier : durée des travaux, et présence prolongée d'artisans, ouvriers et manœuvres extérieurs au village. Une fois terminés la construction et l'aménagement du château, le train de vie du maître des lieux (pourtant temporairement tombé en disgrâce), ingénieur militaire, maréchal de camp et inspecteur de l'artillerie, contribue particulièrement à l'animation du village.

Époque contemporaine

Bovelles est temporairement, chef-lieu de canton pendant la Révolution française[21].

136 ans (février 2006) après l'inauguration, le gel se mit à ronger le bord inférieur du trèfle de pierre.

Le curé de Bovelles dessert aussi la paroisse voisine de Ferrières.

L'église de Bovelles commençant à souffrir des affres du temps, les réparations devenant toujours plus fréquentes et plus importantes, il est demandé à la municipalité voisine desservie justement par le même prêtre, d'apporter sa contribution… ce que les édiles de Ferrières refusent.

En 1870, a lieu la bénédiction de la « nouvelle » église.

Dès les années 1890-1914 (bien connues pour l'engouement de l'étude de l'histoire locale, encouragée par la « dynamique » amorcée par la politique d'alphabétisation et de scolarisation de Jules Ferry), anciens du village et historiens amateurs locaux n'arrivent pas plus à confirmer ce que rapportent des traditions orales contradictoires que des contemporains, tels que Marc Roussel (natif du village) et Claude Belleville (instituteur longtemps en poste dans la commune) ayant procédé indépendamment l'un de l'autre, en petites « campagnes » d'enquêtes et d'interviews systématiques de tous les plus anciens « porteurs de mémoire » encore vivants dans les années 1985-1995. La disponibilité, la quantité de sources, documents et témoignages sont si faibles que le doute subsiste !

Première Guerre mondiale
Convoi d'artillerie indienne croisant le 120e bataillon de chasseurs à pied à Bovelles, vers avril 1918.
Seconde Guerre mondiale

Lors de la Bataille de France, en mai/juin 1940, évacuation des habitants.

L'armée allemande approchant, les habitants du village (craignant, comme tous les autres des environs, d'avoir à être cernés dans une zone de combats rappelant les terribles souvenirs de 1914-1918 et de ses tranchées, et obéissant par ailleurs aux ordres d'évacuation imposée par les autorités militaires) abandonnent leurs maisons, entassent un maximum de leurs biens sur les moyens de locomotion dont ils disposent, et partent grossir les cohortes de réfugiés de… l'Exode, pour fuir, bien souvent sans but précis, le plus loin possible en tout cas du danger… et dans l'espoir de franchir au moins la Seine.

Politique et administration

Intercommunalité

Avec quelques autres villages voisins, Bovelles rejoint en 2004 la communauté d'agglomération Amiens Métropole, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1994.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1945 Arthur Dehostingue   Agriculteur
1945 1954 Liébert Crognier   Agriculteur
1954   Maurice Warot    
    Gabriel Brunel   Maréchal-ferrant,
président de la chambre des métiers de la Somme
    Joseph Braibant   Agriculteur
    Georges Duclercq   Ingénieur agronome retraité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020 Denis Dhondt[22]   Vice-président de la CA Amiens Métropole (2014 → 2020)
mai2020[23] en cours
(au 8 octobre 2020)
Mickaël Grimaux    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2023, la commune comptait 425 habitants[Note 5], en évolution de −2,07 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
466453477521568580548564539
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
558548507461438408371360332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
298290265243250217233222218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
247206241273336340361354391
2014 2019 2023 - - - - - -
427427425------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune prend en charge les enfants d'âge scolaire au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal.

À la rentrée 2014, Guignemicourt accueille les très petits/petits, Seux les moyens, Pissy la grande section, Bovelles les CP et les CM1, Briquemesnil les CE1 et des CE2, Ferrières des CE2 et les CM2[27].

Si la cantine siège à Pissy, des garderies sont mises en place à Ferrières et Guignemicourt.

Cultes

Pour ce qui concerne le culte catholique, par décision de l'évêque d'Amiens, depuis le , Bovelles dépend de la paroisse Saint-Simon du Molliénois[28].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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