Boviolles
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Boviolles | |
La mairie. | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Meuse |
| Arrondissement | Commercy |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Commercy - Void - Vaucouleurs |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Ligier 2020-2026 |
| Code postal | 55500 |
| Code commune | 55067 |
| Démographie | |
| Gentilé | Boviollois, Boviolloises |
| Population municipale |
99 hab. (2023 |
| Densité | 12 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 38′ 53″ nord, 5° 25′ 06″ est |
| Altitude | 280 m Min. 241 m Max. 395 m |
| Superficie | 8,13 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Bar-le-Duc (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Vaucouleurs |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Boviolles est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.
Localisation
La commune de Boviolles est située en pays Barrois, entre Ligny-en-Barrois (8,3 km) et Gondrecourt-le-Château (16,3 km), et dépend du canton de Void-Vacon (15,4 km). Le village est implanté dans une vallée boisée où coule le cours d'eau « La Barboure », affluent de la rivière « L'Ornain ».
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le canal de la Marne au Rhin, l'Ornain, la Barboure et le cours d'eau 01 de la Lochère[1],[Carte 1].
Le canal de la Marne au Rhin, long de 293 km et 178 écluses à l'origine, relie la Marne (à Vitry-le-François) au Rhin (à Strasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie[2].
L'Ornain, d'une longueur de 116 km, prend sa source dans la commune de Grand et se jette dans la Saulx à Étrepy, après avoir traversé 36 communes[3].
La Barboure, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Naives-en-Blois et se jette dans l'Ornain à Naix-aux-Forges, après avoir traversé six communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 055 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Erneville-aux-Bois à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 021,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24,2 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Boviolles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bar-le-Duc, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 86 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,2 %), terres arables (39,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,1 %), prairies (6,4 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Boviola, Boviolta (1135) ; Domus Boviolis (1402) ; Bovieulles (1495-96) ; Bouviolles (1579) ; Bouviol (1700) ; Boviole, Boviolum (1711)[19].
Boviolles qui se disait alors Joviolles ou villa Jovis, (ville de Jupiter), était un faubourg de Nasium. En souvenir de l'immolation de nombreux bovins à Jupiter, ce quartier prit sous l'influence chrétienne, le nom de Boviolum ou pays où les bœufs étaient abattus, tant à l'honneur de Jupiter que pour assurer le ravitaillement de la grande ville leuquoise[20].
Histoire
Oppidum de Boviolles

L'oppidum de Boviolles[21] est situé sur un vaste éperon dominant l'agglomération actuelle.
D'une superficie d'environ 50 ha, il est barré par un imposant rempart de type murus gallicus dont on peut toujours voir les vestiges. L'occupation la plus importante se situe au Ier siècle av. J.-C. : c'était sans doute une véritable ville, avec ses rues, ses maisons, ses commerces et ses quartiers d'artisans, qui s'élevait alors.
Les habitants entretenaient des relations commerciales continues avec leurs voisins et avec l'Italie romaine : de nombreuses amphores à vin, des céramiques d'Étrurie et de Campanie ont notamment été découvertes, ainsi que des monnaies en provenance d'une grande partie de la Gaule.
Antiquité
À partir de La Guerre des Gaules (milieu du Ier siècle av. J.-C.), des garnisons romaines s'installent probablement dans la ville, et cohabitent avec la population indigène.
Ses habitants possédaient également un lieu de culte dans la vallée (le temple de Mazeroie, commune de Naix-aux-Forges). À la fin du Ier siècle av. J.-C. (début de l'époque romaine), ils abandonnent l'oppidum et fondent en contrebas la ville de Nasium qui se développera autour du sanctuaire. Nasium était alors la capitale du peuple gaulois des Leuques, allié de César lors de sa conquête : il a ravitaillé les légions lors de la campagne contre l'helvète Arioviste. La ciré leuque sera déclarée "libre" par César et à ce titre exemptée d'impôts. Les Leuques adoptent une nouvelle capitale, Tullum (Toul), à la fin du premier siècle de notre ère, sans doute pour rejoindre la voie romaine de Lyon à Trèves tracée par Agrippa[22].
Politique et administration
En 2001, entre les deux tours des élections municipales, l'épouse du maire sortant, Youcef Hamami (PS), est victime d'un incident à caractère raciste de la part d'opposants politiques, à la suite de quoi il décide de se retirer, alors qu'il venait d'être réélu au conseil municipal dès le premier tour[24],[25].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].
En 2023, la commune comptait 99 habitants[Note 4], en évolution de +2,06 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
