Bracelet de combat africain
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Les bracelets de combat africains sont des armes africaines traditionnelles en fer qui étaient également utilisées comme bijoux et outils. Il en existe différentes formes, sous forme de disque avec une lame circulaire ou de bande avec des épines ou des pointes. Les bracelets étaient portés au bras ou au poignet[1]. Ils étaient principalement utilisés par les peuples nilotiques du nord de l'Afrique de l'Est, mais on les trouvait aussi dans la grande région centrale du Soudan[2],[3] . On trouve des armes comparables en Amérique du Sud[4].
Bracelets coupants
Les bracelets coupants à lame unique ont généralement la forme d'un disque fin rond ou légèrement ovale (illustrations A-B)[2]. Il existe également des variantes dans lesquelles la lame dépasse comme une langue (illustration C)[5]. Son diamètre est d'environ 20-25 centimètres[6]. Au milieu se trouve une ouverture du diamètre d'un poignet ou d'un avant-bras. La lame est ajourée afin de pouvoir enfiler le couteau sur le bras. L'intérieur est rembourré de cuir pour protéger le bras. Le bord extérieur est aiguisé et, lorsque l'anneau est porté au bras, il est recouvert d'une bande de cuir qui s'emboîte sur le tranchant. Avant le combat, les bandes de cuir protectrices pouvaient être rapidement retirées. Ces couteaux de poignet sont typiques surtout pour les Turkanas, où ils sont appelés ararait[2] ou abarait[7]. Ils ont également été utilisés par plusieurs autres ethnies comme les Dassanetchs, Nyangatoms, Boya, Lokoyas, Baris, Murles, Acholis, Karamojongs, Toposas, Didingas et Pokots[2].
- A
- B
- C
Double lame
La forme à double lame est plus rare que celle à lame unique sur le disque[8]. Dans la forme double, la bande de métal qui entoure le poignet est repliée de chaque côté, ce qui donne deux lames parallèles, toutes deux hautes d'environ 2,5 centimètres[9]. Cette forme est connue chez les Nubas (Soudan), les Murles (Soudan) et les Hausas (Nigeria). Les Hausas appellent les anneaux de frappe au bras baura, les Nuba zuar[10]
Avec pointes
Moins fréquents que les bracelets coupants, les bracelets de frappe au bras sont dotés de lames dentelées ou crantées ou de pointes. On connaît des bracelets à pointes chez les Lotukos et les Moru du Sud-Soudan (illustration A-B)[2] ainsi que chez les femmes des Ouled Naïls (illustration C)[11]. Les Bongo, les Dinkas et les Jur utilisaient des anneaux de frappe au bras avec deux longues pointes (illustration D)[12].
- A
- B
- C
- D