Brecé
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| Brecé | |||||
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Mayenne | ||||
| Arrondissement | Mayenne | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Bocage Mayennais | ||||
| Maire Mandat |
Paul-Edouard Marquer 2020-2026 |
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| Code postal | 53120 | ||||
| Code commune | 53042 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
821 hab. (2023 |
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| Densité | 23 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 23′ 53″ nord, 0° 47′ 21″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 116 m Max. 211 m |
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| Superficie | 35,27 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Gorron (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Gorron | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | www.brece.com | ||||
| modifier |
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Brecé est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 821 habitants[Note 1].
La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine dans le pays de Passais.
Communes limitrophes
La commune est située au nord de la Mayenne. Brecé est à environ 40 kilomètres au nord de Laval et à environ 35 kilomètres à l'est de Fougères.
Les communes limitrophes sont Châtillon-sur-Colmont, Colombiers-du-Plessis, Couesmes-Vaucé, Gorron, Le Pas, Saint-Denis-de-Gastines et Saint-Mars-sur-Colmont.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 885 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Fraimbault à 12 km à vol d'oiseau[8], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 850,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,6 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Brecé est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gorron, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,3 %), terres arables (42,2 %), zones agricoles hétérogènes (8 %), forêts (1,5 %), zones urbanisées (1,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Histoire
Préhistoire
Néolithique
Présence d'une allée couverte au lieu-dit du Petit Vieux-Sou.
Antiquité
La voie romaine de Jublains à Avranches traversait les territoires des actuelles communes de Brécé et de Gorron. En 1977, à proximité de cette voie, au lieu-dit Rangevin 48° 23′ 36″ N, 0° 46′ 31″ O, a été retrouvé un habitat rural gallo-romain constitué de trois bâtiments de pierre d'assez bonne qualité datant du IIIe siècle [19],[20]. Deux stèles gauloises ont également été découvertes sur le chemin à l'entrée de la ferme de la Mottrais[18]. Des fouilles menées en 1988 ont mis en évidence des fossés et bassins vraisemblablement liés à une activité artisanale de poterie à l'époque gallo-romaine. L'église actuelle a probablement été construite sur d'anciennes structures gallo-romaines[18].
Moyen Âge
Haut Moyen Âge
Au VIe siècle existait probablement un atelier monétaire à cet emplacement[16].
Découverte de sarcophages d'époque mérovingienne à l'angle sud-est de l'église[21].
En 616, saint Bertrand, évêque du Mans, acquiert à Brécé un domaine sur lequel il fait bâtir des maisons et y place des serfs[22].
Vers 965, le pays est sous dépendance de la Bretagne au moins jusqu'en 972[18].
Vers l'an 1000, les conflits réguliers entre Maine, Normandie et Bretagne, favorisent la construction des châteaux forts de Favières, du Parc et de l'Ecluse[18].
Période du duché de Normandie
Entre 1106 et 1137, Ruellon de Gorron (ou de Gorrham) fait don de l'église et dîmes associées, aux moines du prieuré Saint-Martin de Mayenne, dépendant de l'Abbaye de Marmoutier (Tours)[23],[24].
Période de l'Empire Plantagenêt
En 1158, Geoffroi de Brécé accompagne en croisade Geoffroi IV de Mayenne[25]. Y participent également Amelin de l’Écluse et Lambert de l’Écluse. Une dalle funéraire commémorant la mémoire de ces chevaliers morts aux croisades est déposée près de l'église[18]. La présence de ces chevaliers parmi ceux de l'ouvrage Les Croisés de Mayenne en 1158 relève d'une supercherie historique effectuée par Jean-Baptiste de Goué.
Période de l'intégration au domaine royal
À partir du XIIIe siècle, la famille de l'Écluse occupe un château disposant aussi d'une chapelle, au lieu-dit de l'Écluse[26].
En 1339, Étienne Brune est seigneur de Brécé[27].
Vers 1341 est construit le château du Châtaignier[18].
En 1406, Guillaume de Favières est seigneur du fief de Favières[25].
Temps modernes
En 1758, la seigneurie de Brécé devient la propriété de Jacques-François Le Frère de Maisons, écuyer, juge général civil et criminel des ville et duché de Mayenne, et maire de cette ville[28].
En 1758, Armand-Mathurin, est marquis de Vassé, et seigneur de Favières.
En 1777, Monsieur de Maisons est seigneur de la paroisse de Brécė. La population s'élève alors à environ 1800 habitants de plus de 12 ans. L'activité agricole dépend principalement de la production de seigle, de froment, d'avoine et de sarrasin. La cure procure un revenu de 3000 livres[25].
Époque contemporaine
Le chemin de fer
Le bourg est desservi, de 1901 à 1947, par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des chemins de fer départementaux de la Mayenne (CFDM) reliant Landivy à Mayenne. La ligne de Mayenne à Landivy est ouverte sur la section comprise entre Landivy et Mayenne-Saint-Baudelle via Brecé le . La section entre Mayenne-Saint-Baudelle et Mayenne-Échange n'est ouverte que le . La section Landivy - Gorron ferme avant la Seconde Guerre mondiale. La section comprise entre Gorron et Mayenne desservant Brecé ferme en 1947.
En 1902, la gare de Brecé a accueilli 3 906 voyageurs et la halte de La Déteurbe, située sur le territoire de la commune, 2 402 voyageurs[29].
Héraldique
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[35].
En 2023, la commune comptait 821 habitants[Note 4], en évolution de −0,36 % par rapport à 2017 (Mayenne : −0,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).





