De gauche à droite puis de haut en bas: 1/ Le théâtre Victor-Hugo 2/ maisons à pans de bois dans la basse ville 3/ Le château 4/ Le beffroi 5/ L'hôtel de ville 6/ L'église Saint-Sulpice.
Fougères compte 20 307 habitants en 2023, faisant d'elle la troisième commune d'Ille-et-Vilaine après Rennes, la capitale régionale (230 890 habitants), et Saint-Malo (47 439 habitants). Elle devance Bruz (19 683 habitants) et Vitré (19 365 habitants).
Cette ville comporte de nombreux sites touristiques, tels que son château ou son beffroi. Ses habitants sont appelés les Fougerais et les Fougeraises.
Géographie
Localisation
Carte de la commune avec localisation de la mairie.
Fougères est située au nord-est du département d'Ille-et-Vilaine.
L'extension de la ville[2], principalement au XXesiècle, s'est faite en partie sur le plateau de rive droite du Nançon (quartier de la Croix Hamon), mais débordant au-delà de la vallée du ruisseau de Groslay (affluent de rive gauche du Nançon) vers le sud (par exemple le quartier du Bourg d'Iné), vers le nord-est (quartiers de Montaubert, la Verrerie,etc.) et surtout vers l'est (zones industrielles de la Guénaudière et de l'Écartelée, complexe sportif du Paron,etc.) au-delà de la rocade routière de la partie est de la ville.
Le château de Fougères dans la vallée du Nançon vu du jardin public avoisinant l'église Saint-Léonard.
Fougères vu du point de vue dominant, l'ancienne carrière du Rocher coupé.
Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[3].Une vue panoramique depuis le jardin public permet de repérer à gauche une falaise qui correspond à l'ancien front de taille de la carrière de cornéenne de Savigny, au pied de la Butte à Bigot, et celle du Rocher coupé, derrière le château[4].La carrière du Rocher Coupé et ses pontons flottants.
Fougères est localisée dans le domaine nord armoricain, dans la partie orientale du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Fougères se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien limité au nord par un important massif granitiquecadomien, le pluton dit de Louvigné-Gorron (connu localement sous le nom de granite de Louvigné-du-Désert[Note 1]). Ce pluton fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien. Le territoire fougerais comprend ainsi au Nord de la ville, un plateau de 180-190 mètres d'altitude, correspondant au massif granitique de Fougères (massif allongé W.SW—E.NE, faisant partie du massif de Louvigné-du-Désert qui représente un des apex affleurants du batholite mancellien), et au Sud, un plateau de 140 mètres d'altitude sur laquelle la ville s'est construite, et qui correspond à ce bassin sédimentaire[5].
L'histoire géologique de la région est marquée par la chaîne cadomienne. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par le cycle cadomien. Cette chaîne montagneuse, qui devait culminer à environ 4 000 m, donne naissance à des massifs granitiques (batholite côtier nord-trégorrois, granite de Saint-Brieuc, immense batholite mancellien[Note 2] formé de nombreux plutons granitiques) produits par le surépaississement crustal. Ces intrusions vers 540 millions d'années, de magmas granitiques issus du vaste batholite mancellien, développent un métamorphisme de contact: le refroidissement des masses granitiques à des températures de l'ordre de 700°C et à des profondeurs de l'ordre de 4 km dans l'écorce terrestre, font que les schistes briovériens, tendres et friables, sont transformés par «cuisson», variable selon la distance du massif granitique: intense et forte à proximité, cette cuisson donne les cornéennes, roches dures et compactes; moindre et atténuée à quelques kilomètres du massif, elle donne des schistes tachetés (d'où une double auréole de cornéennes et de schistes tachetés)[Note 3]. Ce thermométamorphisme développé par l'intrusion du granite a ainsi provoqué la cristallisation de minéraux nouveaux (biotite, andalousite), soulignant l'ancien litage sédimentaire. Ces deux roches magmatique (granite) et métamorphique (cornéenne, schiste tacheté) affleurent à la suite de longs processus d'érosion qui ont aplani les reliefs anciens[6],[7].
La ville de Fougères est principalement construite à l'aide de ces deux matériaux géologiques mis à nu, depuis 540 Millions d'années, par l'érosion: la cornéenne a été largement exploitée dans les carrières de Savigny et du Rocher Coupé. Dans le détail, il est possible de retrouver, dans certains blocs servant à la construction, l'hétérogénéité sédimentaire initiale du schiste. Les bâtiments utilisent aussi le granite de construction de Louvigné, plus homogène, qui est en fait une granodiorite grise du type Vire[Note 4]. Il faut attendre l'arrivée du chemin de fer pour importer d'autres pierres à la fin XIXe (calcaire, ardoises). Dans le domaine de la castellologie, le château de Fougères[8], situé sur une percée est-ouest du Massif armoricain dans la vallée du Nançon, n'est pas construit sur la hauteur mais à l'abri de trois collines de cornéennes à l'ouest, au nord et à l'est, le premier donjon étant élevé sur un îlot de cornéenne, cette roche dure empêchant les risques d'attaques par minage et souterrains[9].
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Couesnon, le Nançon, le ruisseau de Groslay[10] et le ruisseau du Pont sec[11], et un autre petit cours d'eau[12],[Carte 1].
Le Nançon, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Landéan et se jette dans le Couesnon sur la commune, après avoir traversé six communes[14].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[18]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone «Littoral doux», exposée à un climat venté avec des étés cléments[19]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1°C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 880 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,9°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm[22],[23].
La température maximale relevée sur cette station est de 39,1°C, atteinte le ; la température minimale est de −15,2°C, atteinte le [Note 6].
Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station FOUGERES (35) - alt: 74 m, lat: 48°20'13"N, lon: 1°12'45"O (à 1,9 km) Records établis sur la période du au
Au , Fougères est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24].
Elle appartient à l'unité urbaine de Fougères[Note 7], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centre[Note 8],[25],[26]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est la commune-centre[Note 9],[26]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[27],[28].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (77,1% en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (72,2%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
zones urbanisées (56,9%), prairies (17,8%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,6%), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,6%), terres arables (3,1%), zones agricoles hétérogènes (1,6%), forêts (0,4%)[29]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Fougères est une ville située à la limite de la Bretagne, du Maine et de la Normandie et tire son nom de la plante. Le toponyme est en effet issu du latin populaire filicaria, fougeraie, lui-même issu du latin classique filix «fougère» et du suffixe -aria, «espace, étendue». La cité s'est probablement construite sur l'emplacement d'un bois défriché où abondaient des fougères[35].
Fougères est historiquement, depuis l'arrivée du latin en Armorique, en territoire de pratique du gallo dans laquelle elle se nomme Foujerr. La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est Felger[36]. Cependant le breton n'a jamais été parlé dans le pays de Fougères qui se trouve en dehors de l'aire traditionnelle de diffusion de la langue bretonne. L'un des deux bagadoù de la ville reprend ce nom: Bagad Bro Felger. L'école Diwan ouverte en 2013 s'appelle également Skol Diwan bro Felger. Le dictionnaire en ligne de Francis Favereau donne l'attestation du 11e siècle en vieux-breton Fulgeres dans le Cartulaire de Redon[37]. Cette attestation provient cependant d'une charte du cartulaire de Redon, entièrement rédigée en latin, et signalant comme l'un des témoins Raoul de Fougères (Radulfus de Fulgeres)[38]. La première mention de la forme Felger ne remonte qu'à 1971, alors que d'autres textes bretons plus anciens en mentionnent plusieurs autres: Fougéra, Foujer ou encore Foujerez[39].
Château fort de Fougères vu de la place Raoul-II.
Histoire
Préhistoire
La présence de monuments mégalithiques en particulier en forêt de Fougères laisse à penser que la région était déjà habitée au Néolithique[40].
Au Moyen Âge, la ville devient un centre de tannerie et de draperie[41].
À l'origine, le château de Fougères s'agit d'un donjon en bois qui occupe le point le plus élevé du site,[42]. L'enceinte en bois sera remplacée à partir du XIIIesiècle par une muraille en pierre[43]. C'est aussi à cette époque que la ville est ceinte d'un rempart[42].
À la mort de Raoul III, survenue le , Jeanne de Fougères prend le titre de dame de Fougères. La même année, elle ordonne l'expansion du château de Fougères[45], faisant ajouter les tours de guet de Mélusine et du Gobelin, ainsi qu'un renforcement des remparts et des portes[46].
Elle rentre dans son giron en 1428, vendue par Jean II d'Alençon. Mais en 1449, un dénommé François de Surienne, un mercenaire aragonais au service des Anglais, s'en empare et la met à sac, et ce, dans le but de forcer la Bretagne à s'allier à l'Angleterre. Il y a de nombreux massacres, ce qui provoque la réaction de François Ier de Bretagne, bien décidé à se débarrasser des Anglais. Le duc de Bretagne s'allie à Charles VII de France, attaque le sud de la Normandie et met le siège devant Fougères. Surienne et ses hommes parviennent toutefois à résister et se rendent sous condition de pouvoir repartir libres. Cet épisode annonce la bataille de Formigny.
Pendant la Guerre de Bretagne, la garnison bretonne de Fougères envahit le pays d'Ernée et s'empare de la ville, à laquelle ils mettent le feu. L'incendie dure du au [47].
Finalement La Trémoille, général français, s'empare de Fougères en 1488.
Thomas II de Guémadeuc, gouverneur de Fougères, fut craint pour son despotisme[48]. Il fit assassiner en 1615 le baron Jacques II de Névet en raison d'une querelle de préséance lors d'une réunion des États de Bretagne. Le duc de Brissac, lieutenant général du Roi en Bretagne, fit assiéger le château de Fougères afin de s'emparer de lui; envoyé à Paris, il fut condamné à avoir la tête tranchée en Place de Grève et «icelle portée en la ville de Fougères, plantée au bout d'une pique et fichée sur le principal portail du château»[49].
Au XVIesiècle, la ville perd son rôle défensif. L'artisanat continue à se développer, notamment le travail de l'étain (rue de la Pinterie). Pendant les guerres de Religion, la ville reste catholique alors que Vitré est touchée par les affrontements avec les huguenots.
Jusqu'en 1775, Fougères ne fera plus guère parler d'elle. Le marquis de La Rouërie, un jeune homme exalté, part alors aux États-Unis pour lutter auprès des insurgés américains. De retour en France, après avoir été emprisonné pendant un mois pour avoir mené la conjuration bretonne, il est accueilli en héros au pays natal.
En 1793, lors de la levée en masse, 767 hommes devaient être enrôlés dans le district de Fougères par tirage au sort. En réaction, des attroupements de paysans armés de fusils, de pistolets et de sabres se forment spontanément dès le . Les campagnes se soulèvent et bientôt les troubles dégénèrent en émeutes[52]. La même année, pendant la virée de Galerne, les chouans et les Vendéens s'emparent de la ville le qui est reprise le par les républicains[53].
les autres fêtes républicaines sont très suivies, comme l'anniversaire de la République jusqu'à l'an VIII (22 septembre, 1ervendémiaire[57]), la fête de la Jeunesse (le 10 germinal, soit le 30 mars[58]), la fête de la Reconnaissance, pourtant peu suivie dans le département (le 10 prairial[59]) ou celle de l'Agriculture, le 10 messidor[59].
Le XIXesiècle
Fougères ː plan cadastral datant de 1821 (tableau d'assemblage).
Pendant longtemps, la forêt de Fougères a été le siège d'une activité intense de sabotiers. Pendant la première moitié du XIXesiècle se développe à Fougères l'industrie du chausson tressé (raison pour laquelle les ouvriers de la chaussure furent par la suite appelés localement «chaussonniers»); cette activité fut touchée par la crise à partir de 1850, les chaussons étant désormais fabriqués en tissu). Fougères se reconvertit alors dans l'industrie de la chaussure: 2 200 ouvriers en 1874, 5 000 en 1880, 7 000 en 1884, 11 000 en 1890; le nombre d'usines passa de 13 à 27 pendant cette période, la plus importante étant l'usine Cordier, dont les patrons étaient réputés être durs et intransigeants à l'égard de leurs ouvriers[61]. En 1913, 38 "fabriques" de chaussures existaient à Fougères[62].
La marque JB Martin est créée à Fougères en 1921[63].
Le XXesiècle
La Belle Époque
L'inventaire des biens d'église se déroula à Lécousse et dans les trois paroisses de Fougères le . «300 gendarmes ont été réquisitionnés, un bataillon du 70e de ligne arrivera cette nuit par train spécial et tout le 10e escadron du train des équipages sera sur pied. Deux commissaires de police de Rennes; MM. Queutier et Jacquinot, viendront aider M. Munsch, de Fougères, car l'inventaire aura lieu dans les quatre églises à 8 heures du matin. Lorsque ces lignes paraîtront les églises seront cernées par la troupe et les gendarmes» écrit le journal L'Ouest-Éclair du [64].
Albert Robida, Fougères: la Porte Saint-Sulpice (vers 1900), lithographie.
L'industrie remplace peu à peu l'artisanat et Fougères voit l'implantation de manufactures de chaussures. À l'hiver 1906-1907 éclate une grande grève d'ouvriers dans les usines de chaussures fougeraises. La grève dure plusieurs mois, touchant 32 usines. En réaction, les patrons organisent un lock-out qui laissa sans travail des milliers d'ouvriers, ce qui provoqua une grande misère dans la région. La solidarité est très forte dans la ville (soupes «communistes» pour nourrir les familles de grévistes sans revenus)[66] mais aussi au-delà: des enfants sont accueillis dans des familles rennaises et parisiennes le temps du conflit. Jean Jaurès vient à Fougères pour soutenir le mouvement.
La verrerie existe aussi dans la région fougeraise depuis l'arrivée de maîtres verriers italiens aux XVIeetXVIIesiècles. L'installation de cette industrie dans le Pays de Fougères s'explique par la présence de facteurs indispensables: un terrain sablonneux (le sable étant le composant principal du verre), une forêt (puisque la fusion du sable s'obtenait à haute température) et enfin de la fougère (plante riche en soude). Ainsi, il existait déjà une verrerie aux portes de la ville (à Laignelet) qui prospérait au XIXesiècle. Mais, à la suite des revendications sociales de 1921, le syndicalisme religieux se mobilise, l'abbé Bridel très social, fonde une nouvelle verrerie à Fougères, la Cristallerie fougeraise, ainsi qu'une cité ouvrière pour loger le personnel, construites par l'architecte Hyacinthe Perrin, dès 1922[67].
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Fougères, créé par Armel Beaufils[68], porte les noms de 640 soldats originaires de la commune morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[69]. Le carré militaire porte les noms de 148 autres soldats morts à Fougères, mais non originaires de cette ville, car Fougères a accueilli dans son hôpital pendant la Première Guerre mondiale de nombreux blessés de guerre[70].
L'Entre-deux-guerres
L'abbé Louis Bridel, vicaire à l'Église Saint-Léonard de Fougères à partir de 1909, fut un militant syndicaliste chrétien et fonda à Fougères plusieurs coopératives: de consommation en 1919, l' Étoile fougeraise[71], de production, comme la Cristallerie fougeraise (à la suite d'une grève en 1921 dans une verrerie locale), d'habitation en 1922 (Le foyer fougerais[72]. ), d'ameublement et menuiserie en 1924 (Le Genêt d'or[73]) et une coopérative de chaussures en 1928 (l'Abeille)[50].
O. du Breau décrit ainsi Fougères en 1924:
«C'est sur un terrtoire municipal trop étroit auquel ils sont conteaints d'annexer en fait des parties de Laignelet, Beaucé, Lécousse, que vivent 28 000 Fougerais, parmi lesquels 18 000 appartiennent à des familles d'ouvriers se répartissant en pressue totalité, et fort inégzlement, entre 110 fabriques de chaussures, auxquelles il faut ajouter un peu de métallurgie et la cristallerie. (..) La CGT y est fortement organisée; ses syndicats y sont, et surtout y étaient très puissants. À leur tête est un secrétaire, Louis Feuvrier[Note 10] qui les dirige depuis 28 ans. La grève de 1907-1908, qui dura neuf mois, fut une victoire syndicale absolue. «Fougères la rouge» vit d'ailleurs toutes ses grèves de la chaussure réussir, d'autant plus que les «coupeurs» qui ne sont que 400 tenaient alors toute la ville par leur industrie-clé[74].»
Le le Conseil municipal de Fougères demande l'extension de ses limites communales aux dépens de Laignelet, Lécousse et Beaucé. Selon un procès-verbal d'enquête publique, «il est particulièrement indispensable d'étendre les limites communales dans la direction de la route de Rennes, pour englober l'agglomération de Bliche. La commune de Lécousse se trouvera sans doute sensiblement diminuée, mais son territoire formera encore un ensemble suffisamment compact pour permettre une administration facile»[75]. En 1940 le journal L'Ouest-Éclair écrit que «des quartiers tels que les Cotterets, la Madeleine, la Haute-Bourgère (..) prolongent dans solution de continuité apparente l'agglomération fougeraise. Leurs habitants travaillent dans les usines ou les commerces de la ville. Mais ils sont habitants de Lécousse ou de Laignelet. Et brutalement, les frontières communales franchies, les aises ne se retrouvent plus. Nous avons entendu les récriminations contre l'absence du service d'eau, ici, l'absence de gaz, là»[76]. Ces modifications territoriales n'aboutiront qu'en 1953.
Dans la décennie 1930 la crise économique frappe durement les ouvriers de la région de Fougères: le journal L'Ouest-Éclair du que «les enfants dont les parents sont au chômage complet dépassent 400, répartis tant à Fougères qu'à Laignelet, Lécousse et Beaucé»[77].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Fougères porte les noms de 52 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[69].
Le «groupe Gallais», un groupe de résistants fondé par René Gallais[Note 11] (guide et gardien du château de Fougères), qui avait adhéré à Ceux de la Libération, stockait des armes et aidait des personnes à passer en zone libre. À la suite d'une trahison, une cinquantaine de personnes furent arrêtées le et 14 membres du réseau Gallais furent déportés en Allemagne où 8 furent guillotinés à la prison Stadelheim de Munich: René Gallais, Jules Frémont, Jules Rochelle, François Lebosse, Raymond Loyzance, Antoine Pérez, Marcele Pitois, Louis Richer. D'autres membres du réseau moururent en Allemagne (Joseph Brindeau, mort d'épuisement à Augsbourg; Louise Pitois au camp de concentration de Bergen-Belsen)[78]; seuls survécurent Andrée et Huguette Gallais ainsi que Marcel Le Bastard[79]. Les membres du groupe René Gallais étaient considérés comme "NN" et ceux décédés en Allemagne sont morts pour la France. Ils avaient été dénoncés par «Alain Guerduel» (et son épouse dont le pseudonyme était «Marie Kerlivan»[Note 12]), pseudonyme d'un membre du Parti national breton né à Lézardrieux et qui fut instituteur dans une école privée de Guiscriff en 1939; ils sévirent d'abord à Saint-Malo en 1941 avant de s'installer à Fougères et d'infiltrer le réseau Gallais en disposant de faux papiers fabriqués par l' Abwehr qui leur permirent de prétendre être des membres de l' Intelligence Service. «Alain Guerduel», qui participa aussi le sous l'uniforme du Bezen Perrot à la destruction du maquis de Broualan, parvint à s'enfuir en Allemagne à la fin de la guerre et il y mena une nouvelle vie avec une autre identité[80].
Fougères a aussi eu d'autres collaborateurs notoires, par exemple André Collin, un adhérent du Parti national breton né en 1915, et Gérard Goavec, âgé de 17 ans en 1943, qui devinrent de redoutables agents du SD en 1943-1944; ils participèrent notamment à la destruction d'un maquis le à Saint-Marc-sur-Couesnon en compagnie d'hommes du Bezen Perrot et du groupe d'action du Parti populaire français[81].
La Libération fut marquée par les terribles bombardements américano-britanniques des 6 et , qui visaient à rendre la traversée de la ville impraticable pour les troupes allemandes: ce bombardement, qui visait principalement le quartier de la gare, tua 256 personnes (voir la plaque commémorative située square Marcel Ménager)[83], en blessa deux fois plus, et détruisit la plupart des équipements publics et industriels[84]. Sous les bombes, l'ancienne usine Cordier, la sous-préfecture, l'Œuvre Saint-Joseph, la gare, le lycée,etc. furent atteints autant que les logements ouvriers[85].
Un décret du rattache à la commune de Fougères des portions des territoires des communes de Laignelet, Beaucé et Lécousse; un autre décret daté du instauré dans ces communes une délégation spéciale le temps d'organiser de nouvelles élections municipales; celle de Fougères est composée d'Hippolyte Rehault, Joseph Fournier et Adrien Le Page [86].
Ville pionnière de l'industrie de la chaussure, la ville perd une partie de ses usines lors du choc pétrolier de 1973, puis les autres ferment successivement[87].
D'or à la plante de fougère de trois pièces de sinople, arrachée de sable, au chef soudé d'argent chargé de trois mouchetures d'hermine de sable.
La ville de Fougères étant depuis le 11 novembre 1948 titulaire de la Croix de guerre 1939-1945, cette décoration accompagne depuis la figuration de ses armes.
Le château: il occupe une superficie de deux hectares. Il est constitué de trois enceintes en bon état de conservation, construites avec les matériaux locaux: la cornéenne, assemblée en moellons irréguliers en raison de la taille difficile de cette pierre; le granite de Louvigné utilisé en ornementation (courtines et tours construites en assises régulières de moellons de cornéenne et de granite calibré, renforcement des archères)[89]. Si le logis seigneurial est en ruine, les treize tours sont quant à elles, encore debout. Certaines sont visitables, comme la tour du Hallay, la tour de la Haye (XIIesiècle), la tour Raoul (XVesiècle), ou la tour Mélusine. À l'entrée, on trouve un triple moulin à eau. L'accès à la courtine ouest permet d'observer la ville haute (48° 21′ 13″ N, 1° 12′ 34″ O).
Le château, ainsi que ses abords, a été classé monument historique par liste de 1862, par arrêté du 4 juillet 1928 et par arrêté du 26 février 1953[90].
La porte Notre-Dame: dotée d'un double pont-levis, cette porte du XVesiècle[92] présente de nombreuses défenses, en particulier des douves, des meurtrières et des mâchicoulis. Ornée d'une Vierge protectrice tournée vers l'extérieur, c'est la seule des quatre portes fortifiées de la ville qui subsiste de nos jours. La porte Notre-Dame a été classée monument historique par liste en 1862 comme faisant partie intégrante du château de Fougères[90].
Le beffroi: premier à être construit en Bretagne, en 1397, il symbolise le dynamisme d'une société artisanale civile en quête d'indépendance. Son architecture s'inspire des modèles flamands que les drapiers de Fougères ont découverts lors de leurs voyages en Flandres. Sur la cloche est gravée l'inscription: «En 1397 les bourges de Fougères me firent et m'appellent Roland Chapelle». Le beffroi a été classé monument historique par arrêté du 1er septembre 1922[93].
La cristallerie construite en 1922, par l'architecte Hyacinthe Perrin, restaurée, abrite aujourd'hui des bâtiments administratifs
L'hôtel de la Belinaye, édifié en 1740, est la maison natale du marquis Armand Tuffin de La Rouërie. Il accueille désormais le tribunal de la ville. Sa façade sur jardin a été inscrite par arrêté du 3 février 1928[94].
L'hôtel de ville: construit au XVesiècle, il a été inscrit par arrêté du 14 octobre 1926[95].
Le musée Emmanuel-de-la-Villéon: il est abrité dans une maison à porche construite au XVIesiècle, située à proximité de l'église Saint-Léonard, laquelle a été inscrite par arrêté du 13 mai 1929[96]
Abbaye Saint-Pierre de Rillé. C'était à l'origine une collégiale de chanoines réguliers augustiniens. Elle fut fondée en 1143 et devint au XVIIesiècle l'abbaye Sainte-Geneviève. Elle fut reconstruite une première fois entre 1724 et 1750, et de nouveau au XIXesiècle. De l'ancien édifice, visible dans sa totalité sur le plan de 1756, il ne reste plus que la tour d'escalier coiffée d'un toit à l'impérial.
L'ancien couvent des clarisses urbanistes, construit en 1680 et détruit en partie par un incendie en 1794, héberge désormais un centre culturel après avoir été utilisé comme prison puis comme caserne. Il a été inscrit par arrêté du 15 juillet 1965[98].
Chapelle Saint-Pierre d'Iné, reconstruite en 1787 avec les matériaux de l'ancienne chapelle, elle possède une fresque représentant plusieurs personnages autour d'un autel avec le dauphin François (fils de François Ier) recevant la couronne ducale des mains de l'évêque de Rennes. Classé MH(1972).
Église Notre-Dame de Bonabry: l'édifice est dû au travail de l'architecte Mellet de Rennes. Les travaux commencèrent le 3 juin 1891 et s'achevèrent par une bénédiction de l'Archevêque de Rennes, Jean-Natalis-François Gonindard le 13 juin 1893[101]. De style néo-romano-byzantin, la façade de l'église est inspirée de Notre-Dame-La-Grande de Poitiers[102]. Le chœur a été reconstruit après les bombardements de 1944. Ses chapiteaux ont été exécutés en 1962 par Eugène Aulnette, sculpteur au Sel de Bretagne[103].
Église Saint-Sulpice: classée monument historique par arrêté du 26 septembre 1910[106], elle abrite deux remarquables retables monumentaux. Sculptés dans le granite, leurs décors datent de la fin du Moyen Âge. Le retable de Notre-Dame-des-Marais relève du style gothique flamboyant tandis que celui des Tanneurs se pare déjà de motifs de la renaissance.
Depuis sa création le , la commune appartient à Fougères Agglomération et en est la ville la plus importante en terme de démographie. Cette intercommunalité a succédé au District urbain de Fougères, fondé en et renommé District du Pays de Fougères en 1992, puis à Fougères communauté (anciennement Communauté de communes du Pays de Fougères) après la transformation le du district en communauté de communes.
Pays de Fougères
Le Pays de Fougères avant 2016.
Situé au nord-est de l'Ille-et-Vilaine, le Pays de Fougères fait partie des 7 pays que compte le département et réunit 78 173 habitants en 2022 selon les chiffres de l'INSEE. Cela représente un peu plus de 7% de la population brétilienne.
Jusqu'en 2016, le pays regroupe 58 communes, réparties dans cinq intercommunalités:
Dans les années 1850, la ville bretonne «s'oriente dans la fabrication de chaussures en cuir pour résoudre une crise dans l'industrie du chausson». Le succès est au rendez-vous (usine Cordier par exemple) et Fougères voit sa population augmenter de 124% et passe de 9 344 habitants en 1856 à 20 952 en 1901, soit un gain de population, en moins de 50 ans, de 11 608 personnes (soit plus que la population de Vitré). Au début du XXesiècle, Fougères devient la capitale de la chaussure féminine: «[…] plus de 12 000 ouvriers y sont répartis dans 40 usines. En 1946, on y fabrique 10,7% de la production française pour les usages de ville et fantaisie et 7% des chaussures de travail» (Jérôme Cucarull). La crise des années 1930 met en difficulté de qu'il faut bien appeler un district industriel, (Florent Le Bot). La fermeture en masse de PME et la concentration de l'emploi dans quelques entreprises (principalement Réhault, JB Martin, Morel et Gâté) offrent un second souffle à l'industrie fougeraise (4 500 salariés en 1966). Le ralentissement de la croissance durant la seconde moitié des années 1960, puis le choc pétrolier de 1973, provoquent une hécatombe dans le secteur de la chaussure, en particulier en février-mars 1976, avec la fermeture de trois entreprises (Réhault, Morel et Gâté, Maunoir) et le licenciement de 1 140 salariés. Depuis 2008 et la fermeture de Hasley, seule la société JB Martin maintient la tradition de la chaussure fougeraise (F. Le Bot, Laurence Héry). La population reprend une dynamique de croissance positive dans les années 2010, repassant au-dessus des 20 000 habitants.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10000habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8% de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[122],[Note 17].
En 2023, la commune comptait 20 307 habitants[Note 18], en évolution de −0,54% par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine: +5,7%, France hors Mayotte: +2,36%).
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Trente Glorieuses ont dynamisé Fougères et la ville a augmenté sa population jusqu'au recensement de 1975, arrivant à presque 27 000 habitants.
En 1975, la ville a profondément souffert de la crise pétrolière de 1973 et en a subi les contrecoups. La ville est sinistrée par des fermetures successives d'usines de chaussures, secteur en crise, et refuse l'implantation de l'entreprise Citroën sur son territoire[réf.nécessaire]. La ville a du mal à s'en remettre et voit sa population baisser.
Elle passe de 26 610 en 1975 à 19 820 en 2009 soit une baisse de 26% en 34 ans, même si la périurbanisation compense cette diminution.
Aujourd'hui la chaussure n'offre plus que quelques centaines d'emplois dans la ville: par exemple l'entreprise JB Martin reste à Fougères, même si elle a complètement délocalisé sa production en Asie.
La ville est de plus en plus en relation avec Rennes depuis l'inauguration de l'autoroute des Estuaires en 2000 qui permet de rejoindre Rennes en 30 minutes, et connaît un développement satisfaisant basé sur l'essor d'activités économiques plus diversifiées. Plus de 30 hectares de zones d'activités, entre l'autoroute et la ville centre, viennent donner de l'attractivité économique au territoire.
L'aire urbaine de Fougères compte 20 communes regroupant 42 818 habitants (2009) dont 46% de cette population vient de la ville centre. Ce qui fait de l'aire urbaine fougeraise la 164e des 241 grandes aires urbaines de France.
En 2008, les principaux employeurs fougerais étaient le Centre hospitalier de Fougères, le groupe Sagem-Safran, Carl Zeiss Vision, la Ville de Fougères, les Transports Gelin, Carrefour (Sofodis), l'Association Jean-Baptiste Le Taillandier (AREP, lycées Notre-Dame-des-Marais, Edmond Michelet, Saint-Joseph, et Beau-Lieu), la cité scolaire Jean-Guéhenno, le Groupe Royer, Groom ainsi qu'Otima[126]
Santé
Le centre hospitalier du Pays de Fougères a achevé sa rénovation en 2013: il propose l'accès à 13 services de soins, un service d'urgence, une maternité, 16 spécialités et 440 lits.
Les personnes âgées disposent de plusieurs structures adaptées: le foyer-logement Rebuffé, ouvert en 1987 dans les anciens locaux de l'entreprise Morel et Gaté à Bonabry, le foyer-logement des Cotterêts, et les EHPAD de Paron et la Chesnardière.
Un enfant autiste de 13 ans est mort en octobre 2022 à l'IME de Paron à Fougères, après avoir vomi et été retrouvé inconscient dans un couloir de l'établissement[127].
Enseignement
L'enseignement supérieur est présent à Fougères, notamment dans le domaine de la santé:
Institut de formation en soins infirmiers (centre hospitalier)
École d'audioprothèse Bertin (pôle formation CCI Fougères)
École supérieure d'optique Fizeau (pôle formation CCI Fougères)
École de haute horlogerie Charles-Édouard-Guillaume (pôle formation CCI Fougères)
Institut de formation de la CCI de Fougères
Davantage d’informations maternelles, écoles ...
maternelles
écoles
collèges
lycées
Public
Odile Gautry
La Forairie
Raoul II
Madeleine-Chattière
Skol Diwan
Duguesclin
Odile Gautry
Les Bleuets
Madeleine-Chattière
Raoul II
La Forairie
Skol Diwan
Mahatma Gandhi
Thérèse Pierre
Jean Guéhenno (général, technique et professionnel)
Privé
Saint Joseph de Bonabry
Saint Jean-Baptiste de la Salle
Jean de la Mennais
Saint-Joseph
Saint-Joseph
Jean de la Mennais
Jeanne d'Arc
Sainte-Marie
Lycée polyvalent Jean-Baptiste Le Taillandier réparti sur trois sites: Notre-Dame des Marais, Edmond Michelet, Saint-Joseph.
Centre-ville - Urbanistes: Quartier au centre de la ville, il regroupe la haute et basse ville ainsi que les principaux lieux de vie Fougerais (Places Carnot, République, Briand).
Forairie - Cotterêts: Situé au nord de Fougères ce quartier est composé de trois ZUP dont deux particulièrement sensibles aux Bleuets et aux Cotterets et est constitué principalement de grands ensembles.
Paron-Orières - Écartelée - Bonabry: Situé à l'est de la ville, il compte les zones industrielles de l'Aumaillerie et de l'Ecartelée et la Zone commerciale de la Guenaudiere, les principaux lieux de sports se trouvent à Paron ainsi que la piscine et le camping et Bonabry est la partie la plus proche de centre ville et ce dernier est un ancien sous-quartier industriel.
Montaubert - Rillé - Saint-Sulpice: À l'ouest et au nord de la ville on y trouve le château ainsi que des zones commerciales et résidentielles et une partie de la basse ville.
Madeleine - Sermandière - Chattière: Situé au sud de la ville, ce quartier compte quelques zones sensibles (Bois Guy, Chattiere) et des zones résidentielles.
Parcs et espaces verts
Carrière du Rocher Coupé, où deux fronts de taille sont encore visibles.
Le jardin public: situé en ville haute, il offre un panorama remarquable sur la ville, surplombant le château et le quartier médiéval autour de l'église Saint-Sulpice.
Le Val Nançon: jardin aménagé qui offre de nombreuses ambiances à découvrir au fur et à mesure. Exposition d'œuvres contemporaines notamment L'Œuvre à la vie de Louis-Marie Catta présente depuis 2000.
Le parc des Orières: étendu sur plus de 4 hectares, le ruisseau de Groslay rejoint un petit étang et une aire de jeux. On y trouve également un parcours sportif.
Le parc René-Gallais: devant le centre culturel Juliette-Drouet.
Le Val Nançon
La carrière du Rocher Coupé, surnommée aussi la carrière de Californie[Note 19], est un lieu de promenade aménagé, à proximité du château[Note 20]. Un lac remplace aujourd'hui l'ancienne exploitation de schiste cornéen, roche très dure recherchée pour l'obtention de granulats[129] qui a duré de 1925 à 1999 et a servi notamment à la construction de l'autoroute A84. Ce site d'environ 250 m de large sur 400 m de long est acquis par la ville en 2000. Avec ses 60 m de profondeur (80 m par endroits), le lac est de plus un lieu d'entrainement à la plongée subaquatique, en apnée (avec notamment deux gueuses lourdes à 27 m et 48 m, et plusieurs épaves immergées) ou en bouteille[130],[131].
Des chemins piétonniers balisés au sol, permettent de découvrir la haute et la basse ville ainsi que ses nombreux monuments. La promenade le long de l'ancienne voie ferrée, depuis le pont de l'Abattoir mène à la forêt de Fougères.
Le service des voyageurs de la gare de Fougère est arrêté le et la gare ferme définitivement en 1991 avec le retrait du fret. Le site reste alors inutilisé pendant plusieurs années[137].
Plusieurs dessertes journalières Fougères-Laval sont assurées par un car TER. La liaison est supprimée le en raison de la faible fréquentation[138].
L'hypothèse de la construction d'une ligne de train Fougères-Rennes est souhaitée par une association créée en 2014 sans pour autant que ce projet ne soit étudié par les pouvoirs publics[139],[140],[141].
Sports et loisirs
Dans l'ancienne usine Réhault, réhabilitée et rebaptisée les Ateliers, près de la cristallerie, logent de nombreuses associations ainsi que la Maison des associations. Plus de 100 associations sont répertoriées, dans le domaine du sport et des loisirs notamment[142].
Équipements sportifs
La ville compte de nombreux équipements sportifs municipaux pour permettre aux habitants de pratiquer leur sport dans les meilleures conditions possibles:
Complexe sportif de Paron: terrains de football et gymnase
Complexe sportif Jean-Manfredi (Paron Nord): terrains de football, de rugby, piste d'athlétisme, vélodrome, practice de golf, anneaux de rollers, courts de tennis
Stade municipal Berthelot: terrain de football
Salle de sports Justy-Speker (sur parquet)
Stade de la Madeleine: terrain de football et piste d'athlétisme
Gymnase omnisports des Cotterêts
Gymnase omnisports de la Chattière
D'autres équipements complètent l'offre:
Centre aquatique Aquatis, de Fougères communauté, inauguré en mai 2010: bassin sportif et fosse de plongée (intérieur) et ludiques (intérieur et extérieur), aquaboggan, jacuzzi, hammam, sauna, jeux d'eaux[143].
Base de plein air de Chênedet (située sur la commune de Landéan) au cœur de la forêt de Fougères, sur la route de Louvigné-du-Désert
CRAPA (Circuit rustique d'activités physiques) à Chenedet, près de l'étang
Base de plongée de la Carrière du Rocher Coupé (gérée par le Codep 35 de la FFESSM)
AGL-Drapeau Football est un club né en 2011 de la fusion de deux associations historiques sur la ville[144], l'AGL (Avant-garde laique) et le Drapeau de Fougères fondé en 1893[145].
AGL Handball, double vainqueur de la Coupe de France en 1947 et 1948 en handball à onze (joué en plein air sur un stade de football)
AKMDC, club de krav-maga, de karaté full contact et de karaté mix
Pays de Fougères Basket
Espérance Fougères club multiactivités culturelles & sportives (pétanque, tennis, tai chi chuan, aéromodélisme)
Tennis Club fougerais (TCF)
Fougères Volley Ball
Club de natation fougerais et waterpolo depuis les années 1970
L'association de formation et d'animation populaire — ou AFAP — est une association créée en 1976 dont l'objectif est «de rassembler les personnes désireuses de faire connaître et de développer les cultures traditionnelles en pays de Fougères (musique, danse et chant)». Comptant près de 200 adhérents, elle organise tous les ans le prix Froger-Ferron[153].
Deux bagads, ensembles de musique traditionnelle bretonne, sont issus du pays de Fougères. Le Bagad Raoul II est le premier de la ville et un des premiers de Bretagne, créé en 1954 et rapidement baptisé Raoul II en l'honneur du fondateur de la ville de Fougères[154]. Le bagad Bro Felger a été créé à l'automne 2002 à Fougères. Membre de la fédération Bodadeg ar Sonerion, il concourt actuellement en 2de catégorie du championnat national des bagadoù et est présent dans de nombreux festivals en France.
Tous les ans, depuis plus de vingt ans, en juillet se tient dans l'enceinte du château le Festival des Voix de Pays, organisé par le Centre culturel Juliette-Drouet, géré par Fougères Communauté. Anciennement intitulé "Voix des pays", le festival a changé de nom en 2015[156].
l'hebdomadaire La Chronique républicaine (plus 77 000 lecteurs) paraît tous les jeudis et parle principalement des actualités de Fougères mais aussi de tous son pays (Antrain, Saint-Brice-en-Coglès, Louvigné-du-Désert, Liffré, etc.) mais aussi du pays de Vitré, du nord de la Mayenne, et du sud de la Manche. Fondé en 1837, il a changé plusieurs fois de titre pour devenir en 1944 la Chronique républicaine;
Le Pays de Fougères, revue trimestrielle créée en 1975, décrit l'histoire, l'économie, les traditions, les arts et la littérature du pays de Fougères. Publiée pendant trente-deux ans, elle a disparu en 2008.
Il existe des magazines d'informations locales édités sur l'agglomération, tels que La Lettre de Fougères communauté[159].
Il a existé à Fougères plusieurs radios libres qui ont été:
Radio des Marches de Bretagne (RMB): 20 décembre 1983 - 1986. Ses locaux étaient situés 41, rue Nationale. Son slogan est «la radio fruitée». À la fin des années 1980, l'équipe de RMB se retrouve scindée en deux. Un groupe décide de fusionner avec RCV (Radio Cité Vitré) pour donner naissance à FPB (Fréquence des Portes de Bretagne). L'autre équipe, quant à elle, crée Galaxie[160];
Fréquence des Portes de Bretagne (FPB): 1986 - 1997[161];
Radio Mélusine: 1984 - 1992[162]: ses locaux étaient situés au 1, rue Nationale, à l'étage de l'actuel théâtre Victor-Hugo, désaffecté à cette époque;
Radio Galaxie: 1986 - 1992[160]: son slogan est l'«onde magique», chanté par les frères Costa qui réalisèrent l'habillage de la station;
Constant Duclos (1885-1962), premier parachutiste militaire français.
Jean Guéhenno (1890-1978), écrivain, journaliste et académicien[166]. Il a donné son nom à deux lycées publics[167].
Marie Nelet de son nom de plume Myriam Thelen a écrit plusieurs livres dont «La Mésangère» et «Ceux d'hier, Ceux d'aujourd'hui» qui relatent la situation ouvrière à Fougères et en particulier les grèves de 1906. Le roman «La Mésangère» a obtenu le Prix Montyon de l'Académie Française.
Thérèse Pierre (1908-1943), résistante, responsable de l'arrondissement de Fougères où elle participe activement à l'organisation des FTP, elle est capturée par la Gestapo et tuée à la prison Jacques-Cartier de Rennes. Un collège public porte son nom à Fougères.
Huguette Gallais (1921-2016) déportée et résistante française de la seconde guerre mondiale, membre du groupe de résistants "René Gallais" et du réseau "Ceux de la libération", croix de guerre avec palme, médaille de la résistance, croix du combattant volontaire, médaille de la France Libre, médaille de la déportation et commandeur de la légion d'honneur.
François-René de Chateaubriand: il vient souvent à Fougères où habite une de ses sœurs. Il n'en garde pas un très bon souvenir:
«Chez mes sœurs, la province se retrouvait au milieu des champs. On allait dansant de voisins en voisins, jouant la comédie dont j'étais parfois un mauvais acteur. L'hiver, il fallait subir à Fougères la société d'une petite ville, les bals, les assemblées, les dîners.»
Frédéric Molas et Sébastien Rassiat (nés en 1982, alias Joueur du Grenier ou JDG et Seb du Grenier) vidéastes sur la plateforme Internet YouTube, sont à Fougères depuis 2013 pour rejoindre leur collègue Karim Debbache (Crossed).
Romain Filstroff (né en 1991, alias Linguisticae), vidéaste de vulgarisation linguistique, habite actuellement à Fougères.
Vues de Fougères
Vue du château.
Le château.
Ville haute: jardin public et église Saint-Léonard.
Ce granite est une roche à grains plurimillimétriques, constituée de 3 minéraux (quartz limpide, feldspath blanc laiteux et un mica noir, la biotite). La particularité de ce granite est de renfermer de nombreuses enclaves noires (les «crapauds» des granitiers) dont l'origine, complexe et variée, est toujours discutée.
De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdesintrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
Ces deux roches métamorphiques sont exploitées dans la carrière du Gué-Morin à Vieux-Vy-sur-Couesnon. «En fonction de l'état de l'exploitation on peut parfois distinguer des plis isoclinaux resserrés, antérieurs au métamorphisme de contact et résultant de la tectogenèse cadomienne». Cf Hubert Lardeux et Claude Audren, Bretagne, Masson, , p.96.
Ce granite a une granulométrie moyenne et constante (2 à 4 mm). Sa texture est isogranulaire et équante. Elle se distingue par la présence de cordiérite, très souvent prismatique (1 à 4 mm) et de muscovite subordonnée. Toutefois sa granulométrie est localement plus fine et quelques rares phénocristaux (1 cm) apparaissent donnant un faciès porphyrique, localisé semble-t-il au toit du massif. On peut y observer des enclaves anguleuses ou arrondies. Cf Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, op. cit., p. 6
Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50% de la population de l'agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Fougères, il y a une ville-centre et trois communes de banlieue.
Les parents de son épouse étaient au service de Lady Mond à Belle-Isle-en-Terre, laquelle fut d'ailleurs arrêtée en 1941 sur dénonciation pour détention d'armes. «Marie Kerlivan» fut condamnée aux travaux forcés à perpétuité, peine commuée en 15 ans de travaux forcés en 1950.
À l'heure actuelle, la durée du mandat est fixée à six ans mais celle-ci pourrait être prolongée de plusieurs mois en raison de la tenue de l'élection présidentielle la même année.
Pour éviter une trop forte concentration des scrutins, la loi du 22 février 2021 a reporté les élections régionales et départementales de juin 2027 à mars 2028[109].
Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10000habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10000habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
Appellation durant la deuxième moitié du XIXesiècle, rappelant que la ruée vers l'or en Californie a provoqué un formidable afflux d'immigrants, parmi lesquels un nombre non négligeable de Bretons, dont de nombreux marins. Cf Olivier Le Dour, Grégoire Le Clech, Les Bretons dans la ruée vers l'or de Californie, Portes du large, , p.376.
En 2014, la municipalité lance pour ce site un projet de reconversion dans l'hébergement touristique et le loisir, basé sur trois pôles: un pôle «verticalité» avec des aménagements sportifs (tyrolienne, passerelle himalayenne, via ferrata, mur d'escalade…), un pôle «hébergement de plein air» et un pôle loisirs (restauration, guinguette) à
la «petite carrière» autour du plan d'eau. Ce projet est bouleversé depuis que la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) a découvert en 2015 un couple de faucons pèlerins nichant dans la falaise nord su site. Cf Laure Besnier, «Un couple de faucons pèlerins bouleverse le projet du Rocher-Coupé à Fougères», sur ouest-france.fr,
Louis Chauris, «Pierres naguère mises en œuvre dans les ouvrages défensifs (châteaux et remparts): conservatoires des matériaux oubliés. Exemples en Ille-et-Vilaine», Les Cahiers Nantais, no1, , p.19 (lire en ligne).
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
«Ille-et-Vilaine. Fougères, l’histoire d’une forteresse des marches et cœur artisan de la Bretagne», Ouest-France.fr, (lire en ligne[archive du ], consulté le )
André Davy, Les barons du Cotentin, Condé-sur-Noireau, Éditions Eurocibles, coll.«Inédits et introuvables du patrimoine Normand», , 319p. (ISBN978-2-91454-196-1), p.114.
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Julien Bachelier (dir.), «Le château médiéval de Fougères: Un siècle de recherches», dans Cent ans d'histoire et d'archéologie en pays de Fougères, t.LI-bis: Actes du Colloque du Centenaire de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Pays de Fougères (14 septembre 2013), Fougères, Société d'histoire et d'archéologie du pays de Fougères, (lire en ligne), p.40-42.
François II de Bretagne s'en excusa, et fit dire à Louis II de La Trémoille qu'il n'y avait eu que quatre ou cinq maisons incendiées pour en faire saillir aucunes gens qui s'y estoient retirez en seureté.
Il fit par exemple assassiner à Châtillon-en-Vendelais un jeune homme qui avait protesté contre le refus du gouverneur de donner une sépulture chrétienne à sa mère qui était protestante et dont le corps avait été jeté dans l'étang de Châtillon-en-Vendelais
Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire, tome 13 (en ligne sur Gallica).
Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, coll.«Nouvelle bibliothèque scientifique.», , 363p. (ISBN978-2-08-211173-7, OCLC708297244).
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Loi du 22 février 2021 portant report, de mars à juin 2021, du renouvellement général des conseils départementaux, des conseils régionaux et des assemblées de Corse, de Guyane et de Martinique.
Dictionnaire des parlementaires français...: depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889.... IV. Lav-Pla / publ. sous la dir. de MM. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, 1889-1891 (lire en ligne)
Amand Dagnet, Le Patois fougerais (dialecte haut-breton), essai de grammaire. Laval: impr. de Vve Camille Bonnieux, 1890. Comprenant: remarques sur la prononciation des sons et articulations, règles sur les équivalences ou mutations des sons et articulations du français au fougerais, notes philologiques, étymologiques…, les 10 parties du discours et 16 modèles de conjugaison. Suivi d'un vocabulaire français-fougerais et fougerais-français, d'une anecdote et d'une chanson en fougerais. Cet ouvrage a obtenu au concours littéraire et archéologique de Rennes de 1889 le Grand Prix d'Honneur offert par M. le Président de la République Sadi Carnot;
Amand Dagnet, Croyances populaires du pays fougerais. Au pays fougerais: il était une fois, 1reédition dans la Chronique de Fougères, 1899. Réédité en 1923, Rebuffé, Fougères. Réédité en 1988, Rue des scribes, Rennes, (ISBN2-906064-07-6);
Amand Dagnet, La Fille de la Brunelas, Idylle fougeraise, pièce patriotique et paysannes en 1 acte publiée dans l'Hermine, Louis Tiercelin, Fougères, 1901, Puis publiée en 3 actes et 4 tableaux, en 1918. Ses représentations en 1927 sous les auspices de la Fédération Régionaliste de Bretagne et, à partir de 1936 par le cercle fougerais «Art et Folklore» de Gaït Corvaisier, firent entrer le patois dans les théâtres des villes.
D. Badault, J.-C. Chevrinais, Mémoire en images: Fougères, A. Sutton, Rennes, 2 vol., 1994.
Jérôme Cucarull, L'Enquête orale, source de l'histoire industrielle et technique. L'exemple des ouvriers de la chaussure de Fougères, in Geslin (C.) (dir.). La Vie industrielle en Bretagne, une mémoire à conserver, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2001, p.131-146.
Bernard Heudré, Fougères: le pays et les hommes, Coutances, 1980, 216 p.
C. Le Bouteiller, Notes sur l'histoire de la ville et du pays de Fougères, Rennes, 4 vol., 1912.
Colonel Gillot, Fougères Ville d'Art, Syndicat d'initiative de Fougères, , 131p.
Jean-Marie Pitois, L'Industrie de Fougères au XIXesiècle, Mœurs et coutumes - Souvenirs d'un vieux fougerais, édité et commenté par Daniel Bouffort, Jérôme Cucarull et Daniel Heudré, Imprimerie Labbé, Lécousse, 1998.
Gaston Stéphan, Le Lock-out de Fougères - novembre 1906-février 1907, thèse de doctorat, Imprimerie bretonne, Rennes, 1908.
Jean Hérisset, Marc Lemancel, Le Pays de Fougères, éditions Ouest France, 2010.
Dominique Badault, Jean-Claude Chevrinais, Fougères, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Alan Sutton, coll. «Mémoire en images de poche», 2006.
«Fougères et sa forêt. Itinéraires découvertes», Ouest France, no1189, .