Breizh Info
site web d'extrême droite
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Breizh-Info est un site web d'extrême droite identitaire, créé en 2013 et dirigé par Yann Vallerie. Il est mis en cause pour sa diffusion régulière de fausses informations.
| Adresse | www.breizh-info.com |
|---|---|
| Description | Site de propagande identitaire. |
| Commercial | oui |
| Publicité | oui |
| Langue | Français |
| Créé par | Yann Vallerie |
| Lancement | |
| État actuel | En activité |
| modifier |
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Historique
Yann Vallerie, fondateur du site Breizh-Info[1],[2],[3],[4],[5], est l'ancien président du mouvement identitaire d'extrême droite Jeune Bretagne[6]. Il crée le site en 2013[7].
En , le collectif français des Sleeping Giants obtient le bannissement de Breizh-Info par Google AdSense, le service publicitaire de Google[7] ; Breizh-Info se plaint de perdre 12 000 € de revenus annuels[8]. Le site est hébergé en Lituanie chez un sous-traitant d’une entreprise américaine[7].
Ligne éditoriale
Les articles du site couvrent principalement l'actualité bretonne et se concentrent sur des faits divers impliquant des immigrés, des musulmans ou des Français d'origine étrangère[9]. Les auteurs utilisent le plus souvent des pseudonymes[7].
Le mensuel Le Peuple breton considère le site comme « un organe de presse de la fachosphère »[10],[11].
Yann Vallerie définit le site comme « généraliste, plutôt de droite »[7]. Breizh-Info ressemble à un site d’information « classique », mais ce site dit de « réinformation » est en réalité un relais de la propagande d’extrême droite[7]. Si le site affiche une apparence banale et affirme traiter « de l’actualité bretonne et internationale », il n'annonce pas son objet réel, qui se centralise sur les thématiques d'extrême droite — identité nationale, migrants et islam notamment — mettant en exergue de petits faits divers et taisant « toute information qui ne va pas dans leur sens »[2],[6]. Selon Benjamin Tainturier, spécialiste de l’influence des discours de l’extrême droite sur le champ médiatique français, la logique de Breizh-Info est de se saisir de ces événements pour faire de la propagande, en prenant le particulier pour le général[7].
Diffusions de fausses informations
Le Décodex du Monde indique que Breizh-Info « diffuse un nombre significatif de fausses informations et/ou d'articles trompeurs ». L'Express juge le site peu rigoureux et relève plusieurs informations erronées. Selon le journaliste David Doucet, l'emprunt aux codes du journalisme n'est que superficiel, « ils font surtout du militantisme en ligne », ne publient jamais d'article contrecarrant leur vision idéologique, n'essaient pas de contacter leurs contradicteurs, et « bien souvent ils assènent leur propre vérité »[6]. Selon La Revue des médias de l'INA, c'est un des sites locaux de réinformation les plus populaires[7].
Un rapport de NewsGuard publié en 2020 présente Breizh-Info parmi les principales sources de désinformation en France[7] et comme un des sites français les plus influents pour la propagation de fausses informations concernant la pandémie de Covid-19[9]. Selon Conspiracy Watch, Breizh-Info présente également une approche conspirationniste d’événements (comme les attentats du 11 septembre 2001 ou l’attaque chimique de Douma en Syrie) et sur la vaccination. Breizh-Info est par ailleurs relayé par des sites conspirationnistes, dont Égalité et Réconciliation, Le Salon beige et Riposte laïque[10].
Selon le site Next, des articles de presses quotidiennes auraient été plagiés grâce à l'intelligence artificielle, ce que dément Yann Vallerie qui affirme que l'IA n'est utilisée que pour de la création d'images ou de la correction orthographique[7],[12]. Malgré de nombreuses infox, un journaliste local relève cependant que la qualité de certaines informations des faits divers publiés par Breizh-Info laisse supposer des sources provenant des forces de l'ordre ou d'avocats[7].
Condamnations pour injure raciste et diffamation
En 2015, une plainte est déposée contre Breizh-Info à la suite de la parution d'un billet « évoquant des troubles lors de l'hommage à Charlie Hebdo »[13].
En , Yann Vallerie et un rédacteur de Breizh-Info sont condamnés à 2 500 € d’amende chacun par le tribunal correctionnel de Rennes pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » et « diffamation envers particulier »[14],[15],[16]. Ces derniers avaient publié une interview de Jean-Eudes Gannat, ancien dirigeant de L'Alvarium[17],[18], qui critiquait la Une du journal Ouest-France en ciblant explicitement les origines guadeloupéenne du journaliste[17].
Saisie d'un appel des condamnés, le , la cour d'appel de Rennes relaxe Yann Vallerie, son journaliste et le directeur de l’Alvarium[19]. La cour estime que les propos ne « dépassent pas les limites admissibles de la liberté d’expression » et que « l'infraction d'injure n'est pas caractérisée »[7],[19],[20].
Le , la Cour de cassation annule la décision de la cour d'appel de Rennes estimant que celle-ci « n’a pas justifié sa décision » et aurait dû « apprécier le sens et la portée » des propos visées[21],[22]. L’affaire est donc renvoyée devant la cour d’appel de Rennes et qui examine de nouveau l'affaire le [22],[23],[24].