Brigadier scolaire
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Un brigadier scolaire, ou assistant de la circulation, est une personne généralement bénévole, mandatée par la police ou la commune, pour assurer la sécurité des piétons aux passages et intersections dits à risques. Son rôle est de prévenir les accidents de la circulation, de renseigner sur les règles de sécurité, et éventuellement d'apporter les premiers secours.
Souvent associés aux enfants des écoles primaires, les brigadiers scolaires arrêtent le flux de la circulation afin que les piétons puissent traverser un carrefour. Ils sont généralement reconnaissables par leurs survêtements distinctifs.
Australie et Royaume-Uni
En Australie et au Royaume-Uni, un brigadier scolaire à niveau est communément appelé lollipop man ou lady : le panneau d'arrêt circulaire qu'il/elle tient ressemble à une grosse sucette. Le terme a été inventé dans les années 1960 ; des programmes de sensibilisation à la sécurité routière sont mis en place dans les écoles du Royaume-Uni ; les patrouilles de passage à niveau ont été introduites par la loi de 1967 sur la réglementation de la circulation routière. En anglais, le verbe lollipopping peut être utilisé pour les travaux routiers.
Des recherches menées au Royaume-Uni ont révélé que les parents et les enfants considèrent les brigadiers scolaires (lollipoppers) comme la solution la plus sûre pour traverser les rues ; neuf sur dix (92%) estiment que chaque école devrait en avoir un/une[3].
En Australie, les surveillants des passages sont employés par les autorités de transport des États et sont aussi affectés aux sites de passage à niveau par des fonctionnaires du gouvernement.
Selon la législation britannique, un automobiliste qui ne s'arrête pas à la demande d'un patrouilleur commet une infraction. Dans le passé, les patrouilleurs n'avaient pas autorité pour arrêter la circulation, seulement les enfants. La loi sur les transports de 2000 permet à un patrouilleur d'arrêter la circulation pour tout piéton.
Pays germanophones
En Allemagne et Autriche, les brigadiers scolaires sont communément appelés Schülerlotse (« élève pilote »), Verkehrshelfer (« assistant de circulation ») ou Schulweghelfer (« assistant d'école »).
Allemagne
En raison de l'augmentation du trafic, le premier service de brigadiers scolaires a été mis en place en Allemagne en 1954[4]. Actuellement, il y en a environ 50 000 en Allemagne, tous bénévoles.
Les brigadiers scolaires sont formés, organisés et équipés par la Deutsche Verkehrswacht[5] (« Association allemande de surveillance du trafic ») en coopération avec la police nationale. Pour devenir brigadier scolaire, le candidat doit passer un examen qui varie d'un Land à l'autre ; sa formation dure de 6 à 12 heures. Les Verkehrshelfern sont équipés de vestes réfléchissantes et de panneaux de signalisation circulaires (bâton de circulation). Les Verkehrshelfern sont mandatés (par la police ou la municipalité) ; ils sont assurés contre les dommages corporels causés par les accidents par les caisses d'assurance ou les associations municipales d'assurance[6].
Autriche
Le service des Schülerlotsen a été lancé pour la première fois à Salzbourg en 1964[7]. Les brigadiers scolaires, environ 3 000, sont engagés volontaires au Zivildienst (un service communautaire obligatoire alternatif au service militaire). Si les volontaires ou les fonctionnaires du Zivildienst ne sont pas disponibles, le service est effectué par des agents de la police locale ou fédérale.
Les dénominations légales sont Schülerlotse pour les étudiants de 11 à 18 ans et Schulwegpolizist (en allemand, « agent de police des passages à niveau ») pour les plus de 18 ans.
Les Schülerlotsen sont assurés contre les accidents, conformément aux dispositions de la loi générale sur la sécurité sociale autrichienne[8].
Japon
Au Japon, les gardes de passage à niveau sont appelés Gakudōyōgoin (学童擁護員). Le système a été mis en place à Tokyo en 1959. Il a été fondé pour offrir un emploi aux veuves après la Seconde Guerre mondiale.
Nouvelle-Zélande
En Nouvelle-Zélande, la patrouille de passage des écoles est officiellement appelée School Traffic Safety Team[9], mais, plus communément, School Patrol ou Road Patrol ; elle a été introduite pour la première fois en 1931 ; elle est reconnue dans la législation néo-zélandaise depuis 1944. Les élèves et les enseignants superviseurs sont chargés de diriger les patrouilles chaque jour, les élèves étant formés chaque année par la police néo-zélandaise. Environ 950 patrouilles scolaires opèrent au niveau national.
Des Kea Crossings (patrouilles scolaires qui n'opèrent pas sur les passages pour piétons) et des School Traffic Wardens sont également en place dans certaines écoles de Nouvelle-Zélande où la circulation est faible à moyenne.