Bruno Verfaillie, né le , est un karatékafrançais, président de la Fédération française de karaté (FFK) de [1] à . Il est élu avec le soutien de son prédécesseur Francis Didier, président pendant 24 ans de 2001 à 2024. Son élection est très contestée par la gouvernance sportive française et il finit par démissionner le , sept mois après son élection.
Bruno Verfaillie a mené une carrière d'instituteur avec une spécialité auprès des enfants en situation de handicap[2].
Il a au sein de la FFK le grade de ceinture noire 7edan. Il a été président de la Commission Nationale d'Arbitrage pendant 10 ans, de 2014 à 2024. Il obtient le titre d'arbitre mondial au sein de la fédération mondiale de karaté WKF en 2012[3].
Il est également membre élu depuis 2020 à l’Office Municipal des Sports de la ville de Lille.
La campagne électorale de Bruno Verfaillie à la tête de la Fédération Française de Karaté en 2024 a été émaillée de tensions et de plaintes, notamment liées au favoritisme affiché de la FFK à son bénéfice et au désavantage de son adversaire Gilles Cherdieu. En effet, son président de l'époque Francis Didier est accusé d'utiliser les moyens de la fédération et en particulier les moyens de communication et les grades pour récompenser ses soutiens électoraux[5] au mépris des règles du Code du Sport.
Parmi les autres graves irrégularités constatées par le Comité national olympique et sportif français[6] (CNOSF) figurent des actes d'intimidation, des pressions et du favoritisme[7]. Plusieurs plaintes pour violence ont également été déposées. Le CNOSF demande en la tenue rapide de nouvelles élections avec une nouvelle période campagne équilibrée[8].
La Ministre des SportsMarie Barsaq est interpellée trois fois lors séances de questions au Sénat et à l'Assemblée nationale (France) au sujet des dérives graves au sein de la FFK et ses organes déconcentrés et des soupçons de corruption, une première fois par Gilbert-Luc Devinaz (Sénateur du Rhône) le [10] puis par Michel Savin (Sénateur de l'Isère) le [11] et enfin par Thomas Ménagé (Député du Loiret) le [12]. Elle y qualifie la décision de Bruno Verfaillie de refuser la recommandation du CNOSF concernant son élection de "mauvaise décision" et annonce envisager un éventuel retrait de l'agrément ministériel pour la FFK[13].
La commissaire aux comptes de la fédération lance au cours de l'été 2025 une procédure d'alerte préalable à une cessation de paiements[14] due à un déficit important qui semble être lié aux élections présidentielles de 2024, remises en cause par le CNOSF. A l'origine de cette alerte, il y a un déficit de 1,35 millions d'euros lors de la saison 2023-2024 qui continue de se creuser lors de la saison 2024-2025 avec 1,5 million d'euros supplémentaires et engendre des problèmes de trésorerie conséquents, menaçant le paiement des salaires notamment.
Bruno Verfaillie démissionne de son poste de président le dans un contexte de scandale financier[15], renforcé par une lettre de son prédécesseur Francis Didier qui le met en cause dans des malversations financières et dans le trucage de son élection à la présidence de la fédération. L'interim est assuré par Philippe Dherbécourt, secrétaire général de la fédération, dans l'attente de l'élection du nouveau président[16]. Cette lettre, adressée à la Commissaire aux Comptes et aux membres du Conseil d'Administration met également en cause des élus et hauts gradés de la fédération[17].
Notes et références
↑«Bruno Verfaillie élu président de la FFKDA», L'Equipe, (lire en ligne)
↑Nicolas Lepeltier, «Fin de règne agitée à la fédération de karaté, entre soupçons de malversations, climat délétère et élections sous tension…», Le Monde, (lire en ligne)
↑Farzad Youshanlou, «CNOSF rejects legitimacy of french karate election amid allegations of bias», SportsIn, (lire en ligne)
↑Eddy Pizzardini, «Le CNOSF réclame de nouvelles élections», L'Equipe, (lire en ligne)
↑Marc Leplongeon, «Élection de Verfaillie à la tête de la Fédération française de karaté: le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pénale», L'Equipe, (lire en ligne)