Bui Tin
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Bùi Tín |
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Bui Tin (Thành Tín, Nhà báo Bùi Tín) né le à Nam Dinh, au sud de Hanoï et mort le à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est un journaliste, ancien colonel, dissident vietnamien, exilé en France.
Bui Tin est le fils d’un mandarin de la cour impériale de Hué[1], devenu président de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Vietnam[2]. Bui Tin étudie au lycée français de Hué. En 1945 il intervient dans les médias en soutien à la révolution puis il rejoint le Viet Minh. Il est tout à la fois militaire et journaliste de l’Armée populaire du Vietnam, sous le pseudonyme de Thanh Tin. En 1954, il est blessé lors de la bataille de Dien Bien Phu.
Tín était avec le PAVN dans le Sud en 1975, rapportant pour Nhân Dân[3]. Les médias occidentaux prétendent souvent avoir été appelés au service lors de la Chute de Saigon en raison de son grade de colonel dans l'armée et avoir personnellement accepté la reddition de Dương Văn Minh et de son cabinet[4], cela a été contesté par le gouvernement vietnamien ainsi que par Tín lui-même, affirmant l'acte au colonel Bùi Văn Tùng (vi)[5],[6],[7],[8].
Il est rédacteur en chef adjoint de Nhan Dan, organe du Parti communiste vietnamien. Après la victoire, il est déçu par le nouveau régime dont il dénonce le caractère autoritaire et l'esprit bureaucratique. En 1990, il profite d’un voyage en France, où il s'est rendu pour participer à une conférence organisée par le journal communiste L'Humanité, à Paris, pour demander l’asile politique[9].
En France, il passe l'essentiel de son temps à écrire sur la politique et les événements se déroulant dans son pays d’origine[10]. Il prend à partie les dirigeants de Hanoï et multiplie les appels à une démocratisation du système politique.