Buick Super
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Le modèle Buick Super, également appelé Buick "series 50", est un lodèle d'automobile du constructeur américain Buick commercialisée entre 1940 et 1958 par le groupe General Motors[1].
Il s’agissait d'un modèle intermédiaire partageant le type de carrosserie du modèle Buick Roadmaster (plateforme C de General Motors qui sera aussi utilisée par Cadillac). Disparu en 1958, il est l'année suivante par le modèle Electra.
Histoire
Origines
Entre 1930 et 1935, Buick avait déjà commercialisé une gamme d'automobiles classées dans la série 50. Le modèle n'est pas reconduit en 1936, année où un autre modèle emblématique fait son apparition : la Buick Century, résultant de la combinaison du moteur de la Buick série 80 "Roadmaster" et de la carrosserie plus petite et légère de la Buick série 40 "Special" d'entrée de gamme.
En 1940, General Motors renouvelle la plateforme C de ses avec un empattement plus court mais une largeur plus importante, notamment au niveau du volume intérieur, tandis que les marchepieds ne sont plus extérieurs. Les marques Pontiac, Oldsmobile, Buick, LaSalle et Cadillac utilisent cet assortiment de carrosseries pour une partie de leur production[2] et la marque Buick en profite pour ajouter à son catalogue une version dérivée du modèle Roadmaster employant le moteur moins puissant de la Buick Super. En résulte un modèle dont les performances ne sortent pas du rang mais aux dimensions intérieures et extérieures plus élevées que le modèle d'entrée de gamme "Super" et également supérieures au modèle "Century" lequel était davantage axé sur la performance[3].
1940-1941
Les Buick Super de 1940 se distinguent fortement des autres modèles de la marque dont la plateforme remontait a minima à l'année précédente et les brochures du constructeur mettent en avant cette différence[4]. L'empattement des nouvelles Buick Super est de 121 pouces.
À leur lancement, la gamme ne comprend que deux carrosseries pour les Super et Roadmaster, respectivement un coupé deux portes et une berline quatre portes laquelle innove en se passant de fenêtres en arrière des portières, trait commun à toutes les berlines de cette plateforme. Dans les brochures officielle de 1940[4][5], les cabriolets (deux et quatre portes) sont seulement disponibles avec les modèles Buick Special (entrée de gamme) et Buick Limited (haut de gamme) et il est à noter que pour ces dernières, plusieurs carrosseries issues de la gamme Roadmaster de 1939 ont été reclassées comme Buick Limited série 80, permettant de patienter jusqu'au redesign de l'année suivante. En cours d'année, la gamme étend et inclut désormais un cabriolet deux portes et un cabriolet quatre portes. Des breaks "woodies" seront également produits[6]. Le succès de ces automobiles plus volumineuses que les modèles traditionnels sera au rendez-vous avec près de 128 700 exemplaires commercialisés, près de 13 000 de plus que le modèle d'entrée de gamme Buick Special et surtout plus de 110 000 de plus que les Roadmaster[7]. En dépit de leur absence du catalogue initial, les cabriolets à deux et quatre portes parviennent à dépasser leurs équivalents de la gamme Special
En 1941, la gamme Super affiche une liste de carrosseries inchangée, partagée avec le modèle Buick Roadmaster. Le changement d'esthétique annuel voit la calandre changer sensiblement de forme tandis que les autres modèles sont modifiés avec de nouvelles carrosseries qui reprennent le contour plus large qui avait fait le succès des Buick Super. Le total des Buick Super produites (près de 92 000) repasse derrière celui des Buick Special, et ce sans prendre en compte les Special à châssis court introduites durant cette année ; il est à noter qu'en 1941 le break n'a plus comme base le modèle Buick Super.
- Berline Buick Super de 1940
- Break Super de 1940.
- Coupé de 1940.
- Coupé de 1941.
- Berline de 1941.
- Cabriolet de 1941.
1942-1948
Un redesign important est prévu pour l'année-modèle 1942 qui sera fortement écourtée par l'entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941 : les automobiles du modèle de 1942 sont commercialisées à partir d'août/septembre de l'année 1941 et certaines pages des brochures officielles contiennent déjà des symboles et illustrations liées à l'armée et l'aviation. Les nouvelles commandes par des particuliers sont suspendues peu après l'Attaque de Pearl Harbor et les automobiles produites entre la fin du mois décembre et le troquent progressivement leurs pare-chocs et décorations en chrome contre de l'acier peint. Au delà de cette date, l'usine Buick ne produira plus que du matériel militaire.
En dépit de cette production étalée sur la moitié d'une année ordinaire, et du gel des nouvelles commandes avec l'entrée en guerre, près de 100 000 Buick ont été produites contre 300 000[8] durant l'année-modèle précédente, parmi lesquelles 33 000 Buick Super[9].
Bien avant l'entrée en guerre, General Motors avait réalisé d'importants investissements avec de nouvelles carrosseries. Reprenant plusieurs innovations du concept-car Buick Y-Job de 1938, les Buick Super de l'année 1942 ont une carrosserie moins verticale, avec de très longues ailes enveloppant les portières avant[10] et arborent la célèbre calandre à barres qui fait son apparition sur tous les modèles de cette année. La gamme Super a été sensiblement réduite et comprend une berline quatre portes, un cabriolet deux portes et un nouveau coupé appelé "sedanet" à mi-chemin entre une berline et un coupé qui adopte la disposition fastback déjà employée sur les Special et Century de 1941, mais avec un pilier vertical au niveau des portières.
Au lendemain de la guerre, les Buick Super sont les premières automobiles de la marque à sortir d'usine[11], avant les Roadmaster et bien avant les Special, le catalogue étant réduit à ces trois modèles durant plusieurs années ; il est également à noter que les cabriolets de 1947 (Special et Roadmaster) donneront exceptionnellement à Buick le rang de plus grand vendeur de voitures décapotables en 1947[10]. Les modèles de 1946, 1947 et 1948 reprennent la base des Buick de 1942 avec relativement peu de modifications. La calandre, les décorations et certains aspects techniques évoluent progressivement[12].
En 1948, les modèles comparables aux Buick Super et Roadmaster (Oldsmobile 98 et Cadillac série 61, série 62 et Sixty Special[13]) ont été entièrement renouvelés tandis que Buick s'accrochera à l'ancienne plateforme un an de plus, ce qui serait imputé à un désaccord sur l'esthétique des prototypes de nouvelles Buick de 1948 lesquels utilisaient la toute nouvelle carrosserie avec une grille en trois parties dont les neuf dents, très petites, étaient regroupées au centre[14]. Les différences extérieures entre les Buick de 1947 et 1948 seront très faibles avec une calandre identique mais la mention "Super" apparaît sur les flancs[12]. En revanche, une innovation importante peut être apportée aux automobiles de la marque avec la nouvelle transmission automatique Dynaflow (en) employant un convertisseur de couple[15][16][17]. Mais en 1948, cette boîte automatique n'est proposée, en option, que sur le modèle Roadmaster.
1949
L'année modèle 1949 débute à l'automne 1948 pour la marque Buick[18] laquelle lance finalement de nouvelles Super et Roadmaster avec la carrosserie C utilisée par les Cadillac et Oldsmobile. Une grille bien plus conventionnelle que celle des prototypes de 1949 et un capot plus vertical à son extrémité font partie des traits distinctifs tout comme les orifices circulaires dans le capot surnommés "ventiports" inventés par le designer Ned Nickles qui modifia sa Buick 1948 afin d'imiter l'échappement des avions de chasse à moteur à piston, un montage qui séduisit le directeur Harlow Curtice et sera appliqué pour toutes les automobiles Buick produites à partir de 1949. Trois venti-ports décorent les flancs des Buick Super et Special, contre quatre pour les Roadmaster. À partir de 1950, ces orifices ne seront plus utilisés pour la ventilation et seront uniquement une décoration[19].